from1789
Affiche sérigraphiée en vert sur papier clair : en haut les sigles CGT et CFDT, au centre « Soutenez les grévistes de Renault Choisy » en grandes lettres, en bas « Luttons ! » en écriture manuscrite.
Document d’époque Affiche sérigraphiée par l'atelier de l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1968, appelant à soutenir les grévistes de l'usine Renault de Choisy.Atelier de l'École nationale supérieure des beaux-arts, 1968 · CC0 : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

Ve République, jusqu’en 1980 · 22 mars – juin 1968 · France entière, Paris, Nanterre

Mai-juin 1968 : révolte étudiante et grève générale

Au printemps 1968, une révolte étudiante partie de Nanterre débouche sur une de plusieurs millions de salariés, puis sur des élections anticipées.

Le pouvoir change

, président de la République depuis 1959

Premiers ministres : , puis le 10 juillet 1968

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Pour les étudiants, la fin de la répression et une autre université ; pour les grévistes, de meilleurs salaires et le droit syndical dans l'entreprise.

Combien ils étaient

environ 7 millions de grévistes

Estimation selon l'historienne Michelle Zancarini-Fournel

9 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Partiellement obtenue

2 demandes obtenues, 2 en partie, sur 5

Le est relevé d'environ 35 % au 1er juin 1968, une loi de décembre 1968 reconnaît la d'entreprise et la réforme l'université. Mais le n'est jamais signé, et les gaullistes sortent renforcés des élections de juin 1968.

Ce qui était en jeu

5 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Réouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiants

    Après l'intervention policière du 3 mai, la fermeture de la Sorbonne et les condamnations d'étudiants, l' (syndicat étudiant) et le SNESup (syndicat de l'enseignement supérieur) réclament la réouverture des , le retrait de la police et la libération des étudiants.

    Partiellement obtenue

    Le 11 mai, Georges Pompidou annonce la réouverture de la Sorbonne et renvoie à la cour d'appel le sort des étudiants condamnés : la première demande est satisfaite, la seconde laissée à la justice. En juin, le pouvoir interdit les manifestations étudiantes et dissout onze organisations.

  2. Hausse des salaires et du salaire minimum ()

    Le salaire minimum interprofessionnel garanti () a pris du retard sur les autres salaires : de 1951 à 1967, son pouvoir d'achat n'a progressé que de 25 %, contre 103 % pour le salaire moyen. Sa revalorisation est l'une des premières revendications syndicales.

    Obtenue

    Le passe de 2,20 F à 3 F de l'heure au 1er juin 1968, soit +35 % selon le Sénat ; les autres salaires augmentent d'environ 10 % sur l'année selon le Journal de l'année Larousse.

  3. Droit syndical dans l'entreprise

    La réclame dès l'ouverture des négociations une loi sur l'exercice des libertés syndicales dans l'entreprise.

    Obtenue

    La loi du 27 décembre 1968 reconnaît l'exercice du droit syndical dans toutes les entreprises et donne des droits aux et aux dans celles d'au moins 50 salariés.

  4. Transformer l'université

    Au-delà des revendications immédiates, le mouvement étudiant met en cause l'organisation des  ; à Strasbourg, des étudiants proclament l'autonomie de l'université dès la mi-mai.

    Partiellement obtenue

    La du 12 novembre 1968 supprime les anciennes , crée des universités autonomes administrées par des conseils élus où siègent étudiants et enseignants. Beaucoup de pratiques changent peu, selon l'historien Antoine Prost.

  5. Mettre fin au pouvoir gaulliste

    Le 13 mai 1968, dix ans après le à Alger, les manifestants scandent « Dix ans, ça suffit ». Une partie du mouvement réclame le départ du général de Gaulle.

    Non obtenue

    De Gaulle reste et  ; les élections des 23 et 30 juin donnent à l' gaulliste, à elle seule, la majorité absolue des sièges.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Occupation à Nanterre, naissance du Mouvement du 22-Mars

    Des étudiants occupent la salle du conseil des professeurs de la de Nanterre.

  2. La police dans la Sorbonne

    Un rassemblement dans la cour de la Sorbonne est dispersé par la police ; 596 personnes sont appréhendées.

  3. Nuit des barricades au Quartier latin

    Environ 60 barricades sont élevées puis prises d'assaut dans la nuit du 10 au 11 mai.

  4. Grève générale de 24 heures et grand défilé à ParisMobilisation · Mettre fin au pouvoir gaulliste

    Appel de la , de la et de la  ; manifestations aussi à Lyon, Toulouse et Marseille.

  5. Sud-Aviation, près de Nantes : première usine occupée

    Les ouvriers soudent les grilles et enferment le directeur ; les occupations gagnent ensuite Renault-Cléon, les 15 ou 16 mai selon les sources.

  6. Fin des négociations de Grenelle, texte rejeté par la baseRéponse du pouvoir · Hausse des salaires et du salaire minimum (SMIG)Réponse du pouvoir · Droit syndical dans l'entreprise

    Les négociations ouvertes le 25 mai s'achèvent le 27 au matin ; le jour même, plusieurs grandes usines refusent le texte. En fin d'après-midi, rassemblement au stade Charléty.

  7. De Gaulle quitte Paris pour Baden-Baden

    Le est annulé ; le président part sans prévenir.

