from1789

Comparer

Deux mouvements, côte à côte

Ce qui a été demandé, compté, répondu et obtenu, aligné question par question. Avec 23 dossiers choisis, la comparaison reste descriptive : elle ne permet pas de conclure que la taille ou la durée d’un mouvement explique son résultat.

Unité commune : participants. Même unité ne veut pas dire même mesure : estimateurs, territoires et époques diffèrent. Les autres chiffres ne se comparent pas.

Contexte

Monarchie absolue (Ancien Régime), en transition vers une monarchie constitutionnelle

Révolution, Insurrection, Émeute, Marche · Versailles, Paris, Campagnes de nombreuses provinces

Demandé

Abolir les privilèges et les droits seigneuriaux, et fonder le pouvoir sur la nation par une constitution et une déclaration des droits.

Compté

  • 7 000 à 10 000 participantsEstimation selon l'historien Loris Chavanette · 5 octobre 1789Femmes de la marche sur Versailles · Paris-Versailles
  • près de 900 participantsEstimation selon des chercheurs · David Garrioch, d'après les listes officielles · 14 juillet 1789« Vainqueurs de la Bastille » inscrits sur les listes officielles · Paris (Bastille)
  • un millier environ de participantsEstimation selon des chercheurs · Jean Tulard · 14 juillet 1789Assaillants de la Bastille · Paris (Bastille)
  • 3 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

En août 1789, l'Assemblée abolit les privilèges et vote la Déclaration des droits, que le roi accepte le 5 octobre, jour de la marche des Parisiennes sur Versailles. Mais les principaux droits seigneuriaux restent dus jusqu'à leur rachat : ils ne sont supprimés sans indemnité que le 17 juillet 1793.

Délai

Revendication principale : Fin des droits seigneuriaux et des privilèges

  1. Demandejuillet 1789
  2. Vote4 août 1789 · env. 1 mois après
  3. Réponse18 septembre 1789 · env. 3 mois après
  4. Vote17 juillet 1793 · env. 4 ans après

Certitude

Lien probable

Trois historiens consultés lient la nuit du 4 août aux révoltes et paniques rurales : pour J.-J. Clère, le recours à la force étant exclu, il fallait donner satisfaction aux paysans ; pour T. Tackett, l'impression d'un embrasement général joue un rôle déterminant ; J. Tulard présente la séance comme une conséquence de la révolte agraire. Pour 1792-1793, les sources consultées ne permettent pas d'isoler la part du refus paysan, sur lequel insiste Clère, de celle du contexte politique.

Toutes les demandes

  • Partiellement obtenueFin des droits seigneuriaux et des privilègesPartiellement obtenue ·lien probable
  • ObtenueUne constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nationObtenue ·lien discuté
  • Obtenue« Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)Obtenue ·lien probable

Dossier

24 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

Ouvrir le dossier Situer dans la frise

Lithographie en couleurs : sous les arbres d'un jardin bordé d'arcades, une foule d'hommes en chapeau haut-de-forme se presse autour d'un homme debout sur une chaise qui brandit un journal ; des chaises sont renversées au premier plan.

Les Trois Glorieuses : la révolution de juillet 1830 à Paris

26 juillet – 29 juillet 1830

Hippolyte Bellangé (signature sur la planche), imprimé par Bichebois aîné, 1830 · Domaine public (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Seconde Restauration (Charles X)

Émeute, Insurrection, Révolution · Paris

Demandé

Le retrait des ordonnances du 25 juillet 1830, qui suspendaient la liberté de la presse, dissolvaient la Chambre élue et restreignaient le droit de vote.

Compté

  • 8 000 hommes en armesEstimation selon l'encyclopédie Larousse · 28 juillet 1830Insurgés en armes face aux troupes de Marmont · Paris
  • 12 000 soldatsEstimation selon l'encyclopédie Larousse · 27 juillet 1830Troupes engagées dans la répression · Paris
  • 504 mortsDécompte officiel selon l’administration · Liste officielle des morts de Juillet · 29 juillet 1830Morts du côté des insurgés inscrits sur la liste officielle · Paris
  • 2 autres chiffres dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

Charles X finit par retirer les ordonnances, trop tard : il abdique le 2 août 1830, au-delà de la demande initiale. La Charte révisée du 14 août interdit la censure et retire au roi le pouvoir de suspendre les lois. Mais le corps électoral reste très étroit et la presse est de nouveau encadrée en 1835.

Délai

Revendication principale : Retrait des ordonnances de Saint-Cloud

  1. Demande26 juillet 1830
  2. Répression27 juillet 1830 · 1 jour après
  3. Retrait30 juillet 1830 · 4 jours après
  4. Application1er août 1830 · 6 jours après
  5. Abrogation14 août 1830 · 19 jours après

Certitude

Lien direct établi

Toutes les sources consultées présentent les ordonnances comme le déclencheur des journées de Juillet, et leur retrait est réclamé pendant les combats mêmes. Dans la lettre remise au duc d’Orléans à l’aube du 2 août, citée par Wikipédia, Charles X le nomme lieutenant général en voulant « mettre fin aux troubles » et confirme avoir « jugé convenable » de retirer ses ordonnances.

Toutes les demandes

  • ObtenueRetrait des ordonnances de Saint-CloudObtenue ·lien direct établi
  • Partiellement obtenueLiberté de la presse sans censurePartiellement obtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueGarder la Chambre élue et le droit de vote, puis l'élargirPartiellement obtenue ·lien discuté

Dossier

20 sources · dont 8 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Monarchie de Juillet

Manifestation, Grève, Insurrection · Lyon, La Croix-Rousse, La Guillotière

Demandé

Un tarif minimum des façons : un prix plancher payé par les fabricants pour le tissage de chaque pièce de soie.

Compté

  • plusieurs centaines de participantsEstimation selon les musées Gadagne · 21 novembre 1831Soulèvement du 21 novembre à la Croix-Rousse · La Croix-Rousse
  • environ 6 000 participantsEstimation selon la presse · Lyon Capitale · 25 octobre 1831Rassemblement silencieux devant la préfecture pendant la négociation · Lyon, abords de la préfecture
  • environ 600 victimes (morts et blessés)Estimation selon les musées Gadagne et le musée d'histoire militaire de Lyon · novembre 1831Victimes des combats, deux camps confondus · Lyon et faubourgs
  • 7 autres chiffres dans le dossier

Changé

Non obtenueau 17 octobre 2026

Accepté le 25 octobre 1831 sous l'égide du préfet, le tarif est refusé par une partie des fabricants, désavoué par le ministre, puis déclaré nul le 7 décembre 1831. Pendant et après l'insurrection, l'État décide commandes, secours et forte garnison ; le conflit reprend en 1834.

