from1789
Gravure en noir et blanc : sur une place bordée d'immeubles, des soldats à pied et à cheval avancent dans la fumée des tirs ; à gauche, des civils armés s'abritent derrière des tonneaux et des planches, des corps gisent au sol.
Document d’époque « Première révolte des canuts de Lyon, barrière de la Croix-Rousse, 21 et 22 novembre 1831 ». Gravure anonyme de 1831 conservée au musée d'histoire de Lyon.Graveur anonyme, 1831 · Domaine public : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

Monarchies, empire et IIe République · 18 octobre – 3 décembre 1831 · Lyon, La Croix-Rousse, La Guillotière

Révolte des canuts de Lyon pour le tarif (octobre-décembre 1831)

En novembre 1831, les tisseurs de soie lyonnais se soulèvent pour faire appliquer un tarif minimum et tiennent la ville plus d'une semaine, avant sa reprise par l'armée.

Au pouvoir

, roi des Français depuis 1830

, président du Conseil depuis 1831

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Un tarif minimum des  : un prix plancher payé par les pour le tissage de chaque pièce de soie.

Combien ils étaient

plusieurs centaines de participants

Estimation selon les musées Gadagne

10 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Non obtenue

Accepté le 25 octobre 1831 sous l'égide du , le tarif est refusé par une partie des , désavoué par le ministre, puis déclaré nul le 7 décembre 1831. Pendant et après l'insurrection, l'État décide commandes, secours et forte  ; le conflit reprend en 1834.

Ce qui était en jeu

La demande, et ce qu’il en est advenu.

  1. Un tarif minimum des pour les étoffes de soie

    Les demandent un prix plancher, négocié avec les et garanti par les autorités, pour le tissage de chaque type d'étoffe, comme sous l'Empire. L'arrêt des métiers du 21 novembre vise à faire appliquer ce tarif.

    Non obtenue

    Obtenu sur le papier le 25 octobre 1831, le tarif n'est jamais appliqué durablement : refusé par une partie des , désavoué par le ministre, il est déclaré nul par du maréchal Soult le 7 décembre 1831.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Les chefs d'atelier demandent un tarif au préfetMobilisation · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    Les sollicitent le Bouvier-Dumolart pour obtenir des un prix minimum des .

  2. Tarif minimum adopté à la préfectureDécision : accord · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    Délégués ouvriers et s'accordent sur un tarif, publié le 27 octobre pour le 1er novembre.

  3. Premier numéro de L'Écho de la fabrique

    Le journal des paraît ; il s'ouvre sur une chanson intitulée « Le vingt-cinq octobre 1831 ».

  4. 104 fabricants rejettent le tarifRéponse du pouvoir · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    Une partie des refuse le tarif au nom de la .

  5. Le ministre du Commerce désavoue le préfetRéponse du pouvoir · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    Le tarif n'est plus qu'un document « purement informatif » aux yeux du gouvernement.

  6. Arrêt des métiers et premiers tirs à la Croix-Rousse

    La tire sur les ouvriers à la Grande-Côte ; des barricades sont dressées.

  7. Les combats s'étendent à toute la ville

    Les ouvriers des Brotteaux et de la Guillotière rejoignent ceux de la Croix-Rousse ; plusieurs casernes et postes tombent.

  8. L'armée évacue Lyon, l'hôtel de ville est occupé

    Le général Roguet se retire vers 2 heures du matin ; les insurgés tiennent la ville et l'hôtel de ville. Le 24, selon Larousse, un conseil de seize y forme un .

  9. Le roi destine 640 000 francs à des commandes de soieries

    Une lettre de l'administrateur de l'ancienne au annonce que le roi affecte cette somme à des étoffes d'ameublement commandées aux lyonnais.

  10. Entrée du duc d'Orléans et du maréchal SoultRépression · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    Ils entrent sans résistance dans une ville que l'armée réoccupe depuis le 1er décembre ; la a été dissoute le 2.

  11. Le tarif est déclaré nulDécision : abrogation · Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

    maréchal Soult ; le même jour, Adrien de Gasparin s'adresse aux Lyonnais comme provisoire.

  12. Procès de Riom : onze accusés acquittés

    Le procès, à Riom, se tient du 5 au 22 juin 1832.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

À court terme, la demande échoue : le tarif est annulé et ne sera pas appliqué. Le pouvoir répond autrement : commande royale de 640 000 francs (600 000 selon les Archives municipales), fonds d'indemnités, caisse de prêt pour les , réforme du , mais aussi forte et fortifications. Le conflit reprend en 1834 avec une seconde insurrection, qui relève d'un autre dossier.