  8. Allocution radiodiffusée et dissolution de l'AssembléeRéponse du pouvoir · Mettre fin au pouvoir gaulliste

    De Gaulle annonce qu'il reste et  ; cortège gaulliste sur les Champs-Élysées.

  9. Début de la reprise du travail

    EDF-GDF, la et la reprennent ; l'automobile et la métallurgie restent en grève.

  10. Trois morts autour de Flins et de Sochaux

    Un lycéen se noie près de Flins en fuyant les gendarmes ; à Sochaux, deux ouvriers meurent lors d'affrontements avec les .

  11. Manifestations interdites, onze organisations dissoutesRépression · Réouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiants

    Un décret dissout notamment la , la FER et le .

  12. Second tour des législatives : majorité absolue pour l’UDR

    L' obtient seule la majorité absolue des sièges.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationLes acquis sociaux les plus nets sont la hausse du au 1er juin 1968 et la loi du 27 décembre 1968 sur le droit syndical dans l'entreprise. Pour le salaire minimum, le lien avec la grève est établi par les textes officiels : en 1969, le gouvernement justifie la création du par le retard accumulé jusqu'en mai 1968 et par la brutalité des relèvements de Grenelle. Pour la loi syndicale, le lien repose sur le de Grenelle et sur les historiens ; le rapport parlementaire de 1968 consulté ne l'évoque pas.

InterprétationLa transforme l'organisation des universités, mais selon l'ouvrage dirigé par Bruno Poucet et David Valence, présenté par Pierre Verschueren, elle repose sur un consensus « très artificiel » obtenu par Edgar Faure, et Antoine Prost juge qu'elle change les structures plus que les usages. Michelle Zancarini-Fournel voit dans la victoire du mouvement féministe, avec les lois Veil de 1974-1975, l'exemple le plus fondamental de l'héritage de ces années.

InterprétationSur le plan politique, la crise se conclut par un renforcement du pouvoir en place : les gaullistes gagnent les élections de juin. Pour Xavier Vigna, l'héritage le plus durable se joue dans les usines, avec une décennie de grèves et de contestation de l'autorité, qui s'éteint à la fin des années 1970 avec la crise économique.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 1 image

Le 22 mars 1968, des étudiants occupent la salle du conseil des professeurs de la de Nanterre : c'est la naissance du «  ». Le 2 mai, après de nouveaux incidents, le doyen ferme la faculté avec l'accord du ministre de l'Éducation nationale.

Le 3 mai, la police intervient dans la Sorbonne pour disperser un rassemblement : 596 personnes sont appréhendées selon le Journal de l'année Larousse. Les manifestations se multiplient. Dans la nuit du 10 au 11 mai, des dizaines de barricades sont dressées au puis prises d'assaut par la police ; le bilan publié au matin fait état de 367 blessés hospitalisés, dont 251 policiers, et de 468 interpellations.

Le 11 mai au soir, le Premier ministre Georges Pompidou annonce la réouverture de la Sorbonne et un réexamen rapide du sort des étudiants condamnés. Le 13 mai, la , la et la Fédération de l'éducation nationale () appellent à une de 24 heures ; à Paris, le défilé réunit 171 000 personnes selon la , plus de 800 000 selon les syndicats.

Le 14 mai, les ouvriers de Sud-Aviation près de Nantes occupent leur usine et enferment le directeur ; l'usine Renault de Cléon suit (le 15 mai selon l'INA, le 16 selon le Journal de l'année Larousse). Sans mot d'ordre central de illimitée, les arrêts de travail s'étendent ensuite à tout le pays, des grandes usines aux transports et aux postes. L'historienne Michelle Zancarini-Fournel situe le pic le 28 mai.

Du 25 au 27 mai, gouvernement, syndicats et patronat négocient au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle. Le texte qui en sort, souvent appelé «  », est un « projet de protocole » qu'aucun syndicat ne signe : la parle de « constat ». Le 27 mai, des salariés de Renault, Citroën, Berliet ou Sud-Aviation le jugent insuffisant et poursuivent la grève.

Le 29 mai, le général de Gaulle quitte Paris sans prévenir et se rend à Baden-Baden. Le 30 mai, de retour à l', il annonce à la radio qu'il reste et nationale ; un cortège gaulliste remonte ensuite les Champs-Élysées, de la Concorde à l'Étoile.

Début juin, le travail reprend peu à peu, d'abord à EDF-GDF, à la et à la , tandis que l'automobile et la métallurgie restent en grève. Les 10 et 11 juin, près de l'usine Renault de Flins, un lycéen se noie en fuyant les gendarmes ; à Sochaux, lors d'affrontements avec les autour de l'usine Peugeot, un ouvrier est tué par balle et un autre meurt d'une chute. Le 12 juin, le gouvernement interdit les manifestations étudiantes et dissout onze organisations d'extrême gauche, dont le .

Interprétation Pour l'historien Xavier Vigna, les grèves de mai-juin 1968 sont un événement au sens fort : elles surprennent les contemporains et ouvrent un cycle d'« insubordination ouvrière » qui dure jusqu'à la fin des années 1970. Michelle Zancarini-Fournel juge, elle, l'expression « Mai 68 » réductrice, car elle ramène à un mois et à Paris un mouvement plus long et national.