Délai

Revendication principale : Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

  1. Demande18 octobre 1831
  2. Accord25 octobre 1831 · 7 jours après
  3. Promulgation27 octobre 1831 · 9 jours après
  4. Application1er novembre 1831 · 14 jours après
  5. Réponse10 novembre 1831 · 23 jours après
  6. Abrogation7 décembre 1831 · 50 jours après

1 étape intermédiaire dans le dossier

Certitude

Lien direct établi

Le tarif d'octobre naît directement de la démarche des chefs d'atelier auprès du préfet, et son annulation est un acte explicite du ministre de la Guerre après la reprise de la ville. Les documents d'époque et les institutions lyonnaises concordent sur ce lien ; l'échec de la demande ne fait pas débat. Ce qui reste discuté, c'est la part de l'insurrection dans les mesures de compensation (commandes, secours, prud'hommes), que les sources lues ne relient pas explicitement à la mobilisation.

Toutes les demandes

  • Non obtenueUn tarif minimum des façons pour les étoffes de soieNon obtenue ·lien direct établi

Dossier

20 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Monarchie de Juillet (Louis-Philippe), puis gouvernement provisoire de la IIe République

Manifestation, Insurrection, Révolution · Paris, France entière

Demandé

Élargir le droit de vote, réservé en 1846 à 246 000 électeurs payant un impôt minimal, puis renvoyer Guizot et en finir avec la monarchie.

Compté

  • 1 512 barricadesRelevé selon le plan du colonel du génie Leblanc · février 1848Barricades élevées dans Paris en février 1848 · Paris
  • environ 70 banquetsRelevé selon l'encyclopédie Larousse · février 1848Banquets de la campagne de 1847-1848 · France entière
  • une « grosse cinquantaine » de banquetsRelevé selon des chercheurs · Jacqueline Lalouette · février 1848Banquets réformistes de 1847-1848 · France entière
  • 2 autres chiffres dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

La monarchie tombe le 24 février ; le décret du 5 mars instaure le suffrage universel masculin. Le droit au travail n'entre pas dans la Constitution ; la fermeture des ateliers nationaux déclenche l'insurrection de juin, environ 4 000 insurgés tués selon le Larousse. La loi de 1850 ôte le vote à un tiers des électeurs.

Délai

Revendication principale : Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches

  1. Demande1841
  2. Réponsefévrier 1842 · env. 13 mois après
  3. Répression22 février 1848 · env. 7,1 ans après
  4. Promulgation5 mars 1848 · env. 7,2 ans après
  5. Application23 avril 1848 · env. 7,3 ans après
  6. Retrait3 juin 1850 · env. 9,4 ans après

1 étape intermédiaire dans le dossier

Certitude

Lien probable

Le décret du 5 mars est pris par le gouvernement provisoire né des journées de février, et l'Assemblée nationale présente cette révolution comme née de revendications électorales. Aucun texte lu ne montre pourtant le décret ou ses auteurs se réclamer de la mobilisation. Les banquets, où se côtoyaient libéraux de la « gauche dynastique » et républicains, réclamaient une « réforme électorale et parlementaire » : le suffrage universel va au-delà, et c'est la chute du régime qui l'a rendu possible.

Toutes les demandes

  • ObtenueÉlargir le droit de vote, réservé aux plus richesObtenue ·lien probable
  • ObtenueRenvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchieObtenue ·lien direct établi
  • Non obtenueLe droit au travail et les ateliers nationauxNon obtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueLa liberté de réunion et de pressePartiellement obtenue ·lien probable

Dossier

19 sources · dont 9 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Première page manuscrite du décret du Gouvernement provisoire portant abolition de l'esclavage dans les colonies, écriture à l'encre sur papier jauni.

Soulèvement des esclaves de Saint-Pierre et abolition en Martinique (mai 1848)

20 mai – 23 mai 1848

Gouvernement provisoire de la République française, 1848-04-27 · Domaine public (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Deuxième République (Gouvernement provisoire)

Insurrection · Saint-Pierre (Martinique), Le Prêcheur, Martinique

Demandé

La liberté immédiate, alors que l'émancipation annoncée par Paris n'était pas encore appliquée en Martinique.

Compté

  • 74 447 personnes libéréesEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · 1848Personnes libérées par l'abolition en Martinique · Martinique
  • 33 mortsEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · 22 mai 1848Morts dans l'incendie de la maison Sanois à Saint-Pierre · Saint-Pierre
  • 3 morts et 10 blessésEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · mai 1848Fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur · Le Prêcheur

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

Le décret du 27 avril prévoyait la liberté deux mois après sa promulgation dans chaque colonie. Au lendemain du soulèvement, le 23 mai 1848, le gouverneur Rostoland abolit l'esclavage, avant l'arrivée du commissaire le 3 juin. Le principe était acquis à Paris ; selon les sources lues, la révolte en a avancé la date.

Délai

Revendication principale : Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée

  1. Demande22 mai 1848
  2. Vote22 mai 1848 · le jour même
  3. Promulgation23 mai 1848 · 1 jour après
  4. Application25 mai 1848 · 3 jours après

Certitude

Lien probable

Toutes les sources consultées lient l'arrêté du 23 mai à la révolte de la veille : pour Eric Mesnard, l'insurrection « contraignit » le gouverneur ; pour La 1ère, il agit par crainte d'une insurrection généralisée ; le Sénat le rapproche de la tension née des révoltes. Martinique la 1ère ajoute deux autres facteurs : la plaidoirie de Pory-Papy et le fait que le remplaçant du gouverneur était en mer. Le texte de l'arrêté et les rapports du gouverneur n'ont pas été lus, d'où « probable » et non « directe ». Le lien vaut pour la date de l'abolition locale, pas pour son principe, décidé à Paris.

Toutes les demandes

  • ObtenueLiberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncéeObtenue ·lien probable
  • ObtenueAbolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaisesObtenue ·lien discuté

Dossier

15 sources · dont 7 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Photographie sépia d'une rue bordée d'immeubles. Au centre, une barricade basse de pavés sur laquelle posent des dizaines d'hommes en uniforme, dont un tambour ; des passants, femmes et enfants, se tiennent sur les côtés.

La Commune de Paris, mars-mai 1871

18 mars – 28 mai 1871

Photographe anonyme, 18 mars 1871 (légende manuscrite) · CC0 (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Début de la IIIe République (gouvernement d'Adolphe Thiers, installé à Versailles)

Insurrection · Paris

Demandé

Que Paris se gouverne par une Commune élue, face au gouvernement de Versailles, et applique ses propres mesures sociales et laïques.

Compté

  • 229 167 votants sur 485 569 inscritsEstimation selon les résultats cités par l'encyclopédie Larousse · 26 mars 1871Votants aux élections municipales du 26 mars 1871 · Paris
  • 6 000 à 7 500 mortsEstimation selon des chercheurs · Robert Tombs, historien, 2011 · mai 1871Communards inhumés dans Paris pendant et peu après la Semaine sanglante · Paris (inhumations dans l'enceinte de la ville)
  • 10 000 à 20 000 mortsEstimation selon des chercheurs · Hélène Lewandowski, historienne, 2021 · mai 1871Bilan humain de la Commune · Paris
  • 12 autres chiffres dans le dossier

Changé

Non obtenueau 17 octobre 2026

La Commune élue applique ses décrets à Paris : remise des loyers, séparation de l'Église et de l'État, fin du travail de nuit des boulangers. Écrasée du 21 au 28 mai 1871, elle laisse 6 000 à 7 500 morts selon Robert Tombs, 20 000 à 30 000 selon le Larousse, et 13 450 condamnations, amnistiées en partie en 1879-1880.

Délai

Revendication principale : Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

  1. Demande18 mars 1871
  2. Application26 mars 1871 · 8 jours après
  3. Répression21 mai 1871 · 2 mois après

Certitude

Lien direct établi

La Commune est la création directe des insurgés du 18 mars et des électeurs parisiens du 26 mars. Sa disparition résulte de la reconquête militaire de Paris.

Toutes les demandes

  • Non obtenueUn conseil municipal élu pour gouverner ParisNon obtenue ·lien direct établi
  • Partiellement obtenueRemettre les loyers impayés et soulager les petits débiteursPartiellement obtenue ·lien direct établi
  • Partiellement obtenueSupprimer le travail de nuit des ouvriers boulangersPartiellement obtenue ·lien direct établi
  • Partiellement obtenueSéparer l'Église et l'ÉtatPartiellement obtenue ·lien indéterminé
  • ObtenueAmnistier les condamnés de la CommuneObtenue ·lien discuté

Dossier

20 sources · dont 11 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Carte postale sépia : une foule très dense, coiffée de chapeaux, remplit une place bordée d'immeubles à balcons pavoisés ; des ombrelles blanches dépassent çà et là.

Révolte des vignerons du Midi contre la fraude et la mévente du vin (1907)

11 mars – 22 septembre 1907

Éditeur de cartes postales non identifié, 1907 · Domaine public (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

IIIe République

Manifestation, Émeute · Aude, Hérault, Gard…

Demandé

Une loi contre le vin « fabriqué » (mouillé ou sucré) pour faire remonter le prix du vin naturel.

Compté

  • 600 participantsEstimation selon le Dictionnaire de l'histoire de France Larousse · 31 mars 1907Rassemblement de Bize · Bize (Aude)
  • 80 000 manifestantsEstimation selon le Dictionnaire de l'histoire de France Larousse · 5 mai 1907Rassemblement de Narbonne · Narbonne
  • 170 000 manifestantsEstimation selon le Dictionnaire de l'histoire de France Larousse · 19 mai 1907Rassemblement de Perpignan · Perpignan
  • 9 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

La loi du 29 juin 1907 taxe le sucre de chaptalisation, moins que ne le voulaient les comités, et impose des déclarations de récolte ; arriérés d’impôts remis, dirigeants mis en liberté provisoire. La surproduction demeure. Les tirs des 19 et 20 juin à Narbonne font cinq morts selon S. Le Bras, sept selon Hérodote.

Délai

Revendication principale : Une loi contre le mouillage et le sucrage des vins

  1. Demande11 mars 1907
  2. Réponse22 mai 1907 · 2 mois après
  3. Promulgation29 juin 1907 · 4 mois après
  4. Application3 septembre 1907 · 6 mois après

Certitude

Lien probable

Jacques Lauze présente la loi comme « la réponse de l'État » au mouvement, et Larousse comme une concession. Le travail parlementaire avait pourtant commencé avant : la commission d'enquête est instituée en janvier 1907 et la Chambre débat de la fraude dès janvier, selon Le Bras. Le mouvement a pesé sur le calendrier et le contenu de la loi, sans en être la seule cause.

Toutes les demandes

  • Partiellement obtenueUne loi contre le mouillage et le sucrage des vinsPartiellement obtenue ·lien probable
  • ObtenueNe pas payer l'impôt sur des récoltes invenduesObtenue ·lien probable
  • ObtenueLibérer les dirigeants arrêtés en juin 1907Obtenue ·lien probable

Dossier

10 sources · dont 3 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

IIIe République

Grève, Occupation · France entière, Paris et région parisienne, Le Havre…

Demandé

Hausses de salaires, respect du droit syndical et signature de contrats collectifs de travail.

Compté

  • 2 millions de grévistesDécompte officiel selon le ministère du Travail · juin 1936Grévistes recensés par le ministère du Travail pendant la vague de grèves · France entière
  • deux millions de grévistesEstimation selon l'INA (article de Florence Dartois) · 11 juin 1936Grévistes le 11 juin 1936 · France entière
  • deux millions de grévistes, neuf mille établissements occupésEstimation selon des chercheurs · Gérard Noiriel, historien · juin 1936Grévistes et établissements occupés, ordre de grandeur national · France entière
  • 1 autre chiffre dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

Le 7 juin, l'accord Matignon accorde hausses de salaires, liberté syndicale, délégués ouvriers et contrats collectifs. Suivent trois lois de juin 1936 : congés payés, 40 heures, conventions collectives. Les congés payés durent ; les 40 heures sont démantelées à partir de 1937-1938 puis rétablies en 1946.

Délai

Revendication principale : Hausses de salaires et respect du droit syndical

  1. Demande11 mai 1936
  2. Accord7 juin 1936 · 27 jours après
  3. Applicationjuillet 1936 · env. 2 mois après

Certitude

Lien direct établi

L'accord est négocié pendant les grèves et pour y mettre fin : la CGT y demande aux grévistes de reprendre le travail dès que les directions l'acceptent, et le patronat renonce aux sanctions pour faits de grève.

Toutes les demandes

  • ObtenueHausses de salaires et respect du droit syndicalObtenue ·lien direct établi
  • ObtenueContrats collectifs de travail et délégués du personnelObtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueSemaine de 40 heures sans baisse de salairePartiellement obtenue ·lien discuté
  • ObtenueCongés annuels payésObtenue ·lien discuté

Dossier

25 sources · dont 17 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation · Paris, Banlieue parisienne

Demandé

La fin du couvre-feu imposé le 5 octobre 1961 aux seuls « Français musulmans d'Algérie » de la région parisienne.

Compté

  • environ 20 000 manifestantsEstimation selon l'historienne Sylvie Thénault · 17 octobre 1961Manifestants à Paris le 17 octobre · Paris
  • 11 538 personnes détenuesDécompte officiel selon la police · Préfecture de police · 18 octobre 1961Personnes détenues selon le bilan policier du 18 octobre (4 h) · Paris et banlieue
  • 2, puis 3 mortsDécompte officiel selon la police · Préfecture de police · 18 octobre 1961Bilan officiel des morts · Paris et banlieue
  • 4 autres chiffres dans le dossier

Changé

Indéterminéeau 17 octobre 2026

La manifestation est réprimée : 11 538 détenus selon la préfecture. Morts : 2 puis 3 selon le bilan officiel, 30 à 50 selon J.-P. Brunet, 108 à 121 de fin août à octobre selon J. House et N. MacMaster. Aucun policier poursuivi. Reconnaissance par l'État en 2012 et 2021 ; l'Assemblée condamne la répression en 2024.

Délai

Revendication principale : Fin du couvre-feu visant les seuls Algériens

  1. Demande17 octobre 1961
  2. Répression17 octobre 1961 · le jour même
  3. Répression18 octobre 1961 · 1 jour après

Certitude

Lien indéterminé

Aucune source consultée ne date la levée du couvre-feu ni ne la relie à la manifestation. On ne peut donc établir aucun lien entre la mobilisation et la fin de la mesure.

Toutes les demandes

  • IndéterminéeFin du couvre-feu visant les seuls AlgériensIndéterminée ·lien indéterminé
  • Non obtenueEnquête sur la répression et poursuites contre les responsablesNon obtenue ·lien discuté
  • Partiellement obtenueReconnaissance officielle de la répressionPartiellement obtenue ·lien discuté

Dossier

17 sources · dont 6 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Affiche sérigraphiée en vert sur papier clair : en haut les sigles CGT et CFDT, au centre « Soutenez les grévistes de Renault Choisy » en grandes lettres, en bas « Luttons ! » en écriture manuscrite.

Mai-juin 1968 : révolte étudiante et grève générale

22 mars – juin 1968

Atelier de l'École nationale supérieure des beaux-arts, 1968 · CC0 (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Ve République

Manifestation, Grève, Occupation, Émeute · France entière, Paris, Nanterre…

Demandé

Pour les étudiants, la fin de la répression et une autre université ; pour les grévistes, de meilleurs salaires et le droit syndical dans l'entreprise.

Compté

  • environ 7 millions de grévistesEstimation selon l'historienne Michelle Zancarini-Fournel · mai 1968Grévistes au plus fort de la grève (fin mai) · France entière
  • de 6 à plus de 11 millions de grévistesEstimation selon le site Acrimed · mai 1968Fourchette des estimations publiées (estimateurs non identifiés) · France entière
  • 171 000 manifestantsEstimation selon la police · Préfecture de police · 13 mai 1968Manifestation du 13 mai à Paris · Paris
  • 6 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

Le SMIG est relevé d'environ 35 % au 1er juin 1968, une loi de décembre 1968 reconnaît la section syndicale d'entreprise et la loi Faure réforme l'université. Mais le constat de Grenelle n'est jamais signé, et les gaullistes sortent renforcés des élections de juin 1968.

Délai

Revendication principale : Réouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiants

  1. Demande6 mai 1968
  2. Réponse11 mai 1968 · 5 jours après
  3. Répression12 juin 1968 · 37 jours après

Certitude

Lien probable

Les annonces du 11 mai interviennent au lendemain de la nuit des barricades et répondent aux revendications portées par l'UNEF et le SNESup ; les sources consultées convergent sur ce lien. Les intentions de Pompidou (apaisement ou calcul) ne sont pas établies ici.

Toutes les demandes

  • Partiellement obtenueRéouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiantsPartiellement obtenue ·lien probable
  • ObtenueHausse des salaires et du salaire minimum (SMIG)Obtenue ·lien direct établi
  • ObtenueDroit syndical dans l'entrepriseObtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueTransformer l'universitéPartiellement obtenue ·lien probable
  • Non obtenueMettre fin au pouvoir gaullisteNon obtenue ·lien discuté

Dossier

33 sources · dont 12 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

Ouvrir le dossier Situer dans la frise

Photographie en couleur d'un groupe de personnes debout dans un pré à côté d'un grand tas de branchages, avec des fermes et des voitures en arrière-plan.

Lutte du Larzac contre l'extension du camp militaire

26 février 1971 – 3 juin 1981

Jean-Claude Mellin, 1972 · CC BY-SA 4.0 (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Ve République

Manifestation, Marche, Occupation · Causse du Larzac (Aveyron), Millau, Rodez…

Demandé

Empêcher l'extension du camp militaire du Larzac, qui menaçait d'expropriation une centaine d'exploitations agricoles.

Compté

  • plus de 60 000 participantsEstimation selon l'historien Pierre-Marie Terral · août 1973Premier grand rassemblement d'été sur le plateau · Causse du Larzac (Rajal del Gorp)
  • environ 6 000 manifestantsEstimation auteur du comptage non précisé · 6 novembre 1971Rassemblement de Millau · Millau
  • 10 000 à 20 000 manifestantsEstimation auteur du comptage non précisé · 14 juillet 1972Accueil des tracteurs du Larzac à Rodez · Rodez
  • 8 autres chiffres dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

François Mitterrand, qui l'avait promis, abandonne le projet en 1981 (le 3 juin en Conseil des ministres, selon l'historien Pierre-Marie Terral). L'État garde environ 6 300 hectares achetés pour le projet et les confie en 1985 à une société de paysans. Le camp couvre encore 3 000 hectares en 2013.

Délai

Revendication principale : Abandon de l'extension du camp militaire

  1. Demande6 novembre 1971
  2. Réponse26 décembre 1972 · 14 mois après
  3. Accord24 février 1981 · 9,3 ans après
  4. Retrait3 juin 1981 · 9,6 ans après

Certitude

Lien probable

L'abandon répond exactement à la revendication. François Mitterrand avait promis aux paysans d'annuler le projet s'il était élu, et il présente sa décision comme une promesse tenue. Mais elle suit une alternance électorale, et les élus locaux comme une majorité d'agriculteurs venaient d'accepter un compromis. Pierre-Marie Terral reprend la formule de Jean Chesneaux : les paysans ont été « sauvés par le gong », mais il fallait tenir jusque-là.

Toutes les demandes

  • ObtenueAbandon de l'extension du camp militaireObtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueGarder les terres à ceux qui les travaillentPartiellement obtenue ·lien probable

Dossier

16 sources · dont 11 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Une colonne de jeunes marcheurs en blousons et sacs à dos, vus de dos, longe une route bordée de platanes jaunis ; une voiture et un camion passent.

Marche pour l'égalité et contre le racisme

15 octobre – 3 décembre 1983

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Contexte

Ve République

Marche, Manifestation · Marseille, Vénissieux, Valence…

Demandé

L'égalité des droits et la fin des crimes racistes ; sur le parcours est réclamée une carte unique de séjour et de travail de dix ans pour les étrangers.

Compté

  • environ 100 000 manifestantsEstimation selon L'Humanité du 5 décembre 1983 · 3 décembre 1983Défilé d'arrivée à Paris · Paris, de la Bastille à Montparnasse
  • une quinzaine de marcheurs au départEstimation selon le Musée national de l'histoire de l'immigration · 15 octobre 1983Groupe au départ de Marseille · Marseille
  • 32 marcheurs au départEstimation selon la presse · INA : notice du reportage de FR3 Rhône-Alpes du 3 décembre 1983 et page « Au cœur de la marche des Beurs » · 15 octobre 1983Marcheurs au départ selon l'INA · Marseille
  • 1 autre chiffre dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

La loi du 17 juillet 1984 crée une carte de résident de dix ans, renouvelable de plein droit. Elle n'est pas accordée à tous : certaines catégories l'obtiennent de plein droit, les autres peuvent la demander après trois ans de résidence régulière. Ses conditions sont resserrées dès 1986.

Délai

Revendication principale : Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans

  1. Demande25 octobre 1983
  2. Réponse3 décembre 1983 · 39 jours après
  3. Vote25 mai 1984 · 7 mois après
  4. Promulgation17 juillet 1984 · 9 mois après
  5. Application19 juillet 1984 · 9 mois après

Certitude

Lien probable

Le soir même de l'arrivée de la Marche, la délégation reçue à l'Élysée obtient la garantie d'une carte de dix ans (INA, Mogniss H. Abdallah), et la loi de 1984 reprend cette durée. Mais le lien est établi par l'INA et par des acteurs de la Marche (Abdallah, Christian Delorme), pas par la loi elle-même. Le musée ne rapporte qu'une « rumeur » sur l'intérêt de l'Élysée pour la banderole de Valence. L'exposé des motifs et les débats parlementaires n'ont pas été lus.

Toutes les demandes

  • Partiellement obtenueUne carte unique de séjour et de travail valable dix ansPartiellement obtenue ·lien probable
  • IndéterminéeJustice face aux crimes racistes et aux violences policièresIndéterminée ·lien indéterminé

Dossier

17 sources · dont 9 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Vue plongeante sur une foule immense qui remplit une avenue arborée de Paris, avec drapeaux, pancartes et ballons ; des spectateurs aux balcons.

Mobilisations pour l'« école libre » contre le projet de loi Savary

janvier – 17 juillet 1984

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Contexte

Ve République

Manifestation · Paris, Versailles, Bordeaux…

Demandé

Abandon du projet de loi Savary, perçu par les défenseurs de l'enseignement privé (« école libre ») comme une menace pour son autonomie.

Compté

  • plus d'un million de manifestantsEstimation selon le journal Antenne 2 Midi · 24 juin 1984Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 · Paris
  • un million et demi de manifestantsEstimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attribution · 24 juin 1984Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 · Paris
  • environ un million de manifestantsEstimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attribution · avril 1984Manifestations laïques d'avril 1984 dans les départements · France entière (départements)

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

Dix-huit jours après le défilé parisien du 24 juin 1984, François Mitterrand annonce un nouveau projet de loi limité, ce qui revient à abandonner le texte Savary. Le ministre puis le gouvernement Mauroy démissionnent le 17 juillet. Le « service public unifié et laïque » promis en 1981 n'est pas créé.

Délai

Revendication principale : Abandon du projet de loi Savary sur l'enseignement privé

  1. Demande4 mars 1984
  2. Vote24 mai 1984 · 3 mois après
  3. Retrait12 juillet 1984 · 4 mois après

Certitude

Lien probable

L'abandon suit de dix-huit jours le défilé parisien, et l'historien Jean-Marie Mayeur, écrivant en 1985, présente le retrait comme la « conséquence de la manifestation du 24 juin ». Mais l'allocution du 12 juillet ne mentionne pas les manifestations : le président présente sa décision comme un choix institutionnel (référendum sur les libertés publiques). Le lien est très probable, sans être reconnu officiellement ; une lecture d'historien seule ne suffit pas à le dire direct.

Toutes les demandes

  • ObtenueAbandon du projet de loi Savary sur l'enseignement privéObtenue ·lien probable
  • Non obtenueCréation d'un service public unifié et laïque de l'éducation (camp laïque)Non obtenue ·lien discuté

Dossier

26 sources · dont 18 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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En noir et blanc, de nuit, une foule de passants rentre à pied le long d'un boulevard parisien embouteillé ; une entrée de métro est fermée par sa grille.

Grèves de novembre-décembre 1995 contre le plan Juppé

24 novembre – 15 décembre 1995

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Contexte

Ve République

Grève, Manifestation · France entière, Paris, Île-de-France

Demandé

Retrait du « plan Juppé » : réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux, réforme de la Sécurité sociale, contrat de plan de la SNCF.

Compté

  • 2 millions de manifestantsEstimation selon les syndicats · 12 décembre 1995Manifestations du 12 décembre · France entière
  • 55 % de grévistesEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 10 octobre 1995Grève de la fonction publique du 10 octobre (avant le plan) · Fonction publique, France entière
  • plus de 100 000 étudiants et lycéensEstimation chiffre rapporté par l'Encyclopædia Universalis, estimateur non précisé · 21 novembre 1995Journée nationale étudiante du 21 novembre · Paris et province
  • 2 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

Les 10 et 11 décembre 1995, le gouvernement renonce à toucher aux régimes spéciaux de retraite puis enterre le contrat de plan SNCF ; un mois après la présentation du plan Juppé, il renonce à sa réforme des retraites. Le volet Sécurité sociale est maintenu : ordonnances et révision constitutionnelle de 1996.

Délai

Revendication principale : Retrait de la réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux

  1. Demande15 novembre 1995
  2. Réponse29 novembre 1995 · 14 jours après
  3. Retrait10 décembre 1995 · 25 jours après

Certitude

Lien probable

Le recul intervient en pleine grève des transports, après seize jours de conflit selon le JDD, et porte précisément sur la revendication des grévistes des entreprises publiques. L'INA décrit un gouvernement « au pied du mur » face à la grève. Dans sa thèse (2024, lue en résumé), Rémi Azemar parle d'une « victoire limitée des grévistes ». Aucune déclaration officielle de 1995 n'a été consultée pour connaître les motifs avancés par le gouvernement.

Toutes les demandes

  • ObtenueRetrait de la réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciauxObtenue ·lien probable
  • ObtenueAbandon du contrat de plan État-SNCF 1996-2000Obtenue ·lien probable
  • Non obtenueRetrait du plan de réforme de la Sécurité socialeNon obtenue ·lien indéterminé

Dossier

20 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Grève, Manifestation · France entière, Paris

Demandé

Retrait du projet Fillon, qui porte de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation des fonctionnaires, et maintien de 37,5 annuités pour tous.

Compté

  • environ 350 000 manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 1er février 2003Manifestation unitaire du 1er février · France entière
  • environ 400 000 manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 3 avril 2003Manifestations du 3 avril · Grandes villes de France
  • environ 1,5 million de manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 13 mai 2003Journée de grève et de manifestations du 13 mai · France entière
  • 7 autres chiffres dans le dossier

Changé

Non obtenueau 17 octobre 2026

La loi du 21 août 2003 garde son cœur : 40 ans de cotisation pour les fonctionnaires d'ici 2008, puis 41 ans prévus pour tous en 2012. Le 15 mai, un relevé de décisions accepté par la CFDT et la CFE-CGC ajoute des mesures d'accompagnement. Le 10 juin, l'État renonce à décentraliser trois métiers de l'Éducation.

Délai

Revendication principale : Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

  1. Demande3 avril 2003
  2. Réponse7 mai 2003 · 34 jours après
  3. Accord15 mai 2003 · 42 jours après
  4. Vote24 juillet 2003 · 4 mois après
  5. Promulgation21 août 2003 · 5 mois après

Certitude

Lien indéterminé

La demande principale n'a pas été satisfaite : il n'y a pas de mesure à attribuer à la mobilisation sur ce point. L'allongement de la durée de cotisation est voté tel qu'annoncé en avril.

Toutes les demandes

  • Non obtenueRetrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tousNon obtenue ·lien indéterminé
  • Partiellement obtenueOuverture de « vraies négociations » sur le projetPartiellement obtenue ·lien discuté
  • Partiellement obtenueAbandon du transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationalePartiellement obtenue ·lien probable

Dossier

18 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation, Grève, Occupation, Blocage · France entière, Paris, Rennes…

Demandé

Retrait du contrat première embauche (CPE), créé par l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances.

Compté

  • plus d'un million de manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 28 mars 2006Journée du 28 mars · France entière
  • 396 000 manifestantsEstimation selon la police · 7 mars 2006Journée du 7 mars · France entière (160 cortèges)
  • 1 million de manifestantsEstimation selon les organisateurs · 7 mars 2006Journée du 7 mars · France entière
  • 10 autres chiffres dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

Promulgué le 31 mars 2006, le CPE reste en suspens : le président demande qu'aucun contrat ne soit signé avant une loi modificative. La loi du 21 avril le remplace par des aides à l'embauche de jeunes en difficulté. Le reste de la loi pour l'égalité des chances reste en vigueur.

Délai

Revendication principale : Retrait du contrat première embauche

  1. Demande7 février 2006
  2. Vote10 février 2006 · 3 jours après
  3. Réponse30 mars 2006 · 51 jours après
  4. Promulgation31 mars 2006 · 52 jours après
  5. Abrogation21 avril 2006 · 2 mois après

Certitude

Lien direct établi

La loi du 21 avril et l'exposé des motifs de la proposition UMP ne parlent que du « débat suscité par l'article 8 ». Mais le Premier ministre lie lui-même le remplacement à la crise : le 10 avril, il juge que les conditions de « confiance » et de « sérénité » ne sont pas réunies ; devant l'Assemblée (compte rendu publié au Journal officiel du 12 avril), il dit qu'il « fallait sortir de la crise », évoque la sécurité des jeunes, les examens menacés et le « blocage ». La pression des responsables de la majorité et la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont aussi pesé sur la forme de la sortie de crise.

Toutes les demandes

  • ObtenueRetrait du contrat première embaucheObtenue ·lien direct établi
  • Non obtenueRetrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chancesNon obtenue ·lien indéterminé

Dossier

21 sources · dont 12 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation · Paris, Lyon, France entière

Demandé

Retrait du projet de loi ouvrant le mariage, et donc l'adoption, aux couples de personnes de même sexe.

Compté

  • 340 000 manifestantsEstimation selon la préfecture de police de Paris · 13 janvier 2013Manifestation nationale contre le projet de loi, 13 janvier 2013 · Paris
  • 60 000 manifestantsEstimation selon la police · 16 décembre 2012Manifestation pour le mariage des couples de même sexe, 16 décembre 2012 · Paris
  • 150 000 manifestantsEstimation selon les organisateurs · 16 décembre 2012Manifestation pour le mariage des couples de même sexe, 16 décembre 2012 · Paris
  • 8 autres chiffres dans le dossier

Changé

Non obtenueau 17 octobre 2026

La loi est adoptée définitivement le 23 avril 2013, jugée conforme à la Constitution et promulguée le 17 mai ; le premier mariage a lieu le 29 mai. La PMA, laissée hors de la loi puis du projet sur la famille reporté en 2014, est ouverte aux couples de femmes en 2021.

Délai

Revendication principale : Retrait du projet de loi sur le mariage des couples de même sexe

  1. Demande17 novembre 2012
  2. Vote12 février 2013 · 3 mois après
  3. Réponse17 mai 2013 · 6 mois après
  4. Promulgation17 mai 2013 · 6 mois après
  5. Application29 mai 2013 · 6 mois après

Certitude

Lien indéterminé

La demande n'a pas abouti. Les sources consultées ne montrent aucune modification du principe du texte qui puisse être rattachée aux manifestations : le Sénat a modifié certains articles, mais aucune source lue ne lie ces changements à la rue.

Toutes les demandes

  • Non obtenueRetrait du projet de loi sur le mariage des couples de même sexeNon obtenue ·lien indéterminé
  • Non obtenueRefus de l'adoption par les couples de même sexeNon obtenue ·lien indéterminé
  • Non obtenueUn référendum ou une consultation avant le voteNon obtenue ·lien indéterminé
  • Non obtenueUne « clause de conscience » pour les mairesNon obtenue ·lien indéterminé
  • Non obtenuePas de PMA pour les couples de femmesNon obtenue ·lien discuté

Dossier

28 sources · dont 13 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation, Émeute · Bretagne, Finistère, Quimper…

Demandé

Supprimer l'écotaxe poids lourds, une taxe au kilomètre sur les camions, alors que l'agroalimentaire breton supprime des emplois.

Compté

  • entre 15 000 et 30 000 manifestantsEstimation selon l'AFP · 2 novembre 2013Rassemblement de Quimper (fourchette de l'AFP) · Quimper
  • plus de 20 000 manifestantsEstimation selon l'Agence Bretagne Presse · 2 novembre 2013Rassemblement de Quimper · Quimper
  • environ 30 000 manifestantsEstimation selon les organisateurs · Christian Troadec, porte-parole du collectif, cité par l'Agence Bretagne Presse · 30 novembre 2013Rassemblement de Carhaix · Carhaix-Plouguer
  • 5 autres chiffres dans le dossier

Changé

Obtenueau 17 octobre 2026

L'écotaxe est suspendue le 29 octobre 2013, trois jours après les heurts de Pont-de-Buis. Elle est abandonnée en octobre 2014, après l'échec d'une version réduite, puis abrogée au 1er janvier 2017. Les demandes sur l'emploi et sur les pouvoirs de la Bretagne n'ont pas abouti de façon mesurable.

Délai

Revendication principale : Supprimer l'écotaxe poids lourds

  1. Demande2 août 2013
  2. Réponse29 octobre 2013 · 3 mois après
  3. Promulgation8 août 2014 · 12 mois après
  4. Retrait9 octobre 2014 · 14 mois après
  5. Application30 octobre 2014 · 15 mois après
  6. Abrogation29 décembre 2016 · 3,4 ans après

Certitude

Lien probable

La suspension de 2013 est liée aux protestations bretonnes par des sources convergentes : la Cour des comptes écrit qu'elle a été « prise sous la pression », dans l'espoir d'apaiser les manifestations ; l'AFP la situe après les heurts du samedi précédent en Bretagne ; le rapporteur de la mission de l'Assemblée nationale dit que les contestations bretonnes y ont conduit ; le Sénat évoque des « considérations d'ordre public ». Mais l'abandon d'octobre 2014 suit les oppositions au péage de transit, que la ministre constate devant les transporteurs, et un désaccord au sein du gouvernement. Le Sénat estime en outre que la taxe ne pouvait pas démarrer au 1er janvier 2014, même sans suspension.

Toutes les demandes

  • ObtenueSupprimer l'écotaxe poids lourdsObtenue ·lien probable
  • IndéterminéeDéfendre l'emploi et mettre fin au « dumping social » dans l'agroalimentaireIndéterminée ·lien discuté
  • Non obtenueDécider en Bretagne et rattacher la Loire-AtlantiqueNon obtenue ·lien indéterminé

Dossier

17 sources · dont 7 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Un rond-point bloqué par des palettes, des pneus et des troncs, au bord d'une forêt tropicale ; des habitants sous des bâches bleues, une file de véhicules arrêtés.

Mouvement social en Guyane, mars-avril 2017

17 mars – 21 avril 2017

Image générée par IA (ChatGPT, OpenAI), 2026-10-25 · Illustration IA, pas une archive

Contexte

Ve République

Grève, Blocage, Manifestation, Occupation · Guyane, Cayenne, Kourou…

Demandé

Un rattrapage de l'État en Guyane : sécurité, santé, écoles, justice, routes, et des moyens financiers à la hauteur des besoins du territoire.

Compté

  • des milliers de personnesEstimation selon les signataires de l'accord de Guyane · 28 mars 2017Marches du 28 mars 2017 · Guyane (deux marches)
  • environ 10 000 manifestantsEstimation selon la presse · France 24 · 28 mars 2017Marches du 28 mars 2017 (Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni) · Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

L'accord du 21 avril 2017 confirme un plan d'urgence de 1,086 milliard d'euros et promet seulement d'examiner 2,1 milliards de plus. En 2019, sur les seules clauses financières, la Cour des comptes juge l'effort de l'État « significatif, quoiqu'incomplet » ; la cession promise de terres n'avait pas eu lieu.

Délai

Revendication principale : Un plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routes

  1. Demande23 mars 2017
  2. Réponse31 mars 2017 · 8 jours après
  3. Accord21 avril 2017 · 29 jours après
  4. Application23 octobre 2017 · 7 mois après

Certitude

Lien direct établi

Le plan d'urgence est adopté pendant le blocage, puis repris dans un accord signé par le collectif lui-même. Le préambule de l'accord cite les marches du 28 mars. La Cour des comptes écrit que les mouvements sociaux de mars 2017 ont conduit l'État et les acteurs locaux à adopter ce plan.

Toutes les demandes

  • Partiellement obtenueUn plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routesPartiellement obtenue ·lien direct établi
  • Indéterminée2,1 milliards d'euros supplémentairesIndéterminée ·lien indéterminé
  • IndéterminéeUn statut particulier pour la GuyaneIndéterminée ·lien discuté

Dossier

12 sources · dont 7 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Plusieurs centaines de personnes en gilet jaune rassemblées sur une route à quatre voies, devant une zone commerciale ; un camion est arrêté à droite.

Mouvement des Gilets jaunes

17 novembre 2018 – 2019

Obier, 2018-11-17 · CC BY-SA 4.0 (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Ve République

Blocage, Occupation, Manifestation, Émeute · France entière, Paris

Demandé

Annuler la hausse des taxes sur les carburants, puis plus largement améliorer le pouvoir d'achat et donner davantage la parole aux citoyens.

Compté

  • environ 282 000 participantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 17 novembre 2018Acte 1, premier samedi de blocages · France entière
  • 166 000 participantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 24 novembre 2018Acte 2 · France entière
  • 136 000 manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 1er décembre 2018Acte 3 · France entière
  • 8 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

La hausse des taxes sur les carburants prévue pour 2019 est supprimée en décembre 2018. Une loi d'urgence et un décret augmentent le revenu des salariés modestes et de retraités. Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) n'est pas créé : en octobre 2026, l'article 11 de la Constitution n'a pas changé depuis 2008.

Délai

Revendication principale : Annuler la hausse des taxes sur les carburants

  1. Demande17 novembre 2018
  2. Réponse4 décembre 2018 · 17 jours après
  3. Vote19 décembre 2018 · 32 jours après
  4. Promulgation28 décembre 2018 · 41 jours après

Certitude

Lien probable

Les membres de l'exécutif cités dans les sources lues ne relient pas explicitement le recul au mouvement ; le recul intervient en pleine mobilisation, trois jours avant un samedi d'action redouté, et la dépêche AFP du 5 décembre le présente comme une réponse au mouvement. Le Conseil des prélèvements obligatoires place lui aussi la composante carbone « au cœur » du mouvement et rappelle que la hausse des taxes s'ajoutait en 2018 à celle des prix du pétrole hors taxes.

Toutes les demandes

  • ObtenueAnnuler la hausse des taxes sur les carburantsObtenue ·lien probable
  • Partiellement obtenueAméliorer le pouvoir d'achat des salariés modestes et des retraitésPartiellement obtenue ·lien direct établi
  • Non obtenueCréer un référendum d'initiative citoyenne (RIC)Non obtenue ·lien probable
  • Non obtenueRétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)Non obtenue ·lien indéterminé

Dossier

30 sources · dont 14 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation, Grève · France entière, Paris, Marseille…

Demandé

Renoncer au report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans et à l'allongement accéléré de la durée de cotisation.

Compté

  • 1,09 million de manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 23 mars 2023Neuvième journée, 23 mars 2023 · France entière
  • 1,12 million de manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 19 janvier 2023Première journée, 19 janvier 2023 · France entière
  • plus de 2 millions de grévistes ou manifestantsEstimation selon les organisateurs · Intersyndicale nationale · 19 janvier 2023Première journée, 19 janvier 2023 · France entière
  • 9 autres chiffres dans le dossier

Changé

Non obtenueau 17 octobre 2026

Loi promulguée le 14 avril 2023 ; l'âge légal monte dès le 1er septembre 2023. Fin 2025, à la demande du Parti socialiste, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 décale ce calendrier d'un trimestre : 64 ans pour la génération 1969 au lieu de 1968. Au 17 octobre 2026, les 64 ans restent dans la loi.

Délai

Revendication principale : Maintenir l'âge légal de départ à 62 ans

  1. Demande19 janvier 2023
  2. Vote20 mars 2023 · 2 mois après
  3. Réponse14 avril 2023 · 3 mois après
  4. Promulgation14 avril 2023 · 3 mois après
  5. Application1er septembre 2023 · 7 mois après
  6. Application1er septembre 2026 · 3,6 ans après

Certitude

Lien indéterminé

Le report n'a pas été retiré malgré la mobilisation. Le décalage de 2025 est présenté par les sources consultées comme une condition posée par le Parti socialiste pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, et comme une demande de la CFDT, membre de l'intersyndicale de 2023. Aucune source consultée ne le relie directement aux manifestations de 2023.

Toutes les demandes

  • Non obtenueMaintenir l'âge légal de départ à 62 ansNon obtenue ·lien indéterminé
  • Non obtenueRenoncer à l'accélération de la hausse de la durée de cotisationNon obtenue ·lien indéterminé

Dossier

29 sources · dont 12 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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De nuit, un tracteur et sa remorque portant une banderole « Trop de taxes, trop de normes, agris étranglés » sur une autoroute ; au premier plan, un drapeau occitan rouge et jaune.

Mobilisation des agriculteurs et blocages routiers, hiver 2024

16 janvier – 24 février 2024

Raymond Trencavel (Wikimedia Commons), 2024-01-24 · CC0 (notice de l’image, nouvel onglet)

Contexte

Ve République

Blocage, Manifestation · Occitanie, Haute-Garonne, Île-de-France…

Demandé

Mieux vivre de leur travail : moins de charges et de normes, respect des lois Egalim sur les prix, aides d'urgence aux éleveurs.

Compté

  • 17 500 agriculteurs mobilisés, sur 113 blocagesEstimation selon les renseignements territoriaux · 26 janvier 2024Vendredi 26 janvier 2024 · France entière
  • 1 710 agriculteurs mobilisés, sur 25 blocagesEstimation selon les renseignements territoriaux · 29 janvier 2024Lundi 29 janvier 2024, mi-journée · France entière
  • 30 départements et 16 autoroutesRelevé selon la police · Gendarmerie nationale, citée par franceinfo · 29 janvier 2024Lundi 29 janvier 2024 : territoire touché · France entière
  • 3 autres chiffres dans le dossier

Changé

Partiellement obtenueau 17 octobre 2026

Le gouvernement renonce à la hausse de la taxe sur le gazole agricole, verse des aides d'urgence et suspend le plan Écophyto. Selon un rapporteur du Sénat, plus de 3 000 demandes ont abouti à 70 engagements. Des lois suivent en 2025 et 2026, aux causes plus larges. Leur effet sur le revenu agricole n'est pas établi.

Délai

Revendication principale : Renoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole

  1. Demandejanvier 2024
  2. Réponse26 janvier 2024 · env. 1 mois après

Certitude

Lien direct établi

La mesure est annoncée par le Premier ministre lui-même, sur un barrage, en réponse à la mobilisation. Le rapport du Sénat range ces mesures parmi les engagements nés du mouvement du début de 2024. Le texte de la loi de finances pour 2025 n'a pas été lu directement.

Toutes les demandes

  • ObtenueRenoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricoleObtenue ·lien direct établi
  • IndéterminéeFaire respecter les lois Egalim sur la formation des prixIndéterminée ·lien probable
  • Partiellement obtenueVerser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crisePartiellement obtenue ·lien direct établi
  • Partiellement obtenueAlléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)Partiellement obtenue ·lien discuté
  • Partiellement obtenueUne « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitationsPartiellement obtenue ·lien probable
  • Non obtenueRefuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le MercosurNon obtenue ·lien indéterminé

Dossier

28 sources · dont 11 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié

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Contexte

Ve République

Manifestation · France entière, Paris, Marseille…

Demandé

Contre la vie chère et le prix des carburants, avec les demandes des lycéens (moyens, Parcoursup) et des syndicats (salaires).

Compté

  • environ 550 000 manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 17 octobre 2026Journée du 17 octobre, France · France entière
  • 110 000 manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 17 octobre 2026Journée du 17 octobre, Paris · Paris
  • 800 000 participantsEstimation selon les organisateurs · 17 octobre 2026Journée du 17 octobre, France · France entière
  • 10 autres chiffres dans le dossier

Changé

En coursau 25 octobre 2026

Au 25 octobre 2026, aucune mesure ne répond aux revendications sur la vie chère ou les salaires ; le gouvernement promet de modifier Parcoursup et reçoit les lycéens le 26. Deuxième journée le 24 octobre, moins violente. Nouvelles dates annoncées : 31 octobre et 5 novembre.

Prochain rendez-vous annoncé : 26 octobre 2026, Organisations lycéennes et étudiantes reçues à Matignon. Pas encore advenu au 25 octobre 2026.

Délai

Revendication principale : Contre la vie chère et la hausse du prix des carburants

  1. Demande7 septembre 2026
  2. Réponse7 octobre 2026 · 30 jours après
  3. Réponse21 octobre 2026 · 44 jours après
  4. En coursau 25 octobre 2026

Certitude

Lien indéterminé

Les mesures sur le gazole et l'électricité datent du 7 octobre, dix jours avant la manifestation, alors que l'appel circulait déjà et au lendemain d'une journée lycéenne. Elles ne peuvent pas être présentées comme une conséquence de la journée du 17 octobre, et la source lue ne dit pas si elles visaient à la désamorcer. Après la journée, aucune mesure sur les prix n'est prise à la date du 22 octobre.

Toutes les demandes

  • En coursContre la vie chère et la hausse du prix des carburantsEn cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
  • En coursDes moyens pour les lycées et une réforme de ParcoursupEn cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
  • En coursHausse des salaires et du Smic (syndicats)En cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
  • Non obtenueDémission d'Emmanuel MacronNon obtenue au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé

Dossier

36 sources · dont 1 texte officiel, archive ou institution · contre-vérifié

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Sources de l’affirmation

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