
XXIe siècle · 17 mars – 21 avril 2017 · Guyane, Cayenne, Kourou
Mouvement social en Guyane, mars-avril 2017
En mars-avril 2017, grève et barrages bloquent la Guyane pendant environ un mois. L'accord du 21 avril confirme un plan d'urgence d'environ un milliard d'euros.
Au pouvoir
, président de la République depuis 2012
, Premier ministre depuis 2016
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Un rattrapage de l'État en Guyane : sécurité, santé, écoles, justice, routes, et des moyens financiers à la hauteur des besoins du territoire.
- Combien ils étaient
des milliers de personnes
Estimation selon les signataires de l'accord de Guyane
2 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Partiellement obtenue
0 demande obtenue, 1 en partie, sur 3
L'accord du 21 avril 2017 confirme un plan d'urgence de 1,086 milliard d'euros et promet seulement d'examiner 2,1 milliards de plus. En 2019, sur les seules clauses financières, la juge l'effort de l'État « significatif, quoiqu'incomplet » ; la cession promise de terres n'avait pas eu lieu.
Changement : accord conclu 29 jours après la demande du 23 mars 2017
Ce qui était en jeu
3 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Un plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routes
Le collectif rassemble des demandes sur l'insécurité, la santé, l'éducation, la justice et les infrastructures. Le plan d'urgence prévoit notamment 250 millions d'euros sur cinq ans pour les collèges et lycées. Il prévoit aussi une prison à Saint-Laurent-du-Maroni, une cité judiciaire à Cayenne, 140 renforts de forces de l'ordre entre 2017 et 2020 et des crédits pour les hôpitaux. L'État promet enfin de céder 250 000 hectares de terres à la et aux communes.
Partiellement obtenueLe plan de 1,086 milliard d'euros est adopté puis repris dans l'accord. Selon la , l'État a versé près de 190 millions d'euros à la fin 2018 et a le (RSA) à partir de 2019. En revanche, une aide de 30 millions n'a pas été versée, faute de plan de performance présenté à temps par la CTG, et le transfert de terres restait « virtuel » en 2019.
2,1 milliards d'euros supplémentaires
Le collectif et les élus jugent le plan d'urgence insuffisant. Ils chiffrent d'autres mesures à 2,1 milliards d'euros. Le total des demandes atteint alors 3,192 milliards d'euros.
IndéterminéeL'accord promet seulement un examen prioritaire et sans délai de cette demande. En novembre 2018, le sénateur Georges Patient estime que les « plans complémentaires promis » sont « restés dans les limbes », sans préciser s'il vise cette demande. Aucune source consultée ne chiffre ce qui a été obtenu ensuite.
Un pour la Guyane
Début avril 2017, le collectif ajoute une demande d'autonomie plus large pour la Guyane. Cette demande n'était pas dans ses revendications de départ.
IndéterminéeL'accord prévoit une procédure, mais aucun nouveau statut. En 2022, les élus guyanais demandent une inscription de la Guyane dans la Constitution. En 2023, ce débat est encore ouvert au Sénat. En juillet 2025, l'État ouvre des discussions sur l' ; aucune réforme n'est adoptée dans les sources lues au 17 octobre 2026.
Comment c’est arrivé
11 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Marche cagoulée des 500 frères contre l'insécurité
Quatre jours après un meurtre, le collectif défile cagoulé, poing levé, contre l'insécurité.
Intrusion des 500 frères à la collectivité territoriale
Une quarantaine de membres entrent de force pendant une conférence présidée par Ségolène Royal.
Blocage du Centre spatial guyanais à Kourou
Les 500 frères, les Toukans et l' d'EDF bloquent l'entrée de la base. Un lancement d'Ariane 5 est reporté.
Barrages sur tout le territoire, création du collectif
Le collectif « Pou Lagwiyann dékolé » rassemble les revendications.
Marches à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni
Les barrages sont levés le temps des marches. Des bus gratuits et du covoiturage sont organisés.
Arrivée des ministres Fekl et Bareigts
Trois jours de négociations à Cayenne. L'offre d'environ 1,085 milliard d'euros est jugée insuffisante.
Marche à Kourou et occupation du Centre spatial
Une vingtaine de personnes restent 24 heures dans une salle de réunion du centre.
Plan d'urgence de 1,086 milliard d'euros
Le adopte le plan d'urgence pour la Guyane.
Signature de l'accord de Guyane, levée des barrages
Le collectif annonce la levée de tous les barrages. L'accord est publié au le 2 mai.
Convention financière entre l'État et la CTG
Elle fixe les engagements de chacun pour la mise en œuvre financière du plan d'urgence.