Affiche horizontale aux lettres rouges au pochoir : « Habitants du », suivi d'un grand cercle vide, puis « Soutenez les grévistes de votre quartier ».
Affiche sérigraphiée par l'atelier de l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1968 ; un cercle est laissé vide après « Habitants du ».Atelier de l'École nationale supérieure des beaux-arts, 1968 · CC0 · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Répression
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/5

Réouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiants

Après l'intervention policière du 3 mai, la fermeture de la Sorbonne et les condamnations d'étudiants, l'UNEF (syndicat étudiant) et le SNESup (syndicat de l'enseignement supérieur) réclament la réouverture des facultés, le retrait de la police et la libération des étudiants.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Le 11 mai, Georges Pompidou annonce la réouverture de la Sorbonne et renvoie à la cour d'appel le sort des étudiants condamnés : la première demande est satisfaite, la seconde laissée à la justice. En juin, le pouvoir interdit les manifestations étudiantes et dissout onze organisations.

  1. Demande6 mai 1968
  2. Réponse11 mai 1968
  3. Répression12 juin 1968
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    La Sorbonne est close, Nanterre fermée ; le SNESup prône la grève illimitée et des dizaines de milliers d'étudiants manifestent à Paris.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    Réponse

    De retour d'Afghanistan, Georges Pompidou annonce à la télévision que la Sorbonne sera rouverte le lundi et que la cour d'appel statuera sur la libération des étudiants condamnés.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 32 jours

    Répression

    Un décret dissout onze organisations d'extrême gauche, dont le Mouvement du 22-Mars, et les manifestations étudiantes sont interdites.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Les annonces du 11 mai interviennent au lendemain de la nuit des barricades et répondent aux revendications portées par l'UNEF et le SNESup ; les sources consultées convergent sur ce lien. Les intentions de Pompidou (apaisement ou calcul) ne sont pas établies ici.

Revendication 2/5

Hausse des salaires et du salaire minimum (SMIG)

Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a pris du retard sur les autres salaires : de 1951 à 1967, son pouvoir d'achat n'a progressé que de 25 %, contre 103 % pour le salaire moyen. Sa revalorisation est l'une des premières revendications syndicales.

ObtenueObtenue

Le SMIG passe de 2,20 F à 3 F de l'heure au 1er juin 1968, soit +35 % selon le Sénat ; les autres salaires augmentent d'environ 10 % sur l'année selon le Journal de l'année Larousse.

  1. Demandemai 1968
  2. Réponse27 mai 1968
  3. Application (réalise la demande)1er juin 1968
  4. Réponse16 déc. 1969
  5. Bilan2 janv. 1970
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Pendant les grèves, la revalorisation du SMIG figure parmi les premières revendications syndicales.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Réponse

    Le projet de protocole issu des réunions de Grenelle prévoit de porter le SMIG à 3 F de l'heure en juin et une hausse générale des salaires. Georges Pompidou présente ces « concessions » ; aucun syndicat ne signe le texte.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    ApplicationRéalise la demande

    Le taux horaire du SMIG est porté de 2,20 F à 3 F, soit environ 520 F par mois pour 40 heures par semaine selon le Journal de l'année Larousse ; la CFDT date la mesure du 1er juin.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 18 mois

    Réponse

    Le projet de loi du gouvernement, rapporté au Sénat le 16 décembre 1969, juge trop brutaux les relèvements de Grenelle (+35 % pour le SMIG, +50 % pour le salaire minimum agricole) et propose un nouveau mécanisme de revalorisation.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 17 jours

    Bilan

    Prolongement : la loi n° 70-7 du 2 janvier 1970 remplace le SMIG par le SMIC, revalorisé aussi selon le salaire moyen.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

La hausse est négociée pendant la grève, à Grenelle, pour y mettre fin. En 1969, le gouvernement et le Sénat présentent eux-mêmes la réforme du SMIC comme une réponse aux relèvements de Grenelle et au retard accumulé jusqu'en mai 1968.

Revendication 3/5

Droit syndical dans l'entreprise

La CFDT réclame dès l'ouverture des négociations une loi sur l'exercice des libertés syndicales dans l'entreprise.

ObtenueObtenue

La loi du 27 décembre 1968 reconnaît l'exercice du droit syndical dans toutes les entreprises et donne des droits aux sections syndicales et aux délégués syndicaux dans celles d'au moins 50 salariés.

  1. Demande25 mai 1968
  2. Réponse27 mai 1968
  3. Vote19 déc. 1968
  4. Promulgation (réalise la demande)27 déc. 1968
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    À l'ouverture des réunions de Grenelle, la CFDT demande une loi sur les libertés syndicales dans l'entreprise.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Réponse

    Le projet de protocole de Grenelle, qu'aucun syndicat ne signe, prévoit la reconnaissance de la section syndicale d'entreprise.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 7 mois

    Vote

    La commission mixte paritaire Assemblée-Sénat adopte à l'unanimité le texte final : exercice du droit syndical reconnu dans toutes les entreprises, droits pour les syndicats représentatifs dans celles d'au moins 50 salariés, délégués syndicaux protégés contre le licenciement, crédit d'heures dans celles d'au moins 150 salariés.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Promulgation de la loi n° 68-1179 relative à l'exercice du droit syndical dans les entreprises.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

La mesure figure dans le projet de protocole de Grenelle et la loi suit sept mois plus tard ; historiens et synthèses la relient à 1968. Mais la revendication est plus ancienne, et le texte du constat n'a pas pu être lu directement (site du ministère du Travail indisponible).