InterprétationFernand Rude, auteur d'une thèse de référence (1944), que Maurice Agulhon jugeait en 1971 « monumentale », lit l'insurrection comme ni une révolte de la misère ni un soulèvement spontané, selon le compte rendu d'André Allix ; il voit dans le mouvement ouvrier lyonnais un double aspect, politique et social, impossible à dissocier. Au XIXe siècle déjà, le socialiste Benoît Malon y voyait « la première défaite du français ».

InterprétationL'effet le plus durable est symbolique. Ludovic Frobert rappelle que la devise des circule encore au XXIe siècle : en 2007, le journaliste britannique Paul Mason en fait le titre d'un essai sur les luttes sociales et présente L'Écho de la fabrique, lancé par les le 30 octobre 1831, comme un journal pionnier. Selon le musée Gadagne, les révoltes des canuts influencent aussi des penseurs sociaux comme les ou Karl Marx.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

Estimation En 1831, la soierie lyonnaise, la «  », repose sur des qui commandent et financent les étoffes, et sur des , les , qui tissent chez eux à la pièce avec leurs . Les effectifs varient selon les sources : de 400 à 1 400 fabricants, environ 8 000 chefs d'atelier et quelque 30 000 compagnons.

Les , c'est-à-dire ce que le fabricant paie pour tisser une pièce, ont baissé. Les regrettent les tarifs de l'Empire, qui garantissaient un prix minimum, et en réclament un nouveau. Les sources divergent sur la conjoncture de 1831 : morose pour le musée Gadagne, plutôt bonne pour les Archives municipales de Lyon et Larousse.

Le 18 octobre 1831, les se tournent vers le du Rhône, Louis Bouvier-Dumolart. Après des réunions entre délégués ouvriers et , un tarif minimum est adopté à la préfecture le 25 octobre. Selon les Archives municipales, il est publié le 27 octobre et doit s'appliquer à partir du 1er novembre ; d'annulation du 7 décembre vise, lui, des tarifs publiés les 26 et 31 octobre.

Une partie des y voit une atteinte à la  : 104 d'entre eux refusent de l'appliquer (musée Gadagne) ou en réclament l'abolition le 10 novembre (Larousse). Le 17 novembre, le ministre du Commerce désavoue le et réduit le tarif à un document « purement informatif ».

Le 20 novembre, des réunis à la Croix-Rousse, alors commune distincte de Lyon, décident d'arrêter les métiers pour exiger l'application du tarif. Le 21, selon L'Écho de la fabrique, un poste de tire sans sommation sur les ouvriers à la Grande-Côte ; des barricades se dressent. Le 22, les combats gagnent les Brotteaux et la Guillotière ; dans la nuit du 22 au 23, le général Roguet évacue la ville avec ses troupes.

Interprétation Selon l'historien Ludovic Frobert, les insurgés descendent de la Croix-Rousse sous un drapeau noir portant la devise « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ». La formule surgit, semble-t-il, dans la rue le 21 novembre et se retrouve dans la presse nationale deux jours plus tard. Dans un livre paru fin 1845, un ancien forçat, Jean-Claude Romand, affirme l'avoir proposée.

Interprétation La ville reste aux mains des insurgés jusqu'au début de décembre. Selon la synthèse de la Bibliothèque municipale de Lyon, fondée sur Fernand Rude, l'association politique des Volontaires du Rhône, surtout composée de tisseurs avec quelques bourgeois républicains, mène les combats et s'installe à l'hôtel de ville, mais la masse des ouvriers se soucie surtout du tarif. L'Écho de la fabrique, journal des , insiste sur la garde formée pour protéger les magasins, et Rude sur l'ordre qui surprit les contemporains.

Les troupes reviennent par Vaise dès le 1er décembre, la est dissoute le 2, et le 3 décembre le duc d'Orléans, fils du roi, et le maréchal Soult, ministre de la Guerre, entrent dans Lyon sans résistance. Le est remplacé à titre provisoire par Adrien de Gasparin, les en circulation sont annulés et doivent être renouvelés (6 décembre), et le tarif est déclaré nul (7 décembre). Environ 90 ouvriers sont arrêtés ; onze sont jugés à Riom en juin 1832 et acquittés.