Référé de la Cour des comptes sur le plan d'urgence
Il est adressé au Premier ministre et publié en septembre 2019.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
Selon la (2019), l'État a tenu l'essentiel de ses dix engagements envers la , mais pas tous. Il a versé près de 190 millions d'euros fin 2018 et le à partir de 2019. Une aide complémentaire de 30 millions n'a pas été versée, faute d'un plan de performance jugé suffisant de la part de la CTG, et le transfert de 250 000 hectares restait « virtuel ». La CTG n'avait pas encore réellement mis en place les outils de gestion promis. Ce bilan porte sur les seules clauses financières entre l'État et la CTG, pas sur tout le plan.
InterprétationPour les universitaires Serge Mam Lam Fouck (Université de Guyane) et Jean Moomou (Université des Antilles), le mouvement porte une demande ancienne : l'égalité avec les autres citoyens français, promise par la de 1946. Selon eux, les mesures actées par le gouvernement relèvent d'une mise à niveau des équipements et des services publics ; le changement dépendra surtout de la façon dont les habitants s'en saisiront. L'anthropologue Isabelle Hidair-Krivsky souligne que l'unité du mouvement a été réelle mais provisoire.
InterprétationLe lien entre la mobilisation et le plan d'urgence est direct : le plan est adopté pendant les blocages et repris dans un accord signé par le collectif. Ce qui a été réellement fait est beaucoup moins clair. Aucune évaluation complète du milliard d'euros n'a été trouvée après 2019. Le suivi passe ensuite par les , qui mélangent plusieurs engagements.
Pour aller plus loin
Le récit complet7 paragraphes
Pour la commission des finances du Sénat, le mouvement de mars 2017 vient de fragilités durables de la Guyane : inférieur à la moitié de celui de l', forte pression démographique, insécurité. Avant le mouvement, plusieurs meurtres et la mort à l'hôpital de Cayenne d'un homme mordu par un serpent, dans un établissement dépourvu d'antidote selon des habitants, nourrissent la colère.
Le 15 février 2017, les « 500 frères », un collectif d'hommes cagoulés, défilent contre l'insécurité. Le 17 mars, une quarantaine d'entre eux entrent de force dans le bâtiment de la (CTG), pendant une conférence présidée par la ministre Ségolène Royal. La scène est diffusée dans toute la France.
Autour du 20 et du 21 mars, des blocages commencent à Kourou. Les 500 frères, le collectif des Toukans et des syndicalistes de l' (UTG) d'EDF bloquent l'entrée du . Le lancement d'une fusée Ariane 5 est reporté. Le 23 mars, des barrages couvrent tout le territoire, et le collectif « Pou Lagwiyann dékolé » (« Pour que la Guyane décolle ») est créé pour rassembler les revendications.
Le 24 mars, une délégation interministérielle envoyée par l'État est mal reçue : les manifestants veulent parler aux ministres. L' et le collectif appellent à la . Le 28 mars, deux marches réunissent « des milliers de Guyanais », selon le texte de l'accord signé ensuite.
Du 29 au 31 mars, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl et la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts négocient à Cayenne. L'État propose environ 1,085 milliard d'euros, que le collectif juge insuffisant. Le collectif ajoute alors la demande d'un pour la Guyane (1er avril), puis réclame 2,1 milliards d'euros de plus. Le 5 avril, le adopte un plan d'urgence de 1,086 milliard d'euros.
En avril, le mouvement se divise. Les syndicats agricoles signent un accord séparé avec l'État et lèvent leurs barrages. Le 7 avril, des chefs d'entreprise réclament la fin des blocages après trois semaines sans activité. Le 17 avril, Mikaël Mancée, figure des 500 frères, quitte le collectif.
Le 21 avril 2017, à la veille du premier tour de l'élection présidentielle, l'accord de Guyane est signé à Cayenne. Les signataires sont le , le collectif, le président de la , les quatre parlementaires guyanais et le président de l'association des maires. Le collectif s'engage à lever les barrages. Les signataires s'engagent à n'engager aucune poursuite contre les participants au mouvement de février à avril 2017. L'accord est publié au le 2 mai 2017.
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/3
Un plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routes
Le collectif rassemble des demandes sur l'insécurité, la santé, l'éducation, la justice et les infrastructures. Le plan d'urgence prévoit notamment 250 millions d'euros sur cinq ans pour les collèges et lycées. Il prévoit aussi une prison à Saint-Laurent-du-Maroni, une cité judiciaire à Cayenne, 140 renforts de forces de l'ordre entre 2017 et 2020 et des crédits pour les hôpitaux. L'État promet enfin de céder 250 000 hectares de terres à la CTG et aux communes.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
Le plan de 1,086 milliard d'euros est adopté puis repris dans l'accord. Selon la Cour des comptes, l'État a versé près de 190 millions d'euros à la CTG fin 2018 et a recentralisé le revenu de solidarité active (RSA) à partir de 2019. En revanche, une aide de 30 millions n'a pas été versée, faute de plan de performance présenté à temps par la CTG, et le transfert de terres restait « virtuel » en 2019.
- Demande23 mars 2017
- Réponse31 mars 2017
- Réponse5 avr. 2017
- Accord (réalise la demande)21 avr. 2017
- Application23 oct. 2017
- Bilan14 nov. 2018
- Bilan1er juil. 2019
Voir les 7 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
Le collectif « Pou Lagwiyann dékolé » est créé pour rassembler les revendications de groupes de travail thématiques.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours
Après trois jours de négociations à Cayenne, les ministres proposent environ 1,085 milliard d'euros. Le collectif juge l'offre insuffisante.
- Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours
Le Conseil des ministres adopte un plan d'urgence pour la Guyane de 1,086 milliard d'euros.
- Délai depuis l’étape précédente : + 16 jours
L'accord de Guyane reprend les mesures du plan d'urgence. Il est publié au Journal officiel le 2 mai 2017.
- Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois
Une convention entre l'État et la CTG fixe la mise en œuvre des clauses financières du plan d'urgence. Elle contient treize engagements, dix pour l'État et trois pour la CTG.
- Délai depuis l’étape précédente : + 13 mois
En commission des finances du Sénat, le sénateur de Guyane Georges Patient estime que la mise en œuvre du « plan de soutien » est respectée, mais que les plans complémentaires promis n'ont pas avancé.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 mois
La Cour des comptes juge l'effort de l'État « significatif, quoiqu'incomplet » sur les clauses financières. Selon elle, la CTG n'avait pas encore réellement mis en œuvre ses propres engagements au printemps 2019.
Lien direct établi
Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.
Le plan d'urgence est adopté pendant le blocage, puis repris dans un accord signé par le collectif lui-même. Le préambule de l'accord cite les marches du 28 mars. La Cour des comptes écrit que les mouvements sociaux de mars 2017 ont conduit l'État et les acteurs locaux à adopter ce plan.
Revendication 2/3
2,1 milliards d'euros supplémentaires
Le collectif et les élus jugent le plan d'urgence insuffisant. Ils chiffrent d'autres mesures à 2,1 milliards d'euros. Le total des demandes atteint alors 3,192 milliards d'euros.
IndéterminéeIndéterminée
L'accord promet seulement un examen prioritaire et sans délai de cette demande. En novembre 2018, le sénateur Georges Patient estime que les « plans complémentaires promis » sont « restés dans les limbes », sans préciser s'il vise cette demande. Aucune source consultée ne chiffre ce qui a été obtenu ensuite.
- Demandeavr. 2017
- Accord21 avr. 2017
- Bilan14 nov. 2018
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
Après le rejet des offres des ministres, le collectif réclame 2,1 milliards d'euros de plus.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois
L'État « prend acte » de la demande. Il s'engage à l'examiner en priorité pour programmer un plan additionnel d'investissement et de fonctionnement.
- Délai depuis l’étape précédente : + 19 mois
En commission des finances du Sénat, le sénateur de Guyane Georges Patient constate que les plans complémentaires promis n'ont pas avancé, sans dire précisément lesquels.
Lien indéterminé
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.
La demande vient bien du mouvement. Mais aucune source consultée ne montre que cette somme a été accordée, en totalité ou en partie. Les contrats de convergence signés après 2019 mélangent plusieurs engagements, ce qui empêche de mesurer la part liée à cette demande.
Revendication 3/3
Un statut particulier pour la Guyane
Début avril 2017, le collectif ajoute une demande d'autonomie plus large pour la Guyane. Cette demande n'était pas dans ses revendications de départ.
IndéterminéeIndéterminée
L'accord prévoit une procédure, mais aucun nouveau statut. En 2022, les élus guyanais demandent une inscription de la Guyane dans la Constitution. En 2023, ce débat est encore ouvert au Sénat. En juillet 2025, l'État ouvre des discussions sur l'évolution statutaire ; aucune réforme n'est adoptée dans les sources lues au 17 octobre 2026.
- Demande1er avr. 2017
- Accord21 avr. 2017
- Demande26 mars 2022
- Bilan16 févr. 2023
- Réponse30 juil. 2025
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
Le collectif réclame un statut particulier qui donnerait plus d'autonomie à la Guyane.