Revendication 4/5

Transformer l'université

Au-delà des revendications immédiates, le mouvement étudiant met en cause l'organisation des facultés ; à Strasbourg, des étudiants proclament l'autonomie de l'université dès la mi-mai.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

La loi Faure du 12 novembre 1968 supprime les anciennes facultés, crée des universités autonomes administrées par des conseils élus où siègent étudiants et enseignants. Beaucoup de pratiques changent peu, selon l'historien Antoine Prost.

  1. Demandemai 1968
  2. Vote11 oct. 1968
  3. Promulgation (réalise la demande)12 nov. 1968
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    Après le 11 mai, des étudiants occupent des locaux universitaires à Paris ; à Strasbourg, des étudiants proclament l'autonomie de l'université.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 5 mois

    Vote

    L'Assemblée nationale adopte la loi d'orientation par 441 voix contre 0 ; 39 députés s'abstiennent, dont 33 communistes.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 32 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Promulgation de la loi n° 68-978 d'orientation de l'enseignement supérieur, dite loi Edgar Faure : universités autonomes, conseils élus comprenant des étudiants, unités d'enseignement et de recherche (UER).

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Pour Pierre Verschueren, la loi Faure est « avant tout une réponse empressée à Mai 68 », rédigée à l'été 1968 ; Michelle Zancarini-Fournel la range aussi parmi les effets de 1968. Le lien est solide selon les historiens cités, mais la loi ne reprend qu'une partie des aspirations étudiantes, très diverses.

Revendication 5/5

Mettre fin au pouvoir gaulliste

Le 13 mai 1968, dix ans après le 13 mai 1958 à Alger, les manifestants scandent « Dix ans, ça suffit ». Une partie du mouvement réclame le départ du général de Gaulle.

Non obtenueNon obtenue

De Gaulle reste et dissout l'Assemblée ; les élections des 23 et 30 juin donnent à l'UDR gaulliste, à elle seule, la majorité absolue des sièges.

  1. Demande13 mai 1968
  2. Réponse30 mai 1968
  3. Bilan30 juin 1968
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    Grève générale et manifestations sous le mot d'ordre « Dix ans, ça suffit ».

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 17 jours

    Réponse

    Dans une allocution radiodiffusée, de Gaulle annonce qu'il reste et dissout l'Assemblée nationale.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 31 jours

    Bilan

    Au second tour, l'UDR obtient seule la majorité absolue ; communistes et Fédération de la gauche perdent environ la moitié de leurs sièges.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Le résultat électoral est l'inverse de la demande. Michelle Zancarini-Fournel voit dans la démission de De Gaulle, en avril 1969 après un référendum perdu, un prolongement indirect de 1968 ; ce lien reste une interprétation.

Tous les chiffres9 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : grévistes, manifestants, blessés, interpellations, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.

France entièregrévistes

  • environ 7 millions

    Estimation selon l'historienne Michelle Zancarini-FournelMichelle Zancarini-Fournel (historienne), reprise par l'INA

    Grévistes au plus fort de la grève (fin mai) — Ordre de grandeur donné sans méthode de comptage ; l'INA écrit « jusqu'à 7 millions ». Aucune statistique officielle consultée.

  • de 6 à plus de 11 millions

    Estimation selon le site AcrimedAcrimed (synthèse des estimations, sans source)

    Fourchette des estimations publiées (estimateurs non identifiés) — Acrimed juge le chiffre difficile à établir et ne cite pas de source. Wikipédia écrit « près de dix millions » juste avant Grenelle, chiffre sans origine vérifiée.

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,8. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Paris, Quartier latinblessés

  • 367, dont 251 policiers

    Estimation selon la presseJournal de l'année Larousse (bilan à 7 h)

    Nuit des barricades (10-11 mai), blessés hospitalisés — S'y ajoutent 720 blessés légers selon la même source. D'autres synthèses donnent des chiffres voisins mais différents.

Paris, Quartier latininterpellations

  • 468

    Estimation selon la presse · Journal de l'année Larousse

    Nuit des barricades (10-11 mai), interpellations

Parismanifestants

  • 171 000

    Estimation selon la police · Préfecture de police

    Manifestation du 13 mai à Paris

  • plus de 800 000

    Estimation selon les organisateurs · Syndicats organisateurs

    Manifestation du 13 mai à Paris — Une autre page du même dossier Larousse écrit « près d'un million selon les organisateurs ».

