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De nuit, un tracteur et sa remorque portant une banderole « Trop de taxes, trop de normes, agris étranglés » sur une autoroute ; au premier plan, un drapeau occitan rouge et jaune.
Photographie Autoroute A62 bloquée par des agriculteurs de la Coordination rurale à Agen (Lot-et-Garonne), le 24 janvier 2024. Photographie d'un contributeur de Wikimedia Commons.Raymond Trencavel (Wikimedia Commons), 2024-01-24 · CC0 : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

XXIe siècle · 16 janvier – 24 février 2024 · Occitanie, Haute-Garonne, Île-de-France

Mobilisation des agriculteurs et blocages routiers, hiver 2024

En janvier 2024, des agriculteurs bloquent routes et autoroutes, d'abord en Occitanie puis autour de Paris. Le gouvernement multiplie les annonces ; des lois suivent.

Au pouvoir

, président de la République depuis 2017

, Premier ministre depuis 2024

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Mieux vivre de leur travail : moins de charges et de normes, respect des sur les prix, aides d'urgence aux éleveurs.

Combien ils étaient

17 500 agriculteurs mobilisés, sur 113 blocages

Estimation selon les renseignements territoriaux

6 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Partiellement obtenue

1 demande obtenue, 3 en partie, sur 6

Le gouvernement renonce à la hausse de la taxe sur le gazole agricole, verse des aides d'urgence et suspend le . Selon un rapporteur du Sénat, plus de 3 000 demandes ont abouti à 70 engagements. Des lois suivent en 2025 et 2026, aux causes plus larges. Leur effet sur le revenu agricole n'est pas établi.

Ce qui était en jeu

6 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Renoncer à la hausse de la taxe sur le agricole

    Le budget 2024 prévoit de réduire progressivement l'avantage fiscal du (GNR), le carburant des engins agricoles. Les agriculteurs demandent l'abandon de cette hausse.

    Obtenue

    Annoncé le 26 janvier 2024, l'abandon de la hausse est salué au Sénat en novembre 2024 par le rapporteur pour avis du budget agricole. Le projet de budget 2025 prévoit aussi que les agriculteurs n'avancent plus les sommes remboursables ; la votée n'a pas été lue.

  2. Faire respecter les sur la formation des prix

    Les (2018, 2021, 2023) doivent faire remonter les coûts de production des agriculteurs dans les prix négociés avec l'industrie et la grande distribution. La et les demandent leur respect « absolu ».

    Indéterminée

    Le gouvernement annonce des contrôles renforcés et des sanctions. Les sources consultées ne disent pas combien de sanctions ont été prononcées ; en novembre 2024, les syndicats dénoncent toujours la faiblesse des revenus.

  3. Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crise

    Les éleveurs touchés par la (MHE), une maladie des bovins, et les filières en difficulté, comme le bio, réclament des indemnisations et des aides immédiates.

    Partiellement obtenue

    Des aides d'urgence sont annoncées puis versées en 2024. Le Sénat signale toutefois des retards de paiement des aides dans certains départements.

  4. Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)

    La et les demandent un « chantier de réduction » des normes : remise à plat du plan eau de 2021, fin des aux pesticides, remise en cause de la sur les émissions des élevages. Les céréaliers contestent l'indicateur du .

    Partiellement obtenue

    Le est mis en pause le 1er février 2024, puis révisé en mai avec un nouvel indicateur. La (2025) et la loi d'urgence agricole (2026) assouplissent ensuite des règles sur les pesticides, l'eau et l'élevage ; leur lien avec le mouvement de 2024 est discuté. Le censure en 2025 les dérogations aux , puis admet en 2026 des dérogations limitées et encadrées.

  5. Une « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitations

    La et les demandent une loi comportant des mesures fiscales et sociales pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs et la transmission des fermes.

    Partiellement obtenue

    La est le 24 mars 2025, après une du . Elle prévoit notamment un guichet « France Services Agriculture » à partir de 2027 et fixe l'objectif d'au moins 400 000 exploitations en 2035.

  6. Refuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le

    Les agriculteurs craignent la concurrence d'importations sud-américaines produites selon des normes moins strictes. Le résumé que Public Sénat donne de la liste des 120 demandes du 24 janvier 2024 ne la mentionne pas ; elle devient centrale lors de la reprise du mouvement en novembre 2024.

    Non obtenue

    Le 9 janvier 2026, malgré le vote contre de la France, le autorise la signature. L'accord est signé le 17 janvier 2026 ; son volet commercial s'applique à titre provisoire depuis le 1er mai 2026.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Rassemblement à Toulouse, appel à bloquer l'autoroute

    Place du Capitole, Jérôme Bayle prend la parole et appelle à bloquer l'autoroute à partir du jeudi suivant.

  2. Premier blocage de l'A64 à Carbonne

    Des agriculteurs menés par Jérôme Bayle bloquent l'A64 à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse. Le barrage tient neuf jours.

  3. Deux morts sur un barrage en Ariège

    Une voiture percute un barrage de paille sur la RN 20 près de Pamiers : une agricultrice et sa fille sont tuées.

  4. La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs remettent 120 demandesMobilisation · Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prixMobilisation · Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en criseMobilisation · Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)Mobilisation · Une « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitations

    La liste, remise au gouvernement, compte une vingtaine de demandes prioritaires sur la rémunération, les normes et le renouvellement des générations.

  5. Premières annonces de Gabriel Attal en Haute-GaronneRéponse du pouvoir · Renoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricoleRéponse du pouvoir · Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prixRéponse du pouvoir · Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crise

    Abandon de la hausse de la taxe sur le , sanctions , aides d'urgence. Ce jour-là, les comptent 113 blocages.

  6. « Siège » de Paris : huit autoroutes coupées en Île-de-France

    A1, A4, A5a, A6, A10, A13, A15 et A16 sont coupées par tronçons ; environ 15 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés.