- Délai depuis l’étape précédente : + 20 jours
L'accord prévoit que le Congrès des élus de Guyane peut saisir le Gouvernement d'un projet d'évolution statutaire. Il prévoit aussi un décret pour consulter la population, selon un calendrier négocié entre la CTG et l'État, sans date fixée.
- Délai depuis l’étape précédente : + 4,9 ans
Le Congrès des élus de Guyane demande que la Guyane soit inscrite dans la Constitution.
- Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois
La délégation sénatoriale aux outre-mer note que la Guyane demande une mention dans la Constitution garantissant son autonomie. Son deuxième scénario de réforme ne retiendrait pas cette mention.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2,5 ans
Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, ouvre avec des élus guyanais une réunion de travail sur l'évolution statutaire ; une consultation des électeurs est envisagée après les municipales de 2026.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
L'accord de 2017 crée bien une procédure pour faire évoluer le statut. Mais la question du statut est plus ancienne que le mouvement : selon Wikipédia, la population avait rejeté par référendum en 2010 une évolution vers plus d'autonomie. Elle a ensuite été portée par les élus, dans un débat sur tous les outre-mer. Le lien avec la mobilisation de 2017 existe, mais il n'est pas le seul facteur.
Tous les chiffres2 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent.
Guyane (deux marches)manifestants
des milliers de personnes
Estimation selon les signataires de l'accord de GuyaneSignataires de l'accord de Guyane (préambule)
Marches du 28 mars 2017 — Formulation qualitative du texte officiel. Le chiffre de la préfecture repris par la presse n'a pas pu être vérifié (voir les limites).
Cayenne et Saint-Laurent-du-Maronimanifestants
environ 10 000
Estimation selon la presseFrance 24 (estimateur non nommé)
Marches du 28 mars 2017 (Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni) — Ordre de grandeur donné par France 24 sans citer de source. Il est inférieur au total des chiffres de la préfecture rapportés par Wikipédia (8 000 à 10 000 à Cayenne, 3 500 à 4 000 à Saint-Laurent-du-Maroni), non vérifiés.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal6 limites
- Ampleur : aucun comptage officiel n'a pu être lu à la source. Selon Wikipédia, la comptait entre 8 000 et 10 000 personnes à Cayenne et 3 500 à 4 000 à Saint-Laurent-du-Maroni le 28 mars 2017, chiffres attribués à une AFP reprise par La Dépêche et Le Point, pages inaccessibles. France 24 donne « environ 10 000 » marcheurs pour les deux villes, sans source : l'ordre de grandeur est retenu, pas le détail.
- Montant du plan d'urgence : 1,086 milliard d'euros dans l'accord publié au , environ 1,085 milliard selon le Sénat (2017) et Isabelle Hidair-Krivsky, mais « 1,86 Md€ » dans le de la , qui date aussi l'adoption du plan du 21 avril (et non du 5 avril) et parle d'un plan « adopté en avril et en octobre 2017 ». Cette différence n'est pas expliquée. La demande supplémentaire vaut 2,1 milliards dans l'accord, « 2 milliards » dans le rapport du Sénat de 2017.
- Date de début : le 17 mars 2017 pour Isabelle Hidair-Krivsky (intrusion des 500 frères), le 20 mars à Kourou pour Wikipédia. Le texte de l'accord vise aussi des mouvements dès février 2017.
- Les mesures sectorielles du plan (lycées, prison de Saint-Laurent-du-Maroni, cité judiciaire, doublement du pont du Larivot, renforts de police) n'ont pas été suivies une à une. On ignore donc ce qui était achevé au 17 octobre 2026.
- Statut : après le rapport du Sénat de février 2023 et des projets de résolution examinés par la en décembre 2023, des discussions s'ouvrent le 30 juillet 2025 et une consultation est envisagée après les municipales de 2026. On ne sait pas si elle a eu lieu avant le 17 octobre 2026.
- La presse nationale et locale (Le Monde, Le Figaro, France Info, France-Guyane, Guyane la 1re) n'a pas pu être consultée. Le récit repose surtout sur une chercheuse, Isabelle Hidair-Krivsky, et sur des textes officiels. Les violences signalées sur certains barrages et devant la le 7 avril ne sont pas documentées ici.
Sources12 références · 15 février 2017 – 1er juillet 2019
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 1
- Institution publique ou patrimoniale 6
- Travaux de recherche 2
- Presse 2
- Synthèse encyclopédique 1
- 1Texte officiel ou archive
Accord de Guyane du 21 avril 2017 - Protocole « Pou Lagwiyann dékolé » (site extérieur)
Légifrance (JORF n° 0103 du 2 mai 2017, texte n° 47) · publié le 2 mai 2017
Texte de l'accord : signataires, marches du 28 mars, plan d'urgence du 5 avril à 1,086 milliard d'euros, demande de 2,1 milliards, levée des barrages, absence de poursuites, procédure statutaire.