Écart entre ces chiffres : du simple au 4,7. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Bouches-du-Rhônegrévistes

  • plus de 300 000

    Estimation selon des chercheursJean-Marie Guillon (historien), notice INA

    Grévistes dans les Bouches-du-Rhône au plus fort (24-25 mai)

France entièregrévistes

  • 500 000

    Estimation selon la presse · Journal de l'année Larousse

    Ouvriers encore en grève le 11 juin

Flins (Yvelines) et Sochaux (Doubs)morts

  • 3

    Estimation selon la presse · Journal de l'année Larousse

    Morts à Flins et Sochaux (10-11 juin) — Gilles Tautin, lycéen noyé près de Flins ; Pierre Beylot, tué par balle, et Henri Blanchet, mort d'une chute, à Sochaux. Ne recense pas les autres décès de mai-juin 1968.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal7 limites
  • Le nombre de grévistes n'est pas établi : les chiffres publiés vont de 6 à plus de 11 millions, sans méthode de comptage connue. Aucune statistique du ministère du Travail de 1968 n'a pu être consultée ; le chiffre d'environ 7 millions est celui d'une historienne, pas un comptage.
  • Le texte du «  » sur le site du ministère du Travail était inaccessible (erreur 503) : son contenu est connu ici par l'INA, le Sénat, l'Assemblée nationale, le Journal de l'année Larousse, la et Wikipédia. L'entretien de CNRS News parle, lui, d'un protocole « signé » : il reste isolé face aux autres sources.
  • Plusieurs chiffres viennent du Journal de l'année Larousse, publication contemporaine qui ne cite pas toujours ses sources (bilan de la nuit des barricades, chiffres du 13 mai). Wikipédia donne des bilans voisins mais différents.
  • Le nombre de sièges gaullistes varie selon les sources et le classement des élus (environ 360 sièges sur 485 pour la majorité selon Larousse ; 292 sièges sur 487 selon Wikipédia) ; toutes deux donnent à l'UDR seule la majorité absolue.
  • Les dates des morts de Sochaux varient : Larousse situe la mort de Pierre Beylot dans la nuit du 10 juin et celle d'Henri Blanchet deux jours plus tard, Wikipédia les place toutes deux le 11 juin. Les circonstances restent discutées.
  • La date de l'occupation de Renault-Cléon diffère d'un jour entre l'INA (15 mai) et Larousse (16 mai).
  • L'acte réglementaire portant le à 3 F au 1er juin 1968 n'a pas été lu.
Sources33 références · 22 mars – 30 juin 1968

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 8
  • Institution publique ou patrimoniale 4
  • Travaux de recherche 3
  • Presse 16
  • Synthèse encyclopédique 2
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur (site extérieur)

    Légifrance · publié le 12 novembre 1968

    Universités autonomes regroupant des UER, conseils élus d'enseignants, chercheurs, étudiants et personnels, président élu.

    Articles 3, 11 à 15, 35 à 37 · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 68-1179 du 27 décembre 1968 relative à l'exercice du droit syndical dans les entreprises (site extérieur)

    Légifrance · publié le 27 décembre 1968

    Existence, numéro, intitulé et date de la loi sur le droit syndical dans les entreprises.

    Titre et date de la loi (le corps du texte ne s'affiche pas) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  3. 3
    Texte officiel ou archive

    Décret du 30 mai 1968 portant dissolution de l'Assemblée nationale (site extérieur)

    Légifrance · publié le 30 mai 1968

    La dissolution de l'Assemblée nationale est décrétée le 30 mai 1968.

    Titre et date (le corps du texte ne s'affiche pas) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  4. 4
    Texte officiel ou archive

    Décret du 12 juin 1968 (dissolution d'associations) (site extérieur)

    Légifrance · publié le 12 juin 1968

    Un décret du 12 juin 1968 porte sur des associations ; la liste des organisations dissoutes est lue sur l'original des Archives nationales.

    Titre et date (le corps du texte ne s'affiche pas) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  5. 5
    Texte officiel ou archive

    Décret du 12 juin 1968 portant dissolution d'organismes et de groupements (original, 20100357/62) (site extérieur)

    Archives nationales (numérisation versée sur Wikimedia Commons) · publié le 12 juin 1968

    L'article 1er du décret du 12 juin 1968 dissout onze organisations, dont la JCR, Voix ouvrière, la FER, l'UJCML, l'OCI et le Mouvement du 22 mars.

    Article 1er, première page · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Texte officiel ou archive

    Rapport n° 116 fait au nom de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à l'exercice du droit syndical dans les entreprises (site extérieur)

    Jean Gravier · Sénat · publié le 18 décembre 1968

    La CMP réunie le 19 décembre 1968 adopte à l'unanimité un texte reconnaissant le droit syndical dans toutes les entreprises, avec droits des syndicats représentatifs dès 50 salariés, protection et crédit d'heures des délégués syndicaux.

    Pages 2 à 6 : article 1er A, article 1er, articles 9, 11 et 12 · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Rapport n° 132 sur le projet de loi portant réforme du salaire minimum garanti et création d'un salaire minimum de croissance (site extérieur)

    Jean Gravier · Sénat · publié le 16 décembre 1969

    La revalorisation de Grenelle représente +35 % pour le SMIG et +50 % pour le salaire minimum agricole ; le rapporteur relie le retard du SMIG à la crise de mai 1968 et l'exposé des motifs du gouvernement justifie la réforme par cet écart et par les relèvements de Grenelle.

    Pages 4 et 5 · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Institution publique ou patrimoniale

    Rapport n° 489 sur la proposition de loi visant à augmenter le SMIC à 1 600 euros net (site extérieur)

    Alexis Corbière · Assemblée nationale · publié le 16 novembre 2022

    De 1951 à 1967, le pouvoir d'achat du SMIG progresse de 25 % contre 103 % pour le salaire moyen ; sa revalorisation est l'une des premières revendications de 1968 ; Grenelle (« projet de protocole d'accord ») prévoit +35 % ; la loi n° 70-7 du 2 janvier 1970 crée le SMIC.