  7. Bruno Le Maire annonce des contrôles renforcésRéponse du pouvoir · Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prix

    Contrôles doublés des distributeurs et sanctions jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires en cas de non-respect d'.

  8. Nouvelles annonces ; la FNSEA suspend les blocagesRéponse du pouvoir · Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prixRéponse du pouvoir · Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en criseRéponse du pouvoir · Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)

    150 millions d'euros pour les éleveurs, contrôles massifs, pause du . La et les appellent à suspendre les blocages.

  9. Visite d'Emmanuel Macron perturbée à l'ouverture du Salon de l'agriculture

    La visite d'Emmanuel Macron est perturbée par des agriculteurs ; le président évoque des « prix planchers ».

  10. Reprise des manifestations contre l'accord UE-Mercosur

    Les syndicats agricoles appellent à manifester de nouveau, contre l'accord avec le et la faiblesse des revenus.

  11. Nouvelle vague de blocages autour de la dermatose nodulaire

    Le mouvement reprend avec de nouveaux blocages d'autoroutes, contre l'abattage de troupeaux touchés par la et contre l'accord avec le . Jérôme Bayle redevient l'un des porte-voix de la contestation.

  12. Signature de l'accord entre l'Union européenne et le MercosurDécision : accord · Refuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur

    L'accord est signé malgré l'opposition de la France et des syndicats agricoles.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

Selon le rapporteur spécial du Sénat Christian Klinger, lors de l'examen du budget 2025 en commission le 5 novembre 2024, le mouvement du début de 2024 a produit plus de 3 000 demandes, qui ont « abouti à soixante-dix engagements gouvernementaux ». Ils se traduisent, selon lui, par des crédits d'urgence en 2024, des mesures fiscales et sociales dans les budgets 2025 et des dispositions de la .

InterprétationPour le sociologue Bertrand Hervieu, la retenue des autorités face aux agriculteurs s'inscrit dans une longue tradition : la profession, environ 1,5 % des actifs, est très organisée (syndicats, mutuelles, chambres d'agriculture), ses dirigeants sont proches des préfets, et elle obtient parfois des concessions avant même de manifester. Il relève aussi que l'opinion soutient les agriculteurs tout en critiquant leurs pratiques environnementales.

InterprétationLes mesures rapides de 2024 (gazole, aides, pause d') sont annoncées pendant la mobilisation et présentées par le gouvernement comme une réponse à celle-ci. Les lois de 2025 et 2026 sur les normes ont des causes plus larges : la reprend une démarche sénatoriale antérieure, et le en a censuré la mesure la plus contestée. Les sources consultées ne mesurent pas l'effet de ces textes sur le revenu agricole.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

À partir de fin octobre 2023, les syndicats agricoles majoritaires, la (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et les , retournent les panneaux d'entrée des communes sous le slogan « On marche sur la tête ». Lancée en Occitanie, l'action gagne d'autres régions, puis elle est mise en pause début décembre 2023.

Le 16 janvier 2024, lors d'un rassemblement d'agriculteurs place du Capitole à Toulouse, l'éleveur bovin Jérôme Bayle prend le micro et appelle à bloquer l'autoroute. Le président régional de la appelait au calme ; Bayle, alors délégué cantonal du syndicat, plaide au contraire pour durcir le mouvement. À partir du 18 janvier, ses proches et lui bloquent l'A64 à Carbonne, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse.

Les griefs sont multiples. Le budget 2024 prévoit de supprimer progressivement, sur sept ans, le dernier tiers de l'avantage fiscal du , le carburant des tracteurs. Les éleveurs jugent que les , censées faire tenir compte de leurs coûts de production dans les prix, ne sont pas respectées. Les céréaliers contestent le , l'indicateur de suivi des pesticides du .

Le mouvement s'étend : le 22 janvier, il touche cinq départements « noyaux durs » en Occitanie et six autres départements. Le 24 janvier, la et les remettent au gouvernement une liste de 120 demandes. Le même jour, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, demande aux préfets de la « modération » et de n'intervenir qu'en « dernier recours ».

Le 23 janvier 2024, près de Pamiers (Ariège), un automobiliste contourne la signalisation et percute à grande vitesse un barrage de bottes de paille sur la RN 20. Une agricultrice de 36 ans est tuée sur le coup et sa fille de 12 ans meurt le soir même à l'hôpital ; le mari est grièvement blessé. Le 18 février 2025, le tribunal correctionnel de Foix condamne le conducteur à cinq ans de .

Le 26 janvier, le Premier ministre Gabriel Attal se rend en Haute-Garonne, à Montastruc-de-Salies puis sur le barrage de l'A64 à Carbonne. Il annonce l'abandon de la hausse de la taxe sur le , des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas , des simplifications et des aides d'urgence. Jérôme Bayle annonce la levée de son barrage ; la et la jugent les mesures insuffisantes.

Le 29 janvier, des tronçons de huit autoroutes d'Île-de-France sont fermés : la et les appellent à un « siège » de Paris. Environ 15 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour éviter l'entrée des tracteurs dans la capitale et les grandes villes et le blocage du marché de Rungis. Le 1er février, après de nouvelles annonces du gouvernement, la et les Jeunes Agriculteurs appellent à suspendre les blocages.

Le 24 février 2024, l'ouverture du Salon international de l'agriculture, à Paris, est fortement perturbée lors de la visite d'Emmanuel Macron. Après un échange improvisé avec des représentants agricoles, le président dit vouloir mettre en place des « prix planchers » pour protéger le revenu agricole.

Barricade de grosses bottes de paille emballées de plastique noir sur une route, peintes en vert « Ici commence le pays de la résistance agricole », surmontée d'un drapeau occitan.
Barricade sur la route nationale Toulouse-Auch près de L'Isle-Jourdain (Gers), le 24 janvier 2024 selon les métadonnées de la photographie. Photographie d'un contributeur de Wikimedia Commons.Raymond Trencavel (Wikimedia Commons), 2024-01-24 · CC0 · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Panneau d'entrée de la commune de Saint-Remèze fixé à l'envers, avec un drapeau occitan accroché dessous, au bord d'une route départementale.
Panneau d'entrée de Saint-Remèze (Ardèche) retourné, photographié le 5 février 2024 : une forme d'action du mouvement « On marche sur la tête ». Photographie d'un contributeur de Wikimedia Commons.Auvergne Libre 01 (Wikimedia Commons), 2024-02-05 · CC0 · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/6

Renoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole

Le budget 2024 prévoit de réduire progressivement l'avantage fiscal du gazole non routier (GNR), le carburant des engins agricoles. Les agriculteurs demandent l'abandon de cette hausse.

ObtenueObtenue

Annoncé le 26 janvier 2024, l'abandon de la hausse est salué au Sénat en novembre 2024 par le rapporteur pour avis du budget agricole. Le projet de budget 2025 prévoit aussi que les agriculteurs n'avancent plus les sommes remboursables ; la loi de finances votée n'a pas été lue.

  1. Demandejanv. 2024
  2. Réponse26 janv. 2024
  3. Bilan5 nov. 2024
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    En janvier 2024, la suppression progressive du dernier tiers de l'avantage fiscal du GNR, prévue par le budget 2024, figure parmi les griefs des agriculteurs mobilisés selon Public Sénat.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Réponse

    Gabriel Attal annonce l'annulation de la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 9 mois

    Bilan

    Au Sénat, lors de l'examen du budget 2025 en commission des finances, le sénateur Laurent Duplomb range « la suppression de la hausse » de la fiscalité du GNR parmi les « bonnes nouvelles ». Le rapporteur spécial Victorin Lurel indique que l'article 20 du projet de loi de finances doit éviter aux agriculteurs d'avancer les fonds remboursables.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

La mesure est annoncée par le Premier ministre lui-même, sur un barrage, en réponse à la mobilisation. Le rapport du Sénat range ces mesures parmi les engagements nés du mouvement du début de 2024. Le texte de la loi de finances pour 2025 n'a pas été lu directement.

Revendication 2/6

Faire respecter les lois Egalim sur la formation des prix

Les lois Egalim (2018, 2021, 2023) doivent faire remonter les coûts de production des agriculteurs dans les prix négociés avec l'industrie et la grande distribution. La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent leur respect « absolu ».

IndéterminéeIndéterminée

Le gouvernement annonce des contrôles renforcés et des sanctions. Les sources consultées ne disent pas combien de sanctions ont été prononcées ; en novembre 2024, les syndicats dénoncent toujours la faiblesse des revenus.

  1. Demande24 janv. 2024
  2. Réponse26 janv. 2024
  3. Réponse31 janv. 2024
  4. Réponse1er févr. 2024
  5. Bilannov. 2024
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs réclame le respect « absolu » des lois Egalim.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Réponse

    Gabriel Attal annonce des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas Egalim et met en cause trois entreprises, sans les nommer.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    Réponse

    Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, annonce le doublement des contrôles des distributeurs, des contrôles des centrales d'achat européennes et des sanctions pouvant atteindre 2 % du chiffre d'affaires.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Réponse

    Le gouvernement de Gabriel Attal annonce une « phase massive de contrôle » des industriels et des supermarchés.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + env. 9 mois

    Bilan

    Mi-novembre 2024, en appelant à manifester de nouveau à partir du 18 novembre, les syndicats dénoncent encore, outre l'accord avec le Mercosur, la faiblesse de leurs revenus.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Les contrôles sont annoncés pendant la mobilisation, dans le train de mesures destiné aux agriculteurs, mais ils prolongent l'application de lois antérieures (Egalim 2018-2023). Leur effet sur les prix payés aux agriculteurs n'est mesuré par aucune source consultée.

Revendication 3/6

Verser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crise

Les éleveurs touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE), une maladie des bovins, et les filières en difficulté, comme le bio, réclament des indemnisations et des aides immédiates.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Des aides d'urgence sont annoncées puis versées en 2024. Le Sénat signale toutefois des retards de paiement des aides dans certains départements.

  1. Demande24 janv. 2024
  2. Réponse26 janv. 2024
  3. Réponse1er févr. 2024
  4. Bilan21 nov. 2024
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent le versement immédiat des aides européennes de la PAC et des indemnisations sanitaires et climatiques, et un plan d'urgence pour les secteurs en crise, dont le bio.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Réponse

    Gabriel Attal annonce des aides d'urgence pour l'agriculture biologique et pour les éleveurs touchés par la MHE.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours

    Réponse

    Le gouvernement annonce une enveloppe de 150 millions d'euros pour les éleveurs.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 10 mois

    Bilan

    Selon le rapport du Sénat sur le budget agricole 2025, 270 millions d'euros d'aides d'urgence ont été versés en 2024 à plus de 30 000 agriculteurs (MHE, bio, viticulture, aléas climatiques). Le rapporteur Victorin Lurel signale que, dans certains départements, 30 % des agriculteurs ont reçu leurs aides avec un retard important.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

Les aides sont annoncées par le gouvernement pendant le mouvement et en réponse à lui ; le Sénat les rattache aux engagements nés de la mobilisation. Le montant de 270 millions mêle cependant plusieurs dispositifs.

Revendication 4/6

Alléger les normes environnementales (pesticides, eau, élevage)

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent un « chantier de réduction » des normes : remise à plat du plan eau de 2021, fin des zones de non-traitement aux pesticides, remise en cause de la directive européenne IED sur les émissions des élevages. Les céréaliers contestent l'indicateur du plan Écophyto.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Le plan Écophyto est mis en pause le 1er février 2024, puis révisé en mai avec un nouvel indicateur. La loi Duplomb (2025) et la loi d'urgence agricole (2026) assouplissent ensuite des règles sur les pesticides, l'eau et l'élevage ; leur lien avec le mouvement de 2024 est discuté. Le Conseil constitutionnel censure en 2025 les dérogations aux néonicotinoïdes, puis admet en 2026 des dérogations limitées et encadrées.

  1. Demandejanv. 2024
  2. Demande24 janv. 2024
  3. Réponse1er févr. 2024
  4. Réponse3 mai 2024
  5. Vote8 juil. 2025
  6. Promulgation (réalise la demande)11 août 2025
  7. Vote21 juil. 2026
  8. Promulgation18 août 2026
Voir les 8 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    En janvier 2024, les céréaliers contestent le Nodu, l'indicateur de suivi des pesticides du plan Écophyto.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Demande

    La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs réclame un « chantier de réduction » des normes environnementales.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    Réponse

    Le gouvernement met en « pause » le plan Écophyto, le temps de mettre en place un nouvel indicateur.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois

    Réponse

    Dans un entretien publié le 3 mai, le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, dévoile le plan révisé, présenté officiellement le 6 mai : l'objectif de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2030 est maintenu, mais l'indicateur Nodu est remplacé par l'indicateur européen HRI-1, que des membres du comité scientifique du plan jugeaient inadapté.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 14 mois

    Vote

    Le Parlement adopte définitivement la loi « visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur », dite loi Duplomb, déposée au Sénat le 1er novembre 2024.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 34 jours

    PromulgationRéalise la demande

    La loi n° 2025-794 est promulguée, après la décision du Conseil constitutionnel du 7 août 2025. Celui-ci censure les dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes et valide, avec réserves, les présomptions d'intérêt général majeur pour certains ouvrages de stockage d'eau.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois

    Vote

    Le Parlement adopte définitivement la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, issue d'un projet de loi déposé par le gouvernement le 8 avril 2026.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + 28 jours

    Promulgation

    La loi n° 2026-796 est promulguée. Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré huit de ses dispositions et validé sous réserves des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes pour la betterave sucrière, les pommes, les cerises et les noisettes : un an renouvelable deux fois, et abrogation prévue trois ans après la promulgation.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

La pause d'Écophyto est annoncée dans le train de mesures destiné aux agriculteurs mobilisés. Les lois de 2025 et 2026 relèvent d'autres facteurs aussi : le rapport du Sénat sur la loi Duplomb présente les manifestations comme la confirmation d'une urgence décrite depuis 2019 ; les pages officielles consultées sur la loi de 2026 ne la rattachent pas au mouvement de 2024 ; ces textes sont contestés par des écologistes et des scientifiques.

Revendication 5/6

Une « loi forte » pour l'installation et la transmission des exploitations

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent une loi comportant des mesures fiscales et sociales pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs et la transmission des fermes.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

La loi d'orientation agricole est promulguée le 24 mars 2025, après une censure partielle du Conseil constitutionnel. Elle prévoit notamment un guichet « France Services Agriculture » à partir de 2027 et fixe l'objectif d'au moins 400 000 exploitations en 2035.

  1. Demande24 janv. 2024
  2. Réponse3 avr. 2024
  3. Vote28 mai 2024
  4. Vote20 févr. 2025
  5. Promulgation (réalise la demande)24 mars 2025
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    La liste de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs demande une mise en œuvre rapide du pacte pour le renouvellement des générations et une « loi forte ».

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois

    Réponse

    Le projet de loi d'orientation est déposé à l'Assemblée nationale par le ministre de l'Agriculture.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 55 jours

    Vote

    L'Assemblée nationale adopte le projet en première lecture. Le ministère le présente comme une réponse, en partie, aux mobilisations du début d'année.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 9 mois

    Vote

    Le Sénat adopte définitivement le texte le 20 février 2025, au lendemain de l'Assemblée nationale, après un accord en commission mixte paritaire le 18 février.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 32 jours

    PromulgationRéalise la demande

    La loi n° 2025-268 est promulguée. Le 20 mars, le Conseil constitutionnel en a censuré plusieurs dispositions, dont un principe de « non-régression » de la souveraineté alimentaire, mais a validé la notion d'« intérêt général majeur » de l'agriculture.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Le ministère présente lui-même le texte comme une réponse partielle aux mobilisations. Mais le chantier existait avant le mouvement : en janvier 2024, la FNSEA réclamait déjà la mise en œuvre rapide d'un « pacte » pour le renouvellement des générations.

Revendication 6/6

Refuser l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur

Les agriculteurs craignent la concurrence d'importations sud-américaines produites selon des normes moins strictes. Le résumé que Public Sénat donne de la liste des 120 demandes du 24 janvier 2024 ne la mentionne pas ; elle devient centrale lors de la reprise du mouvement en novembre 2024.

Non obtenueNon obtenue

Le 9 janvier 2026, malgré le vote contre de la France, le Conseil de l'Union européenne autorise la signature. L'accord est signé le 17 janvier 2026 ; son volet commercial s'applique à titre provisoire depuis le 1er mai 2026.

  1. Demandenov. 2024
  2. Réponse9 janv. 2026
  3. Accord17 janv. 2026
  4. Application1er mai 2026
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
  1. Demande

    Mi-novembre 2024, les syndicats agricoles appellent à manifester à partir du 18 novembre, surtout contre une possible signature de l'accord UE-Mercosur.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 14 mois

    Réponse

    Le Conseil de l'Union européenne adopte, à la majorité qualifiée, les décisions autorisant la signature de l'accord ; la France vote contre.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    Accord

    L'Union européenne et le Mercosur signent l'accord de partenariat et l'accord commercial intérimaire, au Paraguay selon l'annonce relayée par franceinfo.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois

    Application

    L'accord commercial intérimaire s'applique à titre provisoire, en attendant la ratification de l'accord de partenariat.

Lien indéterminé

Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.

La décision relève de l'Union européenne. Le gouvernement français s'est opposé à l'accord, mais les sources consultées ne permettent pas de mesurer le poids de la mobilisation agricole dans cette position.

Tous les chiffres6 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : agriculteurs mobilisés, sur 113 blocages, agriculteurs mobilisés, sur 25 blocages, départements touchés, actions (blocages et opérations escargot), membres des forces de l'ordre, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.

Ariègemorts

  • 2

    Estimation selon la presseici (Radio France), compte rendu du procès

    Accident sur un barrage près de Pamiers

France entièreagriculteurs mobilisés, sur 113 blocages

  • 17 500

    Estimation selon les renseignements territoriauxRenseignements territoriaux, cités par franceinfo

    Vendredi 26 janvier 2024 — franceinfo écrit « vendredi », sans date, dans un direct du lundi 29 janvier : il s'agit du vendredi 26 janvier. Comptage d'une seule journée, pas un total de participants.

France entièreagriculteurs mobilisés, sur 25 blocages

  • 1 710

    Estimation selon les renseignements territoriauxRenseignements territoriaux, cités par franceinfo

    Lundi 29 janvier 2024, mi-journée — Comptage à la mi-journée, au début du « siège » de Paris ; il ne reflète pas le maximum de la journée.

France entièredépartements touchés

  • 30 départements et 16 autoroutes

    Relevé selon la police · Gendarmerie nationale, citée par franceinfo

    Lundi 29 janvier 2024 : territoire touché

France entièremembres des forces de l'ordre

  • 15 000

    Estimation selon le gouvernementMinistre de l'Intérieur (annonce du 28 janvier), cité par franceinfo

    Forces de l'ordre mobilisées le 29 janvier 2024

France entièreactions (blocages et opérations escargot)

  • 150 actions

    Relevé selon la police · Source de la gendarmerie, citée par franceinfo

    Jeudi 1er février 2024 au soir

Ce qu’on ne sait pas, ou mal7 limites
  • Aucun comptage officiel national n'a pu être lu pour la journée la plus forte : les chiffres disponibles (17 500 agriculteurs le 26 janvier, 1 710 à la mi-journée du 29 janvier) viennent des , cités par la presse ; aucun chiffre des organisateurs n'a été trouvé.
  • Un chiffre de 8 500 manifestants et 5 500 engins le 31 janvier, attribué à une source policière par Wikipédia, n'a pas pu être vérifié : les articles cités étaient inaccessibles.
  • Le texte de la pour 2025 sur le n'a pas été lu sur Légifrance (site inaccessible à l'outil) ; l'abandon de la hausse repose sur les débats du Sénat.
  • Les « prix planchers » évoqués par Emmanuel Macron le 24 février 2024 n'apparaissent que sur Wikipédia dans ce dossier ; leur suite n'a pas été vérifiée.
  • La loi d'urgence agricole de 2026 (n° 2026-796 du 18 août 2026) n'a pas été lue sur Légifrance ; sa date et son numéro viennent du dossier législatif du Sénat. Les pages officielles consultées ne disent rien de son lien avec le mouvement de 2024.
  • Beaucoup de journaux (Le Monde, Libération, Ouest-France, La , Le Point) étaient inaccessibles : la presse citée se limite surtout à franceinfo, ici, France 24 et Public Sénat. Aucun travail universitaire sur ce mouvement n'a pu être lu.
  • Le Salon du 24 février 2024, qui sert de date de fin au dossier, ne repose que sur Wikipédia : les articles de presse cités par l'encyclopédie (Le Point, L'Express, BFM TV, 20 Minutes, HuffPost) étaient inaccessibles. La fin des blocages, elle, est datée du 1er février par franceinfo.
Sources28 références · 16 janvier 2024 – 17 janvier 2026

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 8
  • Institution publique ou patrimoniale 3
  • Presse 15
  • Synthèse encyclopédique 2
  1. 1
    Synthèse encyclopédique

    Crise agricole française depuis 2024 (site extérieur)

    Wikipédia

    Panneaux retournés à partir de fin octobre 2023 et pause le 6 décembre 2023 ; Salon du 24 février 2024 et « prix planchers » ; reprise de décembre 2025 avec blocages d'autoroutes ; signature prévue au Paraguay le 17 janvier 2026.

    Sections « Genèse », « Chaos au Salon de l'agriculture », « Acte III » · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Synthèse encyclopédique

    Jérôme Bayle (site extérieur)

    Wikipédia

    Jérôme Bayle, délégué cantonal de la FDSEA, prend la parole au Capitole contre l'appel au calme du président régional de la FNSEA ; premier barrage autoroutier sur l'A64 près de Carbonne ; retour sur l'A64 en décembre 2025.

    Sections sur le mouvement de 2024 et sur la dermatose nodulaire · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Presse

    Jérôme Bayle, l'éleveur bovin devenu une voix de la contestation agricole (site extérieur)

    Anne Lamotte · franceinfo (Radio France) · publié le 20 décembre 2025

    Rassemblement du 16 janvier 2024 place du Capitole, appel au blocage, barrage de l'A64 à 50 km de Toulouse tenu neuf jours ; retour de Bayle comme porte-voix face à la dermatose nodulaire en décembre 2025.

    Corps du portrait · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Presse

    Agriculteurs en colère : quelles sont leurs revendications ? (site extérieur)

    Simon Barbarit · Public Sénat · publié le 19 janvier 2024

    Le budget 2024 réduit progressivement, sur sept ans, une partie de l'avantage fiscal du GNR ; plaintes sur Egalim ; contestation de l'indicateur Nodu par les céréaliers.

    Paragraphes sur le GNR, Egalim et le plan Écophyto · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Presse

    Colère des agriculteurs : ce que contient la liste des revendications présentée par la FNSEA au gouvernement (site extérieur)

    Romain David · Public Sénat · publié le 25 janvier 2024

    Liste de 120 demandes de la FNSEA et des JA remise le 24 janvier 2024 : respect « absolu » d'Egalim, aides immédiates, plan d'urgence, chantier de réduction des normes, « loi forte » pour l'installation.

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Presse

    Colère des agriculteurs : la mobilisation prend de l'ampleur (site extérieur)

    franceinfo (France Télévisions) · publié le 22 janvier 2024

    Le 22 janvier 2024, cinq départements « noyaux durs » en Occitanie et six autres départements sont touchés.

    Corps de l'article (France 2) · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Presse

    Colère des agriculteurs : les manifestants bénéficient d'une « longue tradition de bienveillance » des autorités, pointe un sociologue (site extérieur)

    Fabien Jannic-Cherbonnel · franceinfo · publié le 25 janvier 2024

    Analyse de Bertrand Hervieu sur la bienveillance des autorités ; consigne de modération de Gérald Darmanin aux préfets le 24 janvier 2024.

    Entretien avec Bertrand Hervieu ; chapeau sur la consigne de Gérald Darmanin · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Presse

    Cinq ans de prison requis contre le conducteur qui a tué une mère et sa fille en Ariège sur un barrage agricole (site extérieur)

    Bénédicte Dupont, Alexandre Vau · ici (Radio France) · publié le 18 février 2025

    Accident du 23 janvier 2024 près de Pamiers sur un barrage de la FDSEA et des JA : une agricultrice de 36 ans tuée sur le coup, sa fille de 12 ans morte le soir à l'hôpital ; condamnation du conducteur à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Foix le 18 février 2025 (l'article rapporte le jugement malgré son titre).

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Presse

    Agriculteurs : les annonces insuffisantes selon la Confédération paysanne, la mobilisation continue (site extérieur)

    ici (ex-France Bleu, Radio France) · publié le 26 janvier 2024

    Annonces de Gabriel Attal du 26 janvier 2024 (GNR, Egalim, simplification, aides d'urgence bio et MHE) à Montastruc-de-Salies puis au barrage de l'A64 à Carbonne ; levée du barrage annoncée par Jérôme Bayle ; FNSEA et Confédération paysanne jugent les annonces insuffisantes.

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Presse

    Direct. Colère des agriculteurs : les blocages de Paris et de Lyon attendus aux alentours de 14 heures (site extérieur)

    franceinfo · publié le 29 janvier 2024

    Renseignements territoriaux : 113 blocages et 17 500 agriculteurs le vendredi 26 janvier, 25 blocages et 1 710 agriculteurs à la mi-journée du 29 janvier ; gendarmerie : 30 départements et 16 autoroutes touchés.

    Fil du direct, entrées de la mi-journée · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Presse

    Colère des agriculteurs : le point sur les blocages prévus lundi (site extérieur)

    franceinfo · publié le 29 janvier 2024

    Huit autoroutes fermées par tronçons autour de Paris le 29 janvier 2024 ; appel à un « siège » de Paris ; 15 000 membres des forces de l'ordre annoncés par le ministre de l'Intérieur pour éviter l'entrée des tracteurs dans la capitale et les grandes villes et le blocage de Rungis.

    Liste des autoroutes ; paragraphe sur les forces de l'ordre · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Presse

    Des lois contournées : pourquoi la colère des agriculteurs vise aussi la grande distribution (site extérieur)

    Cyrielle Cabot · France 24 · publié le 31 janvier 2024

    Objet des lois Egalim et critiques sur leur contournement ; mise en cause de trois entreprises par Gabriel Attal le 26 janvier ; annonces de Bruno Le Maire le 31 janvier (contrôles doublés, sanctions jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires).

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Presse

    Direct. Colère des agriculteurs : des tracteurs attendus à Bruxelles, où les dirigeants européens se réunissent pour un sommet (site extérieur)

    franceinfo · publié le 1er février 2024

    Annonces du 1er février 2024 (150 millions pour les éleveurs, contrôles massifs, pause d'Écophyto) ; appel de la FNSEA et des JA à suspendre les blocages ; 150 actions selon la gendarmerie le soir.

    Fil du direct, entrées de l'après-midi et du soir · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Presse

    « Aujourd'hui, on a “make pesticides great again” » : les élus écologistes scandalisés par la mise en pause du plan Ecophyto (site extérieur)

    Victoria Koussa · franceinfo (Radio France) · publié le 1er février 2024

    Mise en pause du plan Écophyto par le gouvernement Attal le 1er février 2024, le temps de mettre en place un nouvel indicateur.

    Chapeau et premiers paragraphes · consulté le 22 octobre 2026

  15. 15
    Presse

    Nouveau Plan Ecophyto : au Sénat, la droite applaudit et les écologistes dénoncent un « grand recul » (site extérieur)

    Mathilde Nutarelli · Public Sénat · publié le 3 mai 2024

    Plan Écophyto révisé en mai 2024 : objectif de -50 % maintenu, Nodu remplacé par HRI-1, critiques de scientifiques et d'écologistes ; rappel de la pause du 1er février.

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Institution publique ou patrimoniale

    Projet de loi de finances pour 2025 : Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales (rapport général n° 144, tome III, annexe 3) (site extérieur)

    Christian Klinger, Victorin Lurel · Sénat · publié le 21 novembre 2024

    Plus de 3 000 demandes devenues 70 engagements gouvernementaux ; 270 millions d'euros d'aides d'urgence versés en 2024 à plus de 30 000 agriculteurs ; retards de paiement ; suppression de la hausse de fiscalité du GNR saluée et article 20 du PLF.

    Première partie (70 engagements, 270 millions d'aides d'urgence) ; compte rendu de l'examen en commission des finances du 5 novembre 2024 (interventions de MM. Klinger, Lurel et Duplomb) · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Texte officiel ou archive

    Souveraineté alimentaire et agricole : dossier législatif (site extérieur)

    Sénat

    Dépôt le 3 avril 2024 ; adoption par l'Assemblée le 28 mai 2024 ; adoption définitive les 19 et 20 février 2025 ; décision 2025-876 DC ; loi n° 2025-268 du 24 mars 2025.

    Chronologie du dossier · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Texte officiel ou archive

    Projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture : adoption en 1ère lecture à l'Assemblée nationale (site extérieur)

    Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire · publié le 29 mai 2024

    Le ministère présente le texte adopté le 28 mai 2024 comme une réponse, en partie, aux mobilisations du début d'année.

    Communiqué de presse · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Texte officiel ou archive

    Loi d'orientation agricole : des mesures concrètes pour l'installation et la transmission (site extérieur)

    Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire · publié le 22 avril 2025

    Loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 : France Services Agriculture, objectif de 400 000 exploitations en 2035, intérêt général majeur de l'agriculture.

    Page de présentation de la loi · consulté le 22 octobre 2026

  20. 20
    Texte officiel ou archive

    Décision n° 2025-876 DC du 20 mars 2025 (site extérieur)

    Conseil constitutionnel · publié le 20 mars 2025

    Censure partielle de la loi d'orientation, dont le principe de non-régression de la souveraineté alimentaire (article 2) et plusieurs cavaliers ; validation de la notion d'« intérêt général majeur ».

    Paragraphes 3-12 (intérêt général majeur) et 35-40 (non-régression) ; dispositif · consulté le 22 octobre 2026

  21. 21
    Texte officiel ou archive

    Lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur : dossier législatif (site extérieur)

    Sénat

    Dépôt le 1er novembre 2024 ; adoption définitive le 8 juillet 2025 ; décision 2025-891 DC ; loi n° 2025-794 du 11 août 2025.

    Chronologie du dossier · consulté le 22 octobre 2026

  22. 22
    Institution publique ou patrimoniale

    Rapport n° 185 (2024-2025) sur la proposition de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur, L'essentiel (site extérieur)

    Pierre Cuypers · Sénat · publié le 4 décembre 2024

    Le rapport présente les manifestations agricoles comme la confirmation d'une urgence signalée depuis 2019 et le texte comme complément de la loi d'orientation.

    Partie I, « Une proposition de loi s'attaquant de front à des totems… » · consulté le 22 octobre 2026

  23. 23
    Texte officiel ou archive

    Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025 (site extérieur)

    Conseil constitutionnel · publié le 7 août 2025

    Censure des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes ; validation avec réserves des présomptions d'intérêt général majeur pour le stockage d'eau.

    Paragraphes 68-84 et 131-138 · consulté le 22 octobre 2026

  24. 24
    Texte officiel ou archive

    Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026 (site extérieur)

    Conseil constitutionnel · publié le 14 août 2026

    Loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, issue d'un projet de loi déposé le 8 avril 2026 : dérogations aux néonicotinoïdes validées sous réserves ; huit dispositions censurées ; décision rendue publique le 14 août 2026.

    Paragraphe 6 (origine du texte), paragraphes 55-79 (article 6), dispositif et mentions finales · consulté le 22 octobre 2026

  25. 25
    Presse

    Pourquoi les agriculteurs français se mobilisent de nouveau contre un accord avec le Mercosur (site extérieur)

    Cyrielle Cabot · France 24 · publié le 14 novembre 2024

    Appel des syndicats à manifester à partir du 18 novembre 2024 contre l'accord UE-Mercosur et la faiblesse des revenus.

    Chapeau et premières sections · consulté le 22 octobre 2026

  26. 26
    Presse

    Une majorité de pays de l'Union européenne approuve l'accord avec le Mercosur malgré l'opposition de la France (site extérieur)

    franceinfo avec AFP · publié le 9 janvier 2026

    Le 9 janvier 2026, une majorité qualifiée d'États soutient l'accord, la France vote contre ; signature annoncée pour le 17 janvier au Paraguay.

    Corps de l'article · consulté le 22 octobre 2026

  27. 27
    Texte officiel ou archive

    Protection et souveraineté agricoles : dossier législatif (site extérieur)

    Sénat

    Projet de loi déposé à l'Assemblée nationale le 8 avril 2026 ; adoption définitive par le Sénat le 21 juillet 2026 ; décision 2026-914 DC du 14 août ; loi n° 2026-796 promulguée le 18 août 2026, publiée au Journal officiel le 19 août.

    Chronologie du dossier · consulté le 22 octobre 2026

  28. 28
    Institution publique ou patrimoniale

    EU trade relations with Mercosur (site extérieur)

    Commission européenne, direction générale du commerce

    Le Conseil adopte le 9 janvier 2026 les décisions autorisant la signature ; signature de l'accord de partenariat et de l'accord commercial intérimaire le 17 janvier 2026 ; application provisoire de l'accord intérimaire depuis le 1er mai 2026.

    Chronologie de l'accord · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Lois Egalim

Lois de 2018, 2021 et 2023 sur les relations commerciales agricoles : le prix payé aux agriculteurs doit être construit à partir de leurs coûts de production, pour mieux protéger leur rémunération face à l’industrie et à la grande distribution.

Source : Wikipédia, « Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous »

En clair

Plan Écophyto

Plan du gouvernement français, issu du Grenelle de l’environnement de 2007, qui vise à réduire l’usage des pesticides, agricoles et non agricoles. Son premier objectif était de diminuer cet usage de moitié entre 2008 et 2018.

Source : Wikipédia, « Écophyto »

En clair

Gazole non routier (GNR)

Carburant diesel, teinté en rouge, réservé aux engins de travail non routiers : tracteurs, engins forestiers ou de chantier. Il est moins taxé que le gazole des voitures ; la suppression de cet avantage fiscal a été plusieurs fois reportée.

Source : Wikipédia, « Gazole non routier »

En clair

Loi de finances

Loi qui détermine et autorise chaque année les recettes et les dépenses de l’État : c’est le budget, qui fixe notamment les impôts et les taxes. Une loi de finances « rectificative » modifie ce budget en cours d’année.

Source : Wikipédia, « Loi de finances en France »

En clair

FNSEA

Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles : principal syndicat agricole français, fondé en 1946. Elle regroupe des fédérations départementales (FDSEA) et des associations spécialisées par production (céréales, lait…).

Source : Wikipédia, « Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles »

En clair

Jeunes Agriculteurs (JA)

Syndicat agricole créé en 1957 et proche de la FNSEA, dont les responsables élus ont tous moins de 38 ans. Il s’est appelé Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA) jusqu’en 2002.

Source : Wikipédia, « Jeunes agriculteurs »

En clair

Maladie hémorragique épizootique (MHE)

Maladie virale des ruminants, transmise par de petits moucherons (culicoïdes). Elle touche surtout les cerfs, mais des foyers ont été signalés chez les bovins. Elle n’affecte pas les humains.

Source : Wikipédia, « Maladie hémorragique épizootique »

En clair

Zones de non-traitement

Bandes de terrain où l’épandage de pesticides est interdit, notamment autour des habitations. L’État a retenu des distances de trois, cinq ou dix mètres selon le type de culture.

Source : Public Sénat, « Pesticides : les zones de non-traitement ne rassurent pas »

En clair

Directive européenne IED

Directive européenne de 2010 sur les « émissions industrielles », qui vise à réduire la pollution des grandes installations. Sa révision, négociée en 2023-2024, l’étend aux plus gros élevages de porcs et de volailles ; les bovins en sont exclus pour l’instant.

Sources : Wikipédia, « Directive sur les émissions industrielles », Réussir, « Émissions industrielles : les bovins exclus de la révision de la directive »

En clair

Loi Duplomb

Loi du 11 août 2025 « visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Elle assouplit des règles sur les pesticides, le stockage de l’eau et les élevages ; le Conseil constitutionnel en a censuré la réautorisation de néonicotinoïdes.

Source : Wikipédia, « Loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »

En clair

Conseil constitutionnel

Institution de neuf membres qui vérifie que les lois respectent la Constitution. Avant la promulgation, il peut être saisi notamment par 60 députés ou 60 sénateurs ; ce qu’il juge contraire à la Constitution est « censuré » et ne s’applique pas.

Source : Wikipédia, « Conseil constitutionnel (France) »

En clair

Néonicotinoïdes

Famille d’insecticides qui agissent sur le système nerveux des insectes. Des études ont montré leur toxicité pour les abeilles ; la France a interdit leur usage à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’en 2020.

Source : Wikipédia, « Néonicotinoïde »

En clair

Loi d’orientation agricole (2025)

Loi du 24 mars 2025 « pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture ». Elle veut faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs et la reprise des fermes, avec un objectif d’au moins 400 000 exploitations en 2035.

Source : Ministère de l’Agriculture, « Loi d’orientation agricole : des mesures concrètes pour l’installation et la transmission »

En clair

Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Censure partielle

Décision du Conseil constitutionnel qui valide l’essentiel d’une loi mais en retire certains articles, jugés contraires à la Constitution. Le reste du texte peut alors être promulgué et s’appliquer.

Source : Wikipédia, « Conseil constitutionnel (France) »

En clair

Mercosur

« Marché commun du Sud » : zone de libre-échange créée en 1991 par le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, rejoints depuis par la Bolivie. Dans le dossier, il s’agit de l’accord commercial entre ce bloc et l’Union européenne.

Source : Wikipédia, « Marché commun du Sud »

En clair

Conseil de l’Union européenne

Institution qui réunit les ministres des pays de l’Union européenne compétents sur un sujet donné ; il adopte les lois européennes avec le Parlement européen. À ne pas confondre avec le Conseil européen, qui réunit les chefs d’État ou de gouvernement.

Source : Wikipédia, « Conseil de l’Union européenne »

En clair

Renseignement territorial

Service de la police nationale chargé de recueillir et d’analyser des informations sur les risques qui touchent le pays, notamment les « mouvements revendicatifs ou protestataires ». Il relève de la Direction nationale du renseignement territorial.

Source : Wikipédia, « Direction nationale du renseignement territorial »

En clair

Dermatose nodulaire contagieuse

Maladie virale des bovins, sans danger pour l’humain. Les règles européennes prévoient l’abattage de tout le troupeau dès le premier cas, mesure débattue chez les éleveurs ; la France a aussi rendu la vaccination obligatoire.

Source : Wikipédia, « Dermatose nodulaire contagieuse »

En clair

Nodu

« Nombre de doses unités » : indicateur national qui mesure l’intensité du recours aux pesticides, toutes cultures confondues. Il a été remplacé dans le plan Écophyto en mai 2024 par un autre indicateur, le HRI.

Source : Wikipédia, « Écophyto »

En clair

Peine ferme

Une peine de prison « ferme » doit être réellement effectuée, sans sursis : la personne condamnée va en prison, sauf si le juge décide d’aménager la peine.

Sources : Wiktionnaire, « ferme », Wikipédia, « Sursis »

En clair

Confédération paysanne

Syndicat agricole français fondé en 1987, classé à gauche, qui défend une « agriculture paysanne » respectueuse de l’environnement. Il est l’un des fondateurs du réseau paysan international Via Campesina.

Source : Wikipédia, « Confédération paysanne »

En clair

FDSEA

Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles : l’échelon départemental de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, fondé en 1946. Elle représente les agriculteurs d’un département.

Source : Wikipédia, « Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles »

En clair

Dépêche

Correspondance officielle sur les affaires publiques : ici, un message du gouvernement de Paris aux autorités de la colonie, que le journal officiel de la Martinique publie le 24 mars 1848 pour annoncer l’émancipation.

Source : Larousse, « dépêche »

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