- 2Institution publique ou patrimoniale
Didier Migaud, Premier président · Cour des comptes · publié le 17 septembre 2019
Origine du plan dans les mouvements de mars 2017, convention du 23 octobre 2017, près de 190 millions d'euros versés à la CTG fin 2018, recentralisation du RSA en 2019, 30 millions non versés faute de plan de performance de la CTG, transfert de terres resté virtuel, engagements de la CTG non tenus au printemps 2019.
- 3Institution publique ou patrimoniale
Cour des comptes · publié le 17 septembre 2019
Synthèse de la Cour : engagements respectés de façon inégale, effort de l'État « significatif, quoiqu'incomplet », mesures de la CTG non mises en œuvre au printemps 2019.
- 4Institution publique ou patrimoniale
Nuihau Laurey et Georges Patient · Sénat, commission des finances · publié le 23 novembre 2017
Le mouvement vient de fragilités structurelles (niveau de vie inférieur à la moitié de celui de l'Hexagone, pression démographique, insécurité). Le plan d'urgence du 5 avril 2017 (environ 1,085 milliard d'euros) est « en cours de mise en œuvre ». Une demande supplémentaire de 2 milliards doit être examinée en priorité.
- 5Institution publique ou patrimoniale
Nuihau Laurey et Georges Patient · Sénat, commission des finances · publié le 22 novembre 2018
Origine du mouvement de mars 2017. Les contrats de convergence doivent poursuivre la mise en œuvre de l'accord de Guyane. Selon Georges Patient, la mise en œuvre du plan de soutien est respectée mais les plans complémentaires promis sont « restés dans les limbes ».
- 6Institution publique ou patrimoniale
Sénat · publié le 25 octobre 2022
Lors du congrès du 26 mars 2022, les élus de Guyane demandent l'inscription de la Guyane dans la Constitution. Un comité de pilotage travaille sur l'évolution du statut.
- 7Institution publique ou patrimoniale
Stéphane Artano et Micheline Jacques · Sénat, délégation aux outre-mer · publié le 16 février 2023
La Guyane demande une mention particulière dans la Constitution qui garantirait son autonomie. Le deuxième scénario proposé ne retiendrait pas cette mention.
- 8Presse
Ouverture des discussions sur l'évolution statutaire de la Guyane (site extérieur)
La rédaction · Le Club des juristes · publié le 31 juillet 2025
Le 30 juillet 2025, le ministre des Outre-mer Manuel Valls ouvre avec des élus guyanais une réunion de travail sur l'évolution statutaire, en réponse à une demande ancienne d'autonomie ; une consultation des électeurs est envisagée après les élections municipales de 2026.
- 9Travaux de recherche
Isabelle Hidair-Krivsky · Cahiers de littérature orale, n° 91-92 (OpenEdition Journals) · publié le 19 mars 2024
Chronologie détaillée : 500 frères, intrusion du 17 mars, blocage du Centre spatial le 21 mars, barrages et création du collectif le 23 mars, marche du 28 mars, offre de 1,085 milliard, demande de 2,1 milliards et de statut, divisions, levée des barrages le 21 avril.
- 10Travaux de recherche
Les racines de la « mobilisation » de mars/avril 2017 en Guyane (site extérieur)
Serge Mam Lam Fouck et Jean Moomou · Amerika, n° 16 (OpenEdition Journals) · publié le 1er juillet 2017
Lecture historienne : une demande ancienne d'égalité, liée à la départementalisation de 1946. Les mesures obtenues sont surtout une mise à niveau des équipements et des services publics.
- 11Synthèse encyclopédique
Mouvement social de 2017 en Guyane (site extérieur)
Wikipédia
Début des blocages à Kourou le 20 mars, report d'un tir d'Ariane 5, arrivée des ministres Fekl et Bareigts le 29 mars, demande de statut particulier le 1er avril, référendum de 2010 défavorable à plus d'autonomie, signature à la veille du premier tour de la présidentielle.
- 12Presse
Rockets in the jungle: Understanding French Guiana's social unrest (site extérieur)
Rémi Carlier · France 24 · publié le 31 mars 2017
Environ 10 000 personnes ont marché à Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni le mardi 28 mars 2017 (estimateur non nommé).






