    Pages 5 et 6, partie I.A · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Institution publique ou patrimoniale

    Dans la rue et à la télé, à quoi ressemblait la France à l'arrêt du printemps 68 (site extérieur)

    Romane Laignel Sauvage · INA · publié le 28 février 2023

    Jusqu'à 7 millions de grévistes ; mot d'ordre « Dix ans, ça suffit » le 13 mai, dix ans après le coup d'État d'Alger ; occupation de Sud-Aviation le 14 mai, de Renault-Cléon dès le 15 mai ; pic des grévistes le 28 mai selon M. Zancarini-Fournel ; grèves dans certains secteurs jusqu'à fin juin.

    Chapeau ; « La grève générale du 13 mai » ; « L'occupation de l'usine Sud-Aviation » ; « La reprise, réelle et anticipée » · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Institution publique ou patrimoniale

    Mai 68 : le bilan du mouvement social dans la région (site extérieur)

    Jean-Marie Guillon (notice) · INA, Sudorama

    Plus de 300 000 grévistes dans les Bouches-du-Rhône les 24 et 25 mai ; reprise affirmée à partir du 2 juin.

    Notice historique · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Institution publique ou patrimoniale

    Accords de Grenelle : hausse du SMIG (site extérieur)

    INA · publié le 27 mai 1968

    Le 27 mai 1968, Georges Pompidou présente les « concessions » de Grenelle, dont le SMIG porté à 3 F en juin et une hausse générale des salaires.

    Notice du document d'archive · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Travaux de recherche

    1968: a Turning Point in History? (site extérieur)

    Philippe Testard-Vaillant (entretien avec Michelle Zancarini-Fournel) · CNRS News · publié le 17 avril 2018

    Grève d'environ sept millions de salariés (sans méthode) ; l'expression « accords de Grenelle » est jugée erronée (l'entretien parle toutefois d'un protocole « signé ») ; loi de décembre 1968 sur les sections syndicales et loi Faure parmi les effets ; démission de De Gaulle en 1969 comme prolongement indirect ; victoire féministe et lois Veil comme héritage le plus fondamental.

    Questions « Why do you object to that designation? » et « What was the ultimate effect… » · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Travaux de recherche

    Ouvriers en révolte, l'autre visage de mai 68 (site extérieur)

    Rémy Pawin · La Vie des idées · publié le 26 mai 2008

    Pour Xavier Vigna, les grèves de mai-juin 1968 sont un événement qui ouvre un cycle d'insubordination ouvrière clos à la fin des années 1970, avec la crise économique et la stratégie des syndicats.

    Pages 1 à 3 (recension de X. Vigna, L'insubordination ouvrière dans les années 68, PUR, 2007) · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Travaux de recherche

    L'interminable réforme de l'université (site extérieur)

    Pierre Verschueren · La Vie des idées · publié le 13 avril 2017

    Pour P. Verschueren, la loi Faure est une réponse empressée à Mai 68 ; A. Prost rappelle qu'elle est rédigée en 42 jours (7 août-19 septembre 1968) et qu'une loi change les structures, non les usages ; l'ouvrage de Poucet et Valence parle d'un consensus « très artificiel » établi par Edgar Faure.

    Pages 2 et 3, « Dans les coulisses d'une loi » · consulté le 22 octobre 2026

  15. 15
    Presse

    Dossier mai 1968 : les événements de mai et juin (2-3 mai) (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Fermeture de Nanterre le 2 mai avec l'accord du ministre ; meeting de l'UNEF dans la cour de la Sorbonne le 3 mai.

    « Jeudi 2 mai », « Vendredi 3 mai » · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Presse

    Dossier mai 1968 : les événements de mai et juin (3-6 mai) (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    596 personnes appréhendées le 3 mai ; SNESup pour la grève illimitée ; le 6 mai, Sorbonne close et dizaines de milliers d'étudiants dans la rue.

    Début de page, « Samedi 4 mai / Dimanche 5 mai », « Lundi 6 mai » · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Presse

    Dossier mai 1968 : la nuit des barricades (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Environ 60 barricades ; 720 blessés légers, 367 blessés hospitalisés dont 251 policiers ; 468 interpellations.

    Récit de la nuit du 10 au 11 mai, bilan à 7 h · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Presse

    Dossier mai 1968 : du 11 au 13 mai (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Annonces de Pompidou le 11 mai ; autonomie proclamée à Strasbourg ; grève de 24 h le 13 mai ; 171 000 manifestants selon la préfecture, plus de 800 000 selon les syndicats.

    « Samedi 11 mai », « Lundi 13 mai » · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Presse

    Dossier mai 1968 : du 25 au 29 mai (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Négociation rue de Grenelle jusqu'au 27 mai à 7 h 15 ; rejet chez Renault, Citroën, Berliet, Sud-Aviation ; rassemblement de Charléty ; départ de De Gaulle le 29 mai.

    « Samedi 25 et dimanche 26 mai », « Lundi 27 mai », « Mercredi 29 mai » · consulté le 22 octobre 2026

  20. 20
    Presse

    Dossier mai 1968 : du 30 mai au 3 juin (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Retour de De Gaulle à l'Élysée après Baden-Baden, allocution de quatre minutes, dissolution de l'Assemblée, cortège gaulliste de la Concorde à l'Étoile.

    « Jeudi 30 mai » · consulté le 22 octobre 2026

  21. 21
    Presse

    Dossier mai 1968 : du 3 au 9 juin (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Reprise du travail à EDF-GDF, à la SNCF et à la RATP ; automobile et métallurgie toujours en grève.

    « Mardi 4 juin / Mercredi 5 juin / Jeudi 6 juin » · consulté le 22 octobre 2026

  22. 22
    Presse

    Dossier mai 1968 : 10 et 11 juin (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Mort du lycéen Gilles Tautin près de Flins, mort de deux ouvriers à Sochaux ; 500 000 ouvriers encore en grève le 11 juin.

    « Lundi 10 juin », « Mardi 11 juin » · consulté le 22 octobre 2026

  23. 23
    Presse

    Dossier mai 1968 : du 12 au 16 juin (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Interdiction des manifestations étudiantes et dissolution de groupes dont le Mouvement du 22-Mars ; reprise progressive dans plusieurs secteurs.

    « Mercredi 12 juin » · consulté le 22 octobre 2026

  24. 24
    Presse

    Dossier mai 1968 : le raz de marée (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Aux élections des 23 et 30 juin, l'UDR obtient seule la majorité absolue ; la majorité compte environ 360 sièges sur 485 ; le PCF passe de 73 à 34 députés, la Fédération de 118 à 57.

    « Le raz de marée » · consulté le 22 octobre 2026

  25. 25
    Presse

    Dossier mai 1968 : la grève et les syndicats (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Occupation de Sud-Aviation le 14 mai, de Renault-Cléon le 16 mai ; la CGT n'appelle pas à la grève générale illimitée ; « près d'un million » de manifestants le 13 mai selon les organisateurs.

    Section « La grève et les syndicats » · consulté le 22 octobre 2026

  26. 26
    Presse

    Dossier mai 1968 : négociations au sommet (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Rejet du protocole par la base le 27 mai ; FO, la CFTC et la CGC ne le signent pas.

    « Négociations au sommet » · consulté le 22 octobre 2026

  27. 27
    Presse

    Finances (1968) (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1968

    Le SMIG passe de 2,20 F à 3 F de l'heure (environ 520 F par mois pour 40 heures) ; hausse des salaires d'environ 10 % sur l'année.

    Passage sur les accords de Grenelle et les salaires · consulté le 22 octobre 2026

  28. 28
    Presse

    Éducation (1969) (site extérieur)

    Larousse, Journal de l'année 1969

    La loi d'orientation est adoptée à l'Assemblée le 11 octobre 1968 par 441 voix contre 0 et 39 abstentions (33 communistes, 6 UDR) ; elle supprime les facultés créées en 1808.

    Passage sur la loi d'orientation · consulté le 22 octobre 2026

  29. 29
    Presse

    En mai 1968, de Gaulle a hésité à dissoudre l'Assemblée nationale pour mettre fin à la crise (site extérieur)

    Hugo Ruaud · Public Sénat · publié le 28 novembre 2020

    Le discours du 30 mai 1968 est radiodiffusé ; le brouillon excluait d'abord la dissolution, avant que de Gaulle ne la décide.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  30. 30
    Presse

    Mai 68 : 10 millions de grévistes, un seul survivant : Daniel Cohn-Bendit ? (site extérieur)

    Denis Perais et Nadine Floury · Acrimed · publié le 21 avril 2008

    Le nombre de grévistes est difficile à chiffrer : 6 à 7 millions pour certains, plus de 11 millions pour d'autres (sans source précisée).

    Note 1 · consulté le 22 octobre 2026

  31. 31
    Texte officiel ou archive

    Le Constat de Grenelle (site extérieur)

    Union confédérale CFDT des retraités · publié le 17 avril 2018

    Position de la CFDT : demande d'une loi sur les libertés syndicales dans l'entreprise ; aucun syndicat ne signe le constat ; SMIG à 3 F à partir du 1er juin ; reconnaissance de la section syndicale d'entreprise.

    Dossier Mai 68, article 7 · consulté le 22 octobre 2026

  32. 32
    Synthèse encyclopédique

    Mai 68 (site extérieur)

    Wikipédia

    Occupation de Nanterre le 22 mars 1968 ; le 11 mai, Pompidou cède aux revendications de l'UNEF et du SNESup ; près de dix millions de grévistes juste avant Grenelle ; morts de Gilles Tautin (10 juin), Pierre Beylot et Henri Blanchet (11 juin) ; onze organisations dissoutes le 12 juin.

    Sections « Le Mouvement du 22 Mars », « Vendredi 10 mai », grèves, morts de juin, décret du 12 juin · consulté le 22 octobre 2026

  33. 33
    Synthèse encyclopédique

    Accords de Grenelle (site extérieur)

    Wikipédia

    Négociations des 25 au 27 mai ; texte intitulé « Projet de protocole d'accord », non paraphé ; la CGT parle de « constat » ; section syndicale d'entreprise reprise par la loi du 27 décembre 1968.

    Introduction et « Le contenu des accords » · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Grève interprofessionnelle, grève générale

Une grève interprofessionnelle touche plusieurs professions à la fois, et non un seul métier ou une seule entreprise. La grève générale en est la forme la plus large : les participants cessent toute activité économique.

Sources : Larousse, « interprofessionnel », Wikipédia, « Grève générale »

En clair

SMIG

Salaire minimum interprofessionnel garanti : le salaire horaire le plus bas qu’un employeur peut verser, fixé par le gouvernement. Appliqué à partir de 1950, il est remplacé par le SMIC en 1970.

Source : Wikipédia, « Salaire minimum interprofessionnel garanti »

En clair

Section syndicale d’entreprise

Groupe formé par les adhérents d’un même syndicat dans une entreprise, qui y représente ce syndicat. Elle est créée par la loi du 27 décembre 1968, adoptée en application des accords de Grenelle.

Source : Wikipédia, « Section syndicale »

En clair

Loi Faure

Loi d’orientation de l’enseignement supérieur du 12 novembre 1968, du nom du ministre de l’Éducation nationale Edgar Faure. Elle supprime les facultés, crée des universités plus autonomes et des unités d’enseignement et de recherche.

Source : Wikipédia, « Loi Faure »

En clair

Accords de Grenelle

Résultat des négociations menées du 25 au 27 mai 1968, rue de Grenelle à Paris, entre le gouvernement Pompidou, les syndicats de salariés et le patronat. Le texte n’a jamais été signé ; il prévoit notamment une hausse de 35 % du SMIG.

Source : Wikipédia, « Accords de Grenelle »

En clair

Unef

Union nationale des étudiants de France : syndicat étudiant français, classé à gauche, fondé en 1907 à Lille. Il appelle régulièrement à manifester sur les questions d’études et d’emploi des jeunes.

Source : Wikipédia, « Union nationale des étudiants de France »

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Faculté

Avant 1968, établissement d’enseignement supérieur consacré à une grande discipline et dirigé par un doyen. La loi Faure supprime les facultés et les remplace par des universités divisées en unités d’enseignement et de recherche.

Sources : Larousse, « faculté », Larousse, « doyen », Wikipédia, « Loi Faure »

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CFDT

Confédération française démocratique du travail : grande confédération syndicale de salariés, dite réformiste, née en 1964 de la transformation de la CFTC. Elle privilégie la négociation.

Source : Wikipédia, « Confédération française démocratique du travail »

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Délégué syndical

Salarié désigné par un syndicat représentatif pour le représenter dans l’entreprise et négocier des accords collectifs avec l’employeur. La fonction concerne les entreprises ou établissements d’au moins 50 salariés.

Source : Wikipédia, « Délégué syndical »

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13 mai 1958

Ce jour-là, à Alger, un putsch installe un « comité de salut public » insurrectionnel. La crise qui suit ramène le général de Gaulle au pouvoir et prépare la naissance de la Ve République.

Source : Wikipédia, « Crise de mai 1958 »

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Dissolution de l’Assemblée

Décision du président de la République qui met fin avant terme au mandat des députés (article 12 de la Constitution). De nouvelles élections législatives ont alors lieu vingt à quarante jours plus tard.

Sources : Conseil constitutionnel, « Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 » (art. 12), Wikipédia, « Dissolution de l’Assemblée nationale française »

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UDR

Union pour la défense de la République : nom adopté le 23 juin 1968 par les gaullistes et certains de leurs alliés pour les élections législatives anticipées des 23 et 30 juin, qui suivent la dissolution de l’Assemblée.

Source : Wikipédia, « Union pour la défense de la République »

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CGT

Confédération générale du travail : fondée en 1895 à Limoges, elle réunit des syndicats de salariés de tous les métiers et de toutes les branches, d’où son nom de confédération « interprofessionnelle ».

Source : Wikipédia, « Confédération générale du travail »

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FEN

Fédération de l’Éducation nationale : la grande organisation syndicale des personnels de l’Éducation nationale, fondée en 1930, devenue l’UNSA Éducation en 2000.

Source : Wikipédia, « Fédération de l’Éducation nationale »

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Conseil des ministres

Réunion des ministres présidée par le président de la République, en principe chaque mercredi. Elle examine et valide les grandes décisions du gouvernement, notamment les projets de loi avant leur dépôt au Parlement.

Source : Wikipédia, « Conseil des ministres (France) »

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SNCF

Société nationale des chemins de fer français : l’entreprise publique qui fait rouler les trains en France, créée en 1938 par un accord entre l’État et les anciennes compagnies privées.

Source : Wikipédia, « Société nationale des chemins de fer français »

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RATP

Régie autonome des transports parisiens : l’entreprise publique qui exploite le métro de Paris et une grande partie des bus et RER d’Île-de-France, créée en 1948.

Source : Wikipédia, « Régie autonome des transports parisiens »

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CRS

Compagnies républicaines de sécurité : unités de la police nationale créées en 1944, dont la mission principale est le maintien ou le rétablissement de l’ordre public, notamment lors des manifestations.

Source : Wikipédia, « Compagnies républicaines de sécurité »

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JCR

Jeunesse communiste révolutionnaire : organisation de jeunesse trotskiste fondée en avril 1966 autour d’Alain Krivine. Le gouvernement la dissout par décret le 12 juin 1968, avec d’autres groupes d’extrême gauche.

Source : Wikipédