
XXIe siècle · 16 janvier – 24 février 2024 · Occitanie, Haute-Garonne, Île-de-France
Mobilisation des agriculteurs et blocages routiers, hiver 2024
En janvier 2024, des agriculteurs bloquent routes et autoroutes, d'abord en Occitanie puis autour de Paris. Le gouvernement multiplie les annonces ; des lois suivent.
Au pouvoir
, président de la République depuis 2017
, Premier ministre depuis 2024
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Mieux vivre de leur travail : moins de charges et de normes, respect des sur les prix, aides d'urgence aux éleveurs.
- Combien ils étaient
17 500 agriculteurs mobilisés, sur 113 blocages
Estimation selon les renseignements territoriaux
6 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Partiellement obtenue
1 demande obtenue, 3 en partie, sur 6
Le gouvernement renonce à la hausse de la taxe sur le gazole agricole, verse des aides d'urgence et suspend le . Selon un rapporteur du Sénat, plus de 3 000 demandes ont abouti à 70 engagements. Des lois suivent en 2025 et 2026, aux causes plus larges. Leur effet sur le revenu agricole n'est pas établi.
Ce qui était en jeu
6 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Renoncer à la hausse de la taxe sur le agricole
Le budget 2024 prévoit de réduire progressivement l'avantage fiscal du (GNR), le carburant des engins agricoles. Les agriculteurs demandent l'abandon de cette hausse.
ObtenueAnnoncé le 26 janvier 2024, l'abandon de la hausse est salué au Sénat en novembre 2024 par le rapporteur pour avis du budget agricole. Le projet de budget 2025 prévoit aussi que les agriculteurs n'avancent plus les sommes remboursables ; la votée n'a pas été lue.
Faire respecter les sur la formation des prix
Les (2018, 2021, 2023) doivent faire remonter les coûts de production des agriculteurs dans les prix négociés avec l'industrie et la grande distribution. La et les demandent leur respect « absolu ».
IndéterminéeLe gouvernement annonce des contrôles renforcés et des sanctions. Les sources consultées ne disent pas combien de sanctions ont été prononcées ; en novembre 2024, les syndicats dénoncent toujours la faiblesse des revenus.
Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crise
Les éleveurs touchés par la (MHE), une maladie des bovins, et les filières en difficulté, comme le bio, réclament des indemnisations et des aides immédiates.
Partiellement obtenueDes aides d'urgence sont annoncées puis versées en 2024. Le Sénat signale toutefois des retards de paiement des aides dans certains départements.
Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)
La et les demandent un « chantier de réduction » des normes : remise à plat du plan eau de 2021, fin des aux pesticides, remise en cause de la sur les émissions des élevages. Les céréaliers contestent l'indicateur du .
Partiellement obtenueLe est mis en pause le 1er février 2024, puis révisé en mai avec un nouvel indicateur. La (2025) et la loi d'urgence agricole (2026) assouplissent ensuite des règles sur les pesticides, l'eau et l'élevage ; leur lien avec le mouvement de 2024 est discuté. Le censure en 2025 les dérogations aux , puis admet en 2026 des dérogations limitées et encadrées.
Une « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitations
La et les demandent une loi comportant des mesures fiscales et sociales pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs et la transmission des fermes.
Partiellement obtenueLa est le 24 mars 2025, après une du . Elle prévoit notamment un guichet « France Services Agriculture » à partir de 2027 et fixe l'objectif d'au moins 400 000 exploitations en 2035.
Refuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le
Les agriculteurs craignent la concurrence d'importations sud-américaines produites selon des normes moins strictes. Le résumé que Public Sénat donne de la liste des 120 demandes du 24 janvier 2024 ne la mentionne pas ; elle devient centrale lors de la reprise du mouvement en novembre 2024.
Non obtenueLe 9 janvier 2026, malgré le vote contre de la France, le autorise la signature. L'accord est signé le 17 janvier 2026 ; son volet commercial s'applique à titre provisoire depuis le 1er mai 2026.
Comment c’est arrivé
12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Rassemblement à Toulouse, appel à bloquer l'autoroute
Place du Capitole, Jérôme Bayle prend la parole et appelle à bloquer l'autoroute à partir du jeudi suivant.
Premier blocage de l'A64 à Carbonne
Des agriculteurs menés par Jérôme Bayle bloquent l'A64 à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse. Le barrage tient neuf jours.
Deux morts sur un barrage en Ariège
Une voiture percute un barrage de paille sur la RN 20 près de Pamiers : une agricultrice et sa fille sont tuées.
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs remettent 120 demandes
La liste, remise au gouvernement, compte une vingtaine de demandes prioritaires sur la rémunération, les normes et le renouvellement des générations.
Premières annonces de Gabriel Attal en Haute-Garonne
Abandon de la hausse de la taxe sur le , sanctions , aides d'urgence. Ce jour-là, les comptent 113 blocages.
« Siège » de Paris : huit autoroutes coupées en Île-de-France
A1, A4, A5a, A6, A10, A13, A15 et A16 sont coupées par tronçons ; environ 15 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés.
Bruno Le Maire annonce des contrôles renforcés
Contrôles doublés des distributeurs et sanctions jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires en cas de non-respect d'.
Nouvelles annonces ; la FNSEA suspend les blocages
150 millions d'euros pour les éleveurs, contrôles massifs, pause du . La et les appellent à suspendre les blocages.
Visite d'Emmanuel Macron perturbée à l'ouverture du Salon de l'agriculture
La visite d'Emmanuel Macron est perturbée par des agriculteurs ; le président évoque des « prix planchers ».
Reprise des manifestations contre l'accord UE-Mercosur
Les syndicats agricoles appellent à manifester de nouveau, contre l'accord avec le et la faiblesse des revenus.
Nouvelle vague de blocages autour de la dermatose nodulaire
Le mouvement reprend avec de nouveaux blocages d'autoroutes, contre l'abattage de troupeaux touchés par la et contre l'accord avec le . Jérôme Bayle redevient l'un des porte-voix de la contestation.
Signature de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur
L'accord est signé malgré l'opposition de la France et des syndicats agricoles.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
Selon le rapporteur spécial du Sénat Christian Klinger, lors de l'examen du budget 2025 en commission le 5 novembre 2024, le mouvement du début de 2024 a produit plus de 3 000 demandes, qui ont « abouti à soixante-dix engagements gouvernementaux ». Ils se traduisent, selon lui, par des crédits d'urgence en 2024, des mesures fiscales et sociales dans les budgets 2025 et des dispositions de la .
InterprétationPour le sociologue Bertrand Hervieu, la retenue des autorités face aux agriculteurs s'inscrit dans une longue tradition : la profession, environ 1,5 % des actifs, est très organisée (syndicats, mutuelles, chambres d'agriculture), ses dirigeants sont proches des préfets, et elle obtient parfois des concessions avant même de manifester. Il relève aussi que l'opinion soutient les agriculteurs tout en critiquant leurs pratiques environnementales.
InterprétationLes mesures rapides de 2024 (gazole, aides, pause d') sont annoncées pendant la mobilisation et présentées par le gouvernement comme une réponse à celle-ci. Les lois de 2025 et 2026 sur les normes ont des causes plus larges : la reprend une démarche sénatoriale antérieure, et le en a censuré la mesure la plus contestée. Les sources consultées ne mesurent pas l'effet de ces textes sur le revenu agricole.
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes, 2 images
À partir de fin octobre 2023, les syndicats agricoles majoritaires, la (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et les , retournent les panneaux d'entrée des communes sous le slogan « On marche sur la tête ». Lancée en Occitanie, l'action gagne d'autres régions, puis elle est mise en pause début décembre 2023.
Le 16 janvier 2024, lors d'un rassemblement d'agriculteurs place du Capitole à Toulouse, l'éleveur bovin Jérôme Bayle prend le micro et appelle à bloquer l'autoroute. Le président régional de la appelait au calme ; Bayle, alors délégué cantonal du syndicat, plaide au contraire pour durcir le mouvement. À partir du 18 janvier, ses proches et lui bloquent l'A64 à Carbonne, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse.
Les griefs sont multiples. Le budget 2024 prévoit de supprimer progressivement, sur sept ans, le dernier tiers de l'avantage fiscal du , le carburant des tracteurs. Les éleveurs jugent que les , censées faire tenir compte de leurs coûts de production dans les prix, ne sont pas respectées. Les céréaliers contestent le , l'indicateur de suivi des pesticides du .
Le mouvement s'étend : le 22 janvier, il touche cinq départements « noyaux durs » en Occitanie et six autres départements. Le 24 janvier, la et les remettent au gouvernement une liste de 120 demandes. Le même jour, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, demande aux préfets de la « modération » et de n'intervenir qu'en « dernier recours ».
Le 23 janvier 2024, près de Pamiers (Ariège), un automobiliste contourne la signalisation et percute à grande vitesse un barrage de bottes de paille sur la RN 20. Une agricultrice de 36 ans est tuée sur le coup et sa fille de 12 ans meurt le soir même à l'hôpital ; le mari est grièvement blessé. Le 18 février 2025, le tribunal correctionnel de Foix condamne le conducteur à cinq ans de .
Le 26 janvier, le Premier ministre Gabriel Attal se rend en Haute-Garonne, à Montastruc-de-Salies puis sur le barrage de l'A64 à Carbonne. Il annonce l'abandon de la hausse de la taxe sur le , des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas , des simplifications et des aides d'urgence. Jérôme Bayle annonce la levée de son barrage ; la et la jugent les mesures insuffisantes.
Le 29 janvier, des tronçons de huit autoroutes d'Île-de-France sont fermés : la et les appellent à un « siège » de Paris. Environ 15 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour éviter l'entrée des tracteurs dans la capitale et les grandes villes et le blocage du marché de Rungis. Le 1er février, après de nouvelles annonces du gouvernement, la et les Jeunes Agriculteurs appellent à suspendre les blocages.
Le 24 février 2024, l'ouverture du Salon international de l'agriculture, à Paris, est fortement perturbée lors de la visite d'Emmanuel Macron. Après un échange improvisé avec des représentants agricoles, le président dit vouloir mettre en place des « prix planchers » pour protéger le revenu agricole.


Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/6
Renoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole
Le budget 2024 prévoit de réduire progressivement l'avantage fiscal du gazole non routier (GNR), le carburant des engins agricoles. Les agriculteurs demandent l'abandon de cette hausse.
ObtenueObtenue
Annoncé le 26 janvier 2024, l'abandon de la hausse est salué au Sénat en novembre 2024 par le rapporteur pour avis du budget agricole. Le projet de budget 2025 prévoit aussi que les agriculteurs n'avancent plus les sommes remboursables ; la loi de finances votée n'a pas été lue.
- Demandejanv. 2024
- Réponse26 janv. 2024
- Bilan5 nov. 2024
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
En janvier 2024, la suppression progressive du dernier tiers de l'avantage fiscal du GNR, prévue par le budget 2024, figure parmi les griefs des agriculteurs mobilisés selon Public Sénat.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois
Gabriel Attal annonce l'annulation de la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole.
- Délai depuis l’étape précédente : + 9 mois
Au Sénat, lors de l'examen du budget 2025 en commission des finances, le sénateur Laurent Duplomb range « la suppression de la hausse » de la fiscalité du GNR parmi les « bonnes nouvelles ». Le rapporteur spécial Victorin Lurel indique que l'article 20 du projet de loi de finances doit éviter aux agriculteurs d'avancer les fonds remboursables.
Lien direct établi
Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.
La mesure est annoncée par le Premier ministre lui-même, sur un barrage, en réponse à la mobilisation. Le rapport du Sénat range ces mesures parmi les engagements nés du mouvement du début de 2024. Le texte de la loi de finances pour 2025 n'a pas été lu directement.
Revendication 2/6
Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prix
Les lois Egalim (2018, 2021, 2023) doivent faire remonter les coûts de production des agriculteurs dans les prix négociés avec l'industrie et la grande distribution. La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent leur respect « absolu ».
IndéterminéeIndéterminée
Le gouvernement annonce des contrôles renforcés et des sanctions. Les sources consultées ne disent pas combien de sanctions ont été prononcées ; en novembre 2024, les syndicats dénoncent toujours la faiblesse des revenus.
- Demande24 janv. 2024
- Réponse26 janv. 2024
- Réponse31 janv. 2024
- Réponse1er févr. 2024
- Bilannov. 2024
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs réclame le respect « absolu » des lois Egalim.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours
Gabriel Attal annonce des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas Egalim et met en cause trois entreprises, sans les nommer.
- Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, annonce le doublement des contrôles des distributeurs, des contrôles des centrales d'achat européennes et des sanctions pouvant atteindre 2 % du chiffre d'affaires.
- Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour
Le gouvernement de Gabriel Attal annonce une « phase massive de contrôle » des industriels et des supermarchés.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 9 mois
Mi-novembre 2024, en appelant à manifester de nouveau à partir du 18 novembre, les syndicats dénoncent encore, outre l'accord avec le Mercosur, la faiblesse de leurs revenus.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
Les contrôles sont annoncés pendant la mobilisation, dans le train de mesures destiné aux agriculteurs, mais ils prolongent l'application de lois antérieures (Egalim 2018-2023). Leur effet sur les prix payés aux agriculteurs n'est mesuré par aucune source consultée.
Revendication 3/6
Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crise
Les éleveurs touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE), une maladie des bovins, et les filières en difficulté, comme le bio, réclament des indemnisations et des aides immédiates.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
Des aides d'urgence sont annoncées puis versées en 2024. Le Sénat signale toutefois des retards de paiement des aides dans certains départements.
- Demande24 janv. 2024
- Réponse26 janv. 2024
- Réponse1er févr. 2024
- Bilan21 nov. 2024
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent le versement immédiat des aides européennes de la PAC et des indemnisations sanitaires et climatiques, et un plan d'urgence pour les secteurs en crise, dont le bio.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours
Gabriel Attal annonce des aides d'urgence pour l'agriculture biologique et pour les éleveurs touchés par la MHE.
- Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours
Le gouvernement annonce une enveloppe de 150 millions d'euros pour les éleveurs.
- Délai depuis l’étape précédente : + 10 mois
Selon le rapport du Sénat sur le budget agricole 2025, 270 millions d'euros d'aides d'urgence ont été versés en 2024 à plus de 30 000 agriculteurs (MHE, bio, viticulture, aléas climatiques). Le rapporteur Victorin Lurel signale que, dans certains départements, 30 % des agriculteurs ont reçu leurs aides avec un retard important.
Lien direct établi
Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.
Les aides sont annoncées par le gouvernement pendant le mouvement et en réponse à lui ; le Sénat les rattache aux engagements nés de la mobilisation. Le montant de 270 millions mêle cependant plusieurs dispositifs.
Revendication 4/6
Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent un « chantier de réduction » des normes : remise à plat du plan eau de 2021, fin des zones de non-traitement aux pesticides, remise en cause de la directive européenne IED sur les émissions des élevages. Les céréaliers contestent l'indicateur du plan Écophyto.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
Le plan Écophyto est mis en pause le 1er février 2024, puis révisé en mai avec un nouvel indicateur. La loi Duplomb (2025) et la loi d'urgence agricole (2026) assouplissent ensuite des règles sur les pesticides, l'eau et l'élevage ; leur lien avec le mouvement de 2024 est discuté. Le Conseil constitutionnel censure en 2025 les dérogations aux néonicotinoïdes, puis admet en 2026 des dérogations limitées et encadrées.
- Demandejanv. 2024
- Demande24 janv. 2024
- Réponse1er févr. 2024
- Réponse3 mai 2024
- Vote8 juil. 2025
- Promulgation (réalise la demande)11 août 2025
- Vote21 juil. 2026
- Promulgation18 août 2026
Voir les 8 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
En janvier 2024, les céréaliers contestent le Nodu, l'indicateur de suivi des pesticides du plan Écophyto.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois
La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs réclame un « chantier de réduction » des normes environnementales.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours
Le gouvernement met en « pause » le plan Écophyto, le temps de mettre en place un nouvel indicateur.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Dans un entretien publié le 3 mai, le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, dévoile le plan révisé, présenté officiellement le 6 mai : l'objectif de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2030 est maintenu, mais l'indicateur Nodu est remplacé par l'indicateur européen HRI-1, que des membres du comité scientifique du plan jugeaient inadapté.
- Délai depuis l’étape précédente : + 14 mois
Le Parlement adopte définitivement la loi « visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur », dite loi Duplomb, déposée au Sénat le 1er novembre 2024.
- Délai depuis l’étape précédente : + 34 jours
La loi n° 2025-794 est promulguée, après la décision du Conseil constitutionnel du 7 août 2025. Celui-ci censure les dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes et valide, avec réserves, les présomptions d'intérêt général majeur pour certains ouvrages de stockage d'eau.
- Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois
Le Parlement adopte définitivement la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, issue d'un projet de loi déposé par le gouvernement le 8 avril 2026.
- Délai depuis l’étape précédente : + 28 jours
La loi n° 2026-796 est promulguée. Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré huit de ses dispositions et validé sous réserves des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes pour la betterave sucrière, les pommes, les cerises et les noisettes : un an renouvelable deux fois, et abrogation prévue trois ans après la promulgation.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
La pause d'Écophyto est annoncée dans le train de mesures destiné aux agriculteurs mobilisés. Les lois de 2025 et 2026 relèvent d'autres facteurs aussi : le rapport du Sénat sur la loi Duplomb présente les manifestations comme la confirmation d'une urgence décrite depuis 2019 ; les pages officielles consultées sur la loi de 2026 ne la rattachent pas au mouvement de 2024 ; ces textes sont contestés par des écologistes et des scientifiques.
Revendication 5/6
Une « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitations
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent une loi comportant des mesures fiscales et sociales pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs et la transmission des fermes.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
La loi d'orientation agricole est promulguée le 24 mars 2025, après une censure partielle du Conseil constitutionnel. Elle prévoit notamment un guichet « France Services Agriculture » à partir de 2027 et fixe l'objectif d'au moins 400 000 exploitations en 2035.
- Demande24 janv. 2024
- Réponse3 avr. 2024
- Vote28 mai 2024
- Vote20 févr. 2025
- Promulgation (réalise la demande)24 mars 2025
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs demande une mise en œuvre rapide du pacte pour le renouvellement des générations et une « loi forte ».
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois
Le projet de loi d'orientation est déposé à l'Assemblée nationale par le ministre de l'Agriculture.
- Délai depuis l’étape précédente : + 55 jours
L'Assemblée nationale adopte le projet en première lecture. Le ministère le présente comme une réponse, en partie, aux mobilisations du début d'année.
- Délai depuis l’étape précédente : + 9 mois
Le Sénat adopte définitivement le texte le 20 février 2025, au lendemain de l'Assemblée nationale, après un accord en commission mixte paritaire le 18 février.
- Délai depuis l’étape précédente : + 32 jours
La loi n° 2025-268 est promulguée. Le 20 mars, le Conseil constitutionnel en a censuré plusieurs dispositions, dont un principe de « non-régression » de la souveraineté alimentaire, mais a validé la notion d'« intérêt général majeur » de l'agriculture.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
Le ministère présente lui-même le texte comme une réponse partielle aux mobilisations. Mais le chantier existait avant le mouvement : en janvier 2024, la FNSEA réclamait déjà la mise en œuvre rapide d'un « pacte » pour le renouvellement des générations.
Revendication 6/6
Refuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur
Les agriculteurs craignent la concurrence d'importations sud-américaines produites selon des normes moins strictes. Le résumé que Public Sénat donne de la liste des 120 demandes du 24 janvier 2024 ne la mentionne pas ; elle devient centrale lors de la reprise du mouvement en novembre 2024.
Non obtenueNon obtenue
Le 9 janvier 2026, malgré le vote contre de la France, le Conseil de l'Union européenne autorise la signature. L'accord est signé le 17 janvier 2026 ; son volet commercial s'applique à titre provisoire depuis le 1er mai 2026.
- Demandenov. 2024
- Réponse9 janv. 2026
- Accord17 janv. 2026
- Application1er mai 2026
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
Mi-novembre 2024, les syndicats agricoles appellent à manifester à partir du 18 novembre, surtout contre une possible signature de l'accord UE-Mercosur.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 14 mois
Le Conseil de l'Union européenne adopte, à la majorité qualifiée, les décisions autorisant la signature de l'accord ; la France vote contre.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours
L'Union européenne et le Mercosur signent l'accord de partenariat et l'accord commercial intérimaire, au Paraguay selon l'annonce relayée par franceinfo.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
L'accord commercial intérimaire s'applique à titre provisoire, en attendant la ratification de l'accord de partenariat.
Lien indéterminé
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.
La décision relève de l'Union européenne. Le gouvernement français s'est opposé à l'accord, mais les sources consultées ne permettent pas de mesurer le poids de la mobilisation agricole dans cette position.
Tous les chiffres6 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : agriculteurs mobilisés, sur 113 blocages, agriculteurs mobilisés, sur 25 blocages, départements touchés, actions (blocages et opérations escargot), membres des forces de l'ordre, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.
Ariègemorts
2
Estimation selon la presseici (Radio France), compte rendu du procès
Accident sur un barrage près de Pamiers
France entièreagriculteurs mobilisés, sur 113 blocages
17 500
Estimation selon les renseignements territoriauxRenseignements territoriaux, cités par franceinfo
Vendredi 26 janvier 2024 — franceinfo écrit « vendredi », sans date, dans un direct du lundi 29 janvier : il s'agit du vendredi 26 janvier. Comptage d'une seule journée, pas un total de participants.
France entièreagriculteurs mobilisés, sur 25 blocages
1 710
Estimation selon les renseignements territoriauxRenseignements territoriaux, cités par franceinfo
Lundi 29 janvier 2024, mi-journée — Comptage à la mi-journée, au début du « siège » de Paris ; il ne reflète pas le maximum de la journée.
France entièredépartements touchés
30 départements et 16 autoroutes
Relevé selon la police · Gendarmerie nationale, citée par franceinfo
Lundi 29 janvier 2024 : territoire touché
France entièremembres des forces de l'ordre
15 000
Estimation selon le gouvernementMinistre de l'Intérieur (annonce du 28 janvier), cité par franceinfo
Forces de l'ordre mobilisées le 29 janvier 2024
France entièreactions (blocages et opérations escargot)
150 actions
Relevé selon la police · Source de la gendarmerie, citée par franceinfo
Jeudi 1er février 2024 au soir
Ce qu’on ne sait pas, ou mal7 limites
- Aucun comptage officiel national n'a pu être lu pour la journée la plus forte : les chiffres disponibles (17 500 agriculteurs le 26 janvier, 1 710 à la mi-journée du 29 janvier) viennent des , cités par la presse ; aucun chiffre des organisateurs n'a été trouvé.
- Un chiffre de 8 500 manifestants et 5 500 engins le 31 janvier, attribué à une source policière par Wikipédia, n'a pas pu être vérifié : les articles cités étaient inaccessibles.
- Le texte de la pour 2025 sur le n'a pas été lu sur Légifrance (site inaccessible à l'outil) ; l'abandon de la hausse repose sur les débats du Sénat.
- Les « prix planchers » évoqués par Emmanuel Macron le 24 février 2024 n'apparaissent que sur Wikipédia dans ce dossier ; leur suite n'a pas été vérifiée.
- La loi d'urgence agricole de 2026 (n° 2026-796 du 18 août 2026) n'a pas été lue sur Légifrance ; sa date et son numéro viennent du dossier législatif du Sénat. Les pages officielles consultées ne disent rien de son lien avec le mouvement de 2024.
- Beaucoup de journaux (Le Monde, Libération, Ouest-France, La , Le Point) étaient inaccessibles : la presse citée se limite surtout à franceinfo, ici, France 24 et Public Sénat. Aucun travail universitaire sur ce mouvement n'a pu être lu.
- Le Salon du 24 février 2024, qui sert de date de fin au dossier, ne repose que sur Wikipédia : les articles de presse cités par l'encyclopédie (Le Point, L'Express, BFM TV, 20 Minutes, HuffPost) étaient inaccessibles. La fin des blocages, elle, est datée du 1er février par franceinfo.
Sources28 références · 16 janvier 2024 – 17 janvier 2026
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 8
- Institution publique ou patrimoniale 3
- Presse 15
- Synthèse encyclopédique 2
- 1Synthèse encyclopédique
Crise agricole française depuis 2024 (site extérieur)
Wikipédia
Panneaux retournés à partir de fin octobre 2023 et pause le 6 décembre 2023 ; Salon du 24 février 2024 et « prix planchers » ; reprise de décembre 2025 avec blocages d'autoroutes ; signature prévue au Paraguay le 17 janvier 2026.
- 2Synthèse encyclopédique
Wikipédia
Jérôme Bayle, délégué cantonal de la FDSEA, prend la parole au Capitole contre l'appel au calme du président régional de la FNSEA ; premier barrage autoroutier sur l'A64 près de Carbonne ; retour sur l'A64 en décembre 2025.
- 3Presse
Jérôme Bayle, l'éleveur bovin devenu une voix de la contestation agricole (site extérieur)
Anne Lamotte · franceinfo (Radio France) · publié le 20 décembre 2025
Rassemblement du 16 janvier 2024 place du Capitole, appel au blocage, barrage de l'A64 à 50 km de Toulouse tenu neuf jours ; retour de Bayle comme porte-voix face à la dermatose nodulaire en décembre 2025.
- 4Presse
Agriculteurs en colère : quelles sont leurs revendications ? (site extérieur)
Simon Barbarit · Public Sénat · publié le 19 janvier 2024
Le budget 2024 réduit progressivement, sur sept ans, une partie de l'avantage fiscal du GNR ; plaintes sur Egalim ; contestation de l'indicateur Nodu par les céréaliers.
- 5Presse
Romain David · Public Sénat · publié le 25 janvier 2024
Liste de 120 demandes de la FNSEA et des JA remise le 24 janvier 2024 : respect « absolu » d'Egalim, aides immédiates, plan d'urgence, chantier de réduction des normes, « loi forte » pour l'installation.
- 6Presse
Colère des agriculteurs : la mobilisation prend de l'ampleur (site extérieur)
franceinfo (France Télévisions) · publié le 22 janvier 2024
Le 22 janvier 2024, cinq départements « noyaux durs » en Occitanie et six autres départements sont touchés.
- 7Presse
Fabien Jannic-Cherbonnel · franceinfo · publié le 25 janvier 2024
Analyse de Bertrand Hervieu sur la bienveillance des autorités ; consigne de modération de Gérald Darmanin aux préfets le 24 janvier 2024.
- 8Presse
Bénédicte Dupont, Alexandre Vau · ici (Radio France) · publié le 18 février 2025
Accident du 23 janvier 2024 près de Pamiers sur un barrage de la FDSEA et des JA : une agricultrice de 36 ans tuée sur le coup, sa fille de 12 ans morte le soir à l'hôpital ; condamnation du conducteur à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Foix le 18 février 2025 (l'article rapporte le jugement malgré son titre).
- 9Presse
ici (ex-France Bleu, Radio France) · publié le 26 janvier 2024
Annonces de Gabriel Attal du 26 janvier 2024 (GNR, Egalim, simplification, aides d'urgence bio et MHE) à Montastruc-de-Salies puis au barrage de l'A64 à Carbonne ; levée du barrage annoncée par Jérôme Bayle ; FNSEA et Confédération paysanne jugent les annonces insuffisantes.
- 10Presse
franceinfo · publié le 29 janvier 2024
Renseignements territoriaux : 113 blocages et 17 500 agriculteurs le vendredi 26 janvier, 25 blocages et 1 710 agriculteurs à la mi-journée du 29 janvier ; gendarmerie : 30 départements et 16 autoroutes touchés.
- 11Presse
Colère des agriculteurs : le point sur les blocages prévus lundi (site extérieur)
franceinfo · publié le 29 janvier 2024
Huit autoroutes fermées par tronçons autour de Paris le 29 janvier 2024 ; appel à un « siège » de Paris ; 15 000 membres des forces de l'ordre annoncés par le ministre de l'Intérieur pour éviter l'entrée des tracteurs dans la capitale et les grandes villes et le blocage de Rungis.
- 12Presse
Cyrielle Cabot · France 24 · publié le 31 janvier 2024
Objet des lois Egalim et critiques sur leur contournement ; mise en cause de trois entreprises par Gabriel Attal le 26 janvier ; annonces de Bruno Le Maire le 31 janvier (contrôles doublés, sanctions jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires).
- 13Presse
franceinfo · publié le 1er février 2024
Annonces du 1er février 2024 (150 millions pour les éleveurs, contrôles massifs, pause d'Écophyto) ; appel de la FNSEA et des JA à suspendre les blocages ; 150 actions selon la gendarmerie le soir.
- 14Presse
Victoria Koussa · franceinfo (Radio France) · publié le 1er février 2024
Mise en pause du plan Écophyto par le gouvernement Attal le 1er février 2024, le temps de mettre en place un nouvel indicateur.
- 15Presse
Mathilde Nutarelli · Public Sénat · publié le 3 mai 2024
Plan Écophyto révisé en mai 2024 : objectif de -50 % maintenu, Nodu remplacé par HRI-1, critiques de scientifiques et d'écologistes ; rappel de la pause du 1er février.
- 16Institution publique ou patrimoniale
Christian Klinger, Victorin Lurel · Sénat · publié le 21 novembre 2024
Plus de 3 000 demandes devenues 70 engagements gouvernementaux ; 270 millions d'euros d'aides d'urgence versés en 2024 à plus de 30 000 agriculteurs ; retards de paiement ; suppression de la hausse de fiscalité du GNR saluée et article 20 du PLF.
- 17Texte officiel ou archive
Souveraineté alimentaire et agricole : dossier législatif (site extérieur)
Sénat
Dépôt le 3 avril 2024 ; adoption par l'Assemblée le 28 mai 2024 ; adoption définitive les 19 et 20 février 2025 ; décision 2025-876 DC ; loi n° 2025-268 du 24 mars 2025.
- 18Texte officiel ou archive
Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire · publié le 29 mai 2024
Le ministère présente le texte adopté le 28 mai 2024 comme une réponse, en partie, aux mobilisations du début d'année.
- 19Texte officiel ou archive
Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire · publié le 22 avril 2025
Loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 : France Services Agriculture, objectif de 400 000 exploitations en 2035, intérêt général majeur de l'agriculture.
- 20Texte officiel ou archive
Décision n° 2025-876 DC du 20 mars 2025 (site extérieur)
Conseil constitutionnel · publié le 20 mars 2025
Censure partielle de la loi d'orientation, dont le principe de non-régression de la souveraineté alimentaire (article 2) et plusieurs cavaliers ; validation de la notion d'« intérêt général majeur ».
- 21Texte officiel ou archive
Lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur : dossier législatif (site extérieur)
Sénat
Dépôt le 1er novembre 2024 ; adoption définitive le 8 juillet 2025 ; décision 2025-891 DC ; loi n° 2025-794 du 11 août 2025.
- 22Institution publique ou patrimoniale
Pierre Cuypers · Sénat · publié le 4 décembre 2024
Le rapport présente les manifestations agricoles comme la confirmation d'une urgence signalée depuis 2019 et le texte comme complément de la loi d'orientation.
- 23Texte officiel ou archive
Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025 (site extérieur)
Conseil constitutionnel · publié le 7 août 2025
Censure des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes ; validation avec réserves des présomptions d'intérêt général majeur pour le stockage d'eau.
- 24Texte officiel ou archive
Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026 (site extérieur)
Conseil constitutionnel · publié le 14 août 2026
Loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, issue d'un projet de loi déposé le 8 avril 2026 : dérogations aux néonicotinoïdes validées sous réserves ; huit dispositions censurées ; décision rendue publique le 14 août 2026.
- 25Presse
Cyrielle Cabot · France 24 · publié le 14 novembre 2024
Appel des syndicats à manifester à partir du 18 novembre 2024 contre l'accord UE-Mercosur et la faiblesse des revenus.
- 26Presse
franceinfo avec AFP · publié le 9 janvier 2026
Le 9 janvier 2026, une majorité qualifiée d'États soutient l'accord, la France vote contre ; signature annoncée pour le 17 janvier au Paraguay.
- 27Texte officiel ou archive
Protection et souveraineté agricoles : dossier législatif (site extérieur)
Sénat
Projet de loi déposé à l'Assemblée nationale le 8 avril 2026 ; adoption définitive par le Sénat le 21 juillet 2026 ; décision 2026-914 DC du 14 août ; loi n° 2026-796 promulguée le 18 août 2026, publiée au Journal officiel le 19 août.
- 28Institution publique ou patrimoniale
EU trade relations with Mercosur (site extérieur)
Commission européenne, direction générale du commerce
Le Conseil adopte le 9 janvier 2026 les décisions autorisant la signature ; signature de l'accord de partenariat et de l'accord commercial intérimaire le 17 janvier 2026 ; application provisoire de l'accord intérimaire depuis le 1er mai 2026.






