Estampe titrée « Événements de Lyon » : au premier plan, des hommes en civil tirent depuis la rive vers un pont de bois, dans la fumée ; la ville et la colline de Fourvière en arrière-plan.
« Combat du pont Morand », estampe sur la journée du 22 novembre 1831, vendue à Lyon et à la Croix-Rousse (date d'édition non précisée). Sa légende loue la « modération » des ouvriers vainqueurs : c'est un document favorable aux insurgés.Anonyme (imprimé chez Chateau, Lyon) · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Feuille manuscrite jaunie, écriture calligraphiée, en-tête « Le Président de la Chambre de commerce de Lyon à Monsieur le Préfet du Rhône », tampons des archives du Rhône.
Lettre du 27 décembre 1831 du président de la Chambre de commerce de Lyon au préfet du Rhône. Elle convoque la Chambre pour répondre à un article de presse sur l'« historique du tarif » du 25 octobre.Président de la Chambre de commerce de Lyon, 1831-12-27 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Répression
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/1

Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie

Les chefs d'atelier demandent un prix plancher, négocié avec les fabricants et garanti par les autorités, pour le tissage de chaque type d'étoffe, comme sous l'Empire. L'arrêt des métiers du 21 novembre vise à faire appliquer ce tarif.

Non obtenueNon obtenue

Obtenu sur le papier le 25 octobre 1831, le tarif n'est jamais appliqué durablement : refusé par une partie des fabricants, désavoué par le ministre, il est déclaré nul par un arrêté du maréchal Soult le 7 décembre 1831.

  1. Demande18 oct. 1831
  2. Accord25 oct. 1831
  3. Promulgation27 oct. 1831
  4. Application1er nov. 1831
  5. Réponse10 nov. 1831
  6. Réponse17 nov. 1831
  7. Réponse26 nov. 1831
  8. Répression3 déc. 1831
  9. Abrogation7 déc. 1831
  10. Bilan1834
Voir les 10 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Les chefs d'atelier demandent au préfet Bouvier-Dumolart l'établissement d'un tarif minimum auprès des fabricants.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Accord

    Réunion à la préfecture : les représentants des ouvriers et des fabricants adoptent un tarif minimum, sous le contrôle des prud'hommes. La Chambre de commerce elle-même désigne ce texte comme le tarif « du 25 octobre ».

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Promulgation

    Le tarif est publié, avec une entrée en vigueur fixée au 1er novembre, selon les Archives municipales (l'arrêté du 7 décembre mentionne des publications les 26 et 31 octobre).

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    Application

    Le tarif doit s'appliquer, mais L'Écho de la fabrique le juge vite « illusoire », beaucoup de négociants refusant de le reconnaître.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 9 jours

    Réponse

    104 fabricants, sur environ 1 400 selon Larousse, réclament l'abolition du tarif ou refusent de l'appliquer.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Réponse

    Le ministre du Commerce désavoue le préfet et ne reconnaît au tarif qu'une valeur « purement informative ».

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 9 jours

    Réponse

    Après l'insurrection, la mairie reconnaît que le tarif a été fait « avec précipitation » et annonce une version révisée, à signer avant le 15 décembre.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Répression

    Le duc d'Orléans et le maréchal Soult entrent dans Lyon, que l'armée a commencé à réoccuper le 1er décembre ; la garde nationale a été dissoute la veille.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + 4 jours

    Abrogation

    Un arrêté du maréchal Soult, ministre de la Guerre, déclare « nuls et comme non avenus » les tarifs publiés les 26 et 31 octobre, les délibérations locales qui s'y rapportent et les avis du maire, du préfet et du général Roguet des 22 et 26 novembre.

  10. Délai depuis l’étape précédente : + env. 2,1 ans

    Bilan

    Le tarif n'a jamais été appliqué. Le nouveau préfet Gasparin le tient pour illégal mais crée un cours de référence des prix et une caisse de prêt ; le conflit sur les prix de façon reprend en février 1834.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

Le tarif d'octobre naît directement de la démarche des chefs d'atelier auprès du préfet, et son annulation est un acte explicite du ministre de la Guerre après la reprise de la ville. Les documents d'époque et les institutions lyonnaises concordent sur ce lien ; l'échec de la demande ne fait pas débat. Ce qui reste discuté, c'est la part de l'insurrection dans les mesures de compensation (commandes, secours, prud'hommes), que les sources lues ne relient pas explicitement à la mobilisation.

Tous les chiffres10 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : participants, victimes (morts et blessés), morts, blessés, soldats, arrestations, personnes jugées. Elles ne se comparent pas entre elles.

Lyon, abords de la préfectureparticipants

  • environ 6 000

    Estimation selon la presseLyon Capitale (2018) ; Mandouit et Panné (1972)

    Rassemblement silencieux devant la préfecture pendant la négociation — Chiffre repris par des récits ultérieurs ; son origine dans un document d'époque n'a pas été retrouvée.

Lyon et faubourgsvictimes (morts et blessés)

  • environ 600

    Estimation selon les musées Gadagne et le musée d'histoire militaire de LyonMusées Gadagne ; Musée d'histoire militaire de Lyon

    Victimes des combats, deux camps confondus — Ordre de grandeur sans détail du mode de comptage ; le Musée militaire le rapporte aux journées des 21 et 22 novembre. Aucun décompte d'époque retrouvé.

Lyon et faubourgsmorts

  • environ 100

    Estimation selon des synthèses, dont Lyon CapitaleSynthèses (Lyon Capitale, Musée d'histoire militaire de Lyon, Wikipédia)

    Morts côté militaire (armée et garde nationale) — Chiffre convergent mais probablement issu d'une même source non identifiée.

  • 69

    Estimation selon des synthèses, dont Lyon CapitaleSynthèses (Lyon Capitale, Musée d'histoire militaire de Lyon, Wikipédia)

    Morts côté insurgés et civils — « Du côté des canuts » pour Lyon Capitale, « civils » pour le Musée militaire et Wikipédia : ne distingue pas insurgés armés et passants. Aucun décompte d'époque retrouvé.

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,4. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Lyon et faubourgsblessés

  • 260 à 263

    Estimation selon des synthèses, dont Lyon CapitaleSynthèses (Lyon Capitale, Wikipédia)

    Blessés côté militaire

  • 140

    Estimation selon des synthèses, dont Lyon CapitaleSynthèses (Lyon Capitale, Wikipédia)

    Blessés côté civil

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,9. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

La Croix-Rousseparticipants

  • plusieurs centaines

    Estimation selon les musées GadagneMusées Gadagne (musée d'histoire de Lyon)

    Soulèvement du 21 novembre à la Croix-Rousse

Lyonarrestations

  • 90 (« une centaine » selon Lyon Capitale)

    Estimation selon les musées Gadagne et le LarousseMusées Gadagne ; Larousse

    Ouvriers arrêtés après la reprise

Lyonsoldats

  • 18 000 à 20 000

    Estimation selon le Larousse et le musée d'histoire militaire de LyonLarousse (20 000) ; Musée d'histoire militaire de Lyon (environ 18 000)

    Troupes envoyées pour reprendre Lyon

Riom (Puy-de-Dôme)personnes jugées

  • 11

    Estimation selon le Larousse

    Accusés jugés à Riom, tous acquittés

Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
  • Les dates du tarif varient : réunions du 21 au 24 octobre et publication le 27 (Archives municipales de Lyon), adoption le 25 (Larousse, lettre de la Chambre de commerce), établissement le 26 (Wikipédia) ; d'annulation du 7 décembre cite des tarifs publiés les 26 et 31 octobre.
  • Le désaveu du est daté du 10 novembre par Lyon Capitale et du 17 novembre par les Archives municipales de Lyon ; le Musée d'histoire militaire de Lyon évoque même un recul du préfet dès le 1er novembre.
  • L'entrée des troupes est datée du 5 décembre par certains articles de presse ; le 3 décembre, entrée du duc d'Orléans, est retenu d'après L'Écho de la fabrique du 4 décembre, les Archives municipales et le musée Gadagne. Les Archives municipales font revenir l'armée par Vaise dès le 1er décembre.
  • La dissolution de la est datée du 2 décembre par les Archives municipales et du 6 décembre par Wikipédia ; L'Écho de la fabrique du 4 décembre la donne déjà pour acquise, d'où le choix du 2.
  • Les bilans humains (environ 600 victimes ; une centaine de morts militaires et 69 morts civils) viennent de synthèses récentes qui dépendent probablement d'une même origine ; ils n'ont pas pu être rattachés à un décompte d'époque et ne distinguent pas insurgés armés et passants.
  • Les effectifs de la (400 pour les Archives municipales, 750 pour le Musée militaire, 1 000 négociants pour Lyon Capitale, 1 400 pour Larousse), des troupes (18 000 ou 20 000) et le montant de la commande royale (600 000 ou 640 000 francs) diffèrent selon les sources.
  • La thèse de Fernand Rude, les articles de Ludovic Frobert sur HAL et l'ouvrage collectif sur L'Écho de la fabrique (OpenEdition) n'ont pas pu être lus en entier ; leurs positions sont connues par des résumés et des comptes rendus.
  • L'auteur de la devise reste incertain : la revendication de Jean-Claude Romand, publiée fin 1845, n'est pas confirmée par d'autres sources consultées. Frobert lui-même écrit que la formule surgit « semble-t-il » le 21 novembre.
  • Le chiffre d'environ 6 000 personnes devant la le 25 octobre provient d'articles qui ne citent pas de source d'époque ; il n'est plus mis en avant.
Sources20 références · 18 octobre 1831 – juin 1832

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 7
  • Institution publique ou patrimoniale 3
  • Travaux de recherche 5
  • Presse 2
  • Synthèse encyclopédique 3
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    « Le vingt-cinq octobre 1831 », L'Écho de la fabrique, n° 1 (site extérieur)

    Antoine Vidal · L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 30 octobre 1831

    Le premier numéro du journal des chefs d'atelier paraît le 30 octobre 1831 et célèbre la journée du 25 octobre.

    N° 1, 30 octobre 1831, chanson signée A. V. · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Texte officiel ou archive

    « Lyon. 21, 22 et 23 novembre », L'Écho de la fabrique, n° 5 (site extérieur)

    Antoine Vidal · L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 27 novembre 1831

    Récit des journées du 21 au 23 novembre : tarif du 1er novembre jugé illusoire, décision d'arrêter les métiers, tirs à la Grande-Côte, extension des combats, retrait de Roguet, garde ouvrière des magasins, révision du tarif annoncée par la mairie.

    N° 5, 27 novembre 1831, article d'ouverture · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Texte officiel ou archive

    « Entrée de Monseigneur le duc d'Orléans », L'Écho de la fabrique, n° 6 (site extérieur)

    L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 4 décembre 1831

    Le duc d'Orléans est entré dans Lyon « hier à midi », soit le 3 décembre, accompagné d'un maréchal non nommé ; le maire déclare la garde nationale dissoute, sans date.

    N° 6, 4 décembre 1831 · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Texte officiel ou archive

    Pièces officielles : lettre du 24 novembre 1831 sur les commandes du roi, L'Écho de la fabrique, n° 6 (site extérieur)

    Baron Delaitre · L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 4 décembre 1831

    Par lettre au préfet datée du 24 novembre 1831, le baron Delaitre, administrateur provisoire de l'ancienne dotation de la couronne, annonce que le roi destine 640 000 francs à des commandes d'étoffes d'ameublement aux fabricants lyonnais.

    N° 6, 4 décembre 1831, rubrique « Pièces officielles » · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Texte officiel ou archive

    Pièces officielles : arrêtés du maréchal Soult des 6 et 7 décembre 1831, L'Écho de la fabrique, n° 7 (site extérieur)

    L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 11 décembre 1831

    L'arrêté du 6 décembre, signé du ministre de la Guerre (maréchal duc de Dalmatie, c'est-à-dire Soult), annule les livrets ouvriers délivrés à Lyon et dans les communes voisines ; celui du 7 décembre déclare « nuls et comme non avenus » les tarifs publiés les 26 et 31 octobre, les délibérations locales qui s'y rapportent et les avis des 22 et 26 novembre.

    N° 7, 11 décembre 1831, rubrique « Pièces officielles » · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Texte officiel ou archive

    Pièces officielles : proclamation du préfet provisoire Gasparin, L'Écho de la fabrique, n° 7 (site extérieur)

    Adrien de Gasparin · L'Écho de la fabrique (édition numérique ARTFL, université de Chicago) · publié le 11 décembre 1831

    Le 7 décembre 1831, Gasparin s'adresse aux Lyonnais comme préfet provisoire et annonce désarmement, renouvellement des livrets et forte garnison.

    N° 7, 11 décembre 1831, proclamation datée du 7 décembre · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Lettre du président de la Chambre de commerce de Lyon au préfet contre le tarif, 27 décembre 1831 (site extérieur)

    Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon (reproduction sur Wikimedia Commons) · publié le 27 décembre 1831

    La Chambre de commerce désigne le texte contesté comme le « tarif au minimum du prix des façons des étoffes de soie » daté du 25 octobre.

    Cote 4 M 209, premier paragraphe · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Institution publique ou patrimoniale

    1831-1834, la révolte des Canuts : l'apport du fonds Gasparin des Archives municipales de Lyon (site extérieur)

    Archives municipales de Lyon

    Réunions du 21 au 24 octobre, tarif publié le 27 octobre pour le 1er novembre, désaveu ministériel du 17 novembre, retrait de Roguet, retour de l'armée par Vaise le 1er décembre, garde nationale dissoute le 2, arrivée du duc d'Orléans le 3 décembre, rappel du préfet le 6 décembre, conjoncture de 1831 jugée bonne, environ 400 fabricants pour 30 000 ouvriers en soie, mesures gouvernementales (indemnités, commande royale, caisse de prêt, réforme des prud'hommes, fortifications), procès de Riom.

    Section « Les insurrections de Lyon » · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Institution publique ou patrimoniale

    Les insurrections des canuts (fiche de salle 21, Laboratoire social, 19e siècle) (site extérieur)

    Musées Gadagne, musée d'histoire de Lyon

    Conjoncture morose et baisse des salaires, regret des tarifs de l'Empire, démarche du 18 octobre, refus de 104 fabricants, soulèvement de plusieurs centaines de canuts le 21 novembre, 600 victimes dans les deux camps, prise de la ville, entrée du 3 décembre, annulation du tarif, 90 arrestations, mesures de Gasparin, grève de février 1834, influence sur les saint-simoniens et Marx. Ne donne pas d'effectifs de la Fabrique.

    Page 1, sections « 1831 : la révolte des canuts » et « 1834 : la deuxième insurrection » · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Institution publique ou patrimoniale

    Qui étaient les volontaires du Rhône durant la première insurrection des canuts en 1831 ? (site extérieur)

    Bibliothèque municipale de Lyon, Guichet du savoir · publié le 23 février 2024

    Selon Rude, les Volontaires du Rhône, association politique surtout composée de chefs d'atelier et de compagnons avec quelques bourgeois républicains, mènent les combats des 21-22 novembre ; le gouvernement insurrectionnel s'installe à l'hôtel de ville le 23 ; la masse ouvrière se soucie surtout du tarif et des salaires.

    Réponse du 23 février 2024, d'après Fernand Rude, thèse p. 428-439 · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Travaux de recherche

    Compte rendu de Fernand Rude, C'est nous les canuts. L'insurrection lyonnaise de 1831 (site extérieur)

    André Allix · Revue de géographie de Lyon (Persée) · publié le 1954

    Compte rendu du livre de Rude de 1954 (et non de sa thèse) : l'insurrection n'est ni une révolte de la misère ni un soulèvement spontané ; « l'ordre parfait » régnant dans la ville surprit les contemporains.

    Vol. 29, n° 4, p. 340-341 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  12. 12
    Travaux de recherche

    Compte rendu de Fernand Rude, L'insurrection lyonnaise de novembre 1831 (site extérieur)

    Maurice Agulhon · Annales. Économies, sociétés, civilisations (Persée) · publié le 1971

    La thèse de Rude (1944, rééditée en 1969) est un « travail monumental », le premier à croiser archives nationales et locales.

    Vol. 26, n° 2, p. 425 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  13. 13
    Travaux de recherche

    Compte rendu de Fernand Rude, L'insurrection lyonnaise de novembre 1831 (site extérieur)

    Raison présente (Persée) · publié le 1970

    Cite Benoît Malon voyant dans l'insurrection « la première défaite du prolétariat français ».

    N° 15, p. 124 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  14. 14
    Travaux de recherche

    « Vivre en travaillant ou mourir en combattant » : les révoltes des canuts (1831, 1834) — notice et résumé (site extérieur)

    Ludovic Frobert · IDEAS / RePEc (notice de l'archive ouverte HAL hal-00794693) · publié le 2012

    En novembre 1831, les canuts descendent de la Croix-Rousse sous un drapeau noir portant la devise, repoussent la garnison et tiennent la ville environ une semaine.

    Résumé · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Travaux de recherche

    « Vivre en travaillant ou mourir en combattant » : quelques épisodes originaux de l'histoire d'une devise (résumé du discours de réception) (site extérieur)

    Ludovic Frobert · Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon · publié le 17 juin 2025

    La devise surgit, « semble-t-il », dans la rue le 21 novembre 1831 et est dans la presse nationale deux jours plus tard ; Jean-Claude Romand, tailleur et ancien forçat, s'en dit l'auteur dans un livre paru fin 1845 ; en 2007, Paul Mason fait de la formule le titre d'un essai et qualifie L'Écho de la fabrique de journal pionnier.

    Résumé, deuxième et troisième paragraphes · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Presse

    1831 : les Canuts pour le Tarif (site extérieur)

    Dominique Mandouit et Jean-Louis Panné · A Contretemps (republication d'un article du Peuple français, n° 8, 1972) · publié le 4 septembre 2023

    Environ 6 000 ouvriers se rendent à la préfecture le 25 octobre ; cite Rude sur le « double aspect politique et social » du mouvement.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Synthèse encyclopédique

    La Révolte des Canuts de 1831 (site extérieur)

    Musée d'histoire militaire de Lyon et de sa région · publié le 22 janvier 2022

    Réunion du 25 octobre, effectifs de la Fabrique (750 fabricants, 8 000 chefs d'atelier, 30 000 compagnons), recul du préfet dès le 1er novembre, tarif jamais appliqué, environ 600 victimes les 21-22 novembre dont plus de 100 militaires et 69 civils tués, environ 18 000 soldats entrés sans résistance le 3 décembre, commande royale de 640 000 francs.

    Article entier, d'après Fernand Rude (Maspero, 1982) · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Synthèse encyclopédique

    Révolte des canuts (novembre-décembre 1831) (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse

    Tarif signé le 25 octobre sous le contrôle des prud'hommes, reprise des ventes en 1831, 104 fabricants sur 1 400 réclament son abolition le 10 novembre, gouvernement provisoire d'un conseil de 16 canuts le 24 novembre, 20 000 hommes le 3 décembre, 90 arrestations, 11 poursuivis et acquittés (procès de Riom, 5-22 juin 1832), tarif minimal non appliqué.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Presse

    23 novembre 1831, en révolte, les canuts prennent l'hôtel de ville de Lyon (site extérieur)

    Florent Deligia · Lyon Capitale · publié le 22 novembre 2018

    Demande du 18 octobre, 6 000 travailleurs manifestant en silence devant la préfecture le 25 octobre, effectifs de la Fabrique (1 000 négociants, plus de 8 000 maîtres-ouvriers, plus de 30 000 compagnons), recours des négociants au gouvernement le 10 novembre, 20 000 soldats dépêchés, une centaine d'arrestations, bilan de 100 morts et 260 blessés militaires, 69 morts et 140 blessés du côté des canuts. Date l'entrée des troupes au 5 décembre (non retenu).

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  20. 20
    Synthèse encyclopédique

    Révolte des canuts (site extérieur)

    Wikipédia

    Bilan d'environ 600 victimes dont quelque 100 morts et 263 blessés militaires, 69 morts et 140 blessés civils ; entrée sans effusion de sang le 3 décembre ; tarif annulé le 7 décembre (date de dissolution de la garde nationale au 6 décembre, non retenue).

    Section « L'insurrection (21-24 novembre 1831) » et suivante · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Façon, prix de façon

Le travail seul, sans la matière : le canut tisse « à façon » une soie qui appartient au fabricant, et le prix de façon est ce que celui-ci lui paie pour chaque pièce tissée. Le tarif de 1831 en fixait le minimum.

Sources : Larousse, « façon », Wikipédia, « Révolte des canuts »

En clair

Fabricants (soierie lyonnaise)

À Lyon, négociants qui commandent et financent les étoffes de soie, puis les vendent, sans tisser eux-mêmes ; on les appelle aussi « soyeux ». Ils font travailler les chefs d’atelier, payés à la pièce.

Source : Wikipédia, « Révolte des canuts »

En clair

Préfet

Haut fonctionnaire nommé par le gouvernement pour le représenter et diriger l’administration dans un département. La fonction a été créée en 1800 ; la préfecture désigne ses services et le bâtiment où ils siègent.

Source : Wikipédia, « Préfet (France) »

En clair

Garnison

Ensemble des soldats installés dans une ville ou dans une forteresse pour la garder ; par extension, la ville elle-même où ces troupes stationnent. Une « forte garnison » signifie de nombreux soldats sur place.

Source : Larousse, « garnison »

En clair

Chefs d’atelier

Maîtres tisserands lyonnais, propriétaires de leurs métiers à tisser, qui travaillent chez eux, à la commande et à la pièce, pour les fabricants, en employant des compagnons. Ce sont eux qu’on appelle les canuts.

Sources : Wikipédia, « Révolte des canuts », Wikipédia, « Canut »

En clair

Arrêté

Décision administrative écrite, prise par une autorité comme un ministre, un préfet ou un maire, sans vote d’une assemblée. Dans une colonie, le gouverneur promulgue aussi par arrêté les lois et décrets venus de Paris.

Sources : vie-publique.fr, « Qu’est-ce qu’un arrêté ? », Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique »

En clair

Canuts

Ouvriers tisserands de la soie à Lyon au XIXe siècle, surtout sur la colline de la Croix-Rousse. Le mot désigne en particulier les chefs d’atelier, maîtres artisans propriétaires de leurs métiers à tisser.

Source : Wikipédia, « Canut »

En clair

Liberté économique

Principe du libéralisme économique : chacun doit pouvoir entreprendre, produire et vendre librement, et fixer ses prix, avec une action de l’État réduite au minimum. Les fabricants l’invoquent contre un tarif imposé.

Source : Wikipédia, « Libéralisme économique »

En clair

Garde nationale

Milice de citoyens créée en 1789 dans chaque commune, tantôt force de maintien de l’ordre, tantôt force insurrectionnelle. Réservée surtout aux hommes aisés sous Louis-Philippe, elle s’ouvre à tous en 1848 ; elle est dissoute en 1871.

Source : Wikipédia, « Garde nationale (France) »

En clair

Gouvernement provisoire

Gouvernement formé dans des circonstances exceptionnelles, comme une révolution, pour diriger en attendant le retour à des institutions normales, en général par une élection. En France, celui de 1848 gouverne du 24 février au 9 mai.

Sources : Wikipédia, « Gouvernement provisoire », Wikipédia, « Gouvernement provisoire de 1848 »

En clair

Dotation de la couronne

Biens de l’État, surtout des palais et leur mobilier, mis à la disposition du roi pour sa maison. Elle s’ajoute à la « liste civile », somme d’argent que l’État verse chaque année au souverain.

Source : Wikipédia, « Liste civile »

En clair

Procès dépaysé

Se dit d’un procès confié à un tribunal d’une autre ville que celui qui devait normalement le juger, par exemple pour éviter les pressions locales. Celui des insurgés lyonnais de 1831 se tient ainsi à Riom.

Source : Larousse, « dépayser »

En clair

Conseil des prud’hommes

Tribunal chargé de régler les litiges du travail entre patrons et ouvriers. Le premier est créé à Lyon en 1806 pour les différends de la soierie, mais un décret donne la majorité des sièges aux fabricants.

Source : Wikipédia, « Conseil de prud’hommes (France) »

En clair

Prolétariat

Classe sociale des prolétaires, ceux qui n’ont pour vivre que le salaire de leur travail. Pour les marxistes, c’est la classe qui produit les richesses et qui doit faire la révolution contre le capitalisme.

Sources : Larousse, « prolétariat », Larousse, « prolétaire »

En clair

Saint-simoniens

Disciples du penseur Henri de Saint-Simon (1760-1825), qui voulaient une société dirigée par les plus capables, industriels, savants et ingénieurs, au service du bien commun. Leur mouvement culmine vers 1830.

Source : Wikipédia, « Saint-simonisme »

En clair

La Fabrique

Nom donné à Lyon à l’ensemble de l’industrie de la soie : fabricants, chefs d’atelier et compagnons, organisés en petits ateliers dispersés plutôt qu’en grandes manufactures, selon un modèle pré-industriel.

Sources : Wikipédia, « Canut », Wikipédia, « Révolte des canuts »

En clair

Compagnons (tisseurs)

Ouvriers tisserands payés à la journée par un chef d’atelier, chez qui ils vivent généralement, logés et nourris contre une retenue sur leur salaire. Quand les prix baissent, ils sont les premiers touchés.

Sources : Wikipédia, « Révolte des canuts », Wikipédia, « Canut »

En clair

Livret ouvrier

Carnet obligatoire créé en 1803, où étaient notées les entrées et sorties de l’ouvrier chez chaque patron. Visé par la police, il permettait de contrôler ses déplacements : voyager sans lui exposait à être arrêté comme vagabond.

Source : Wikipédia, « Livret ouvrier »

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Preuve

Sources de l’affirmation

    Les liens marqués ouvrent un site extérieur, dans un nouvel onglet. « Consultée le » indique la date de vérification, distincte de la date de publication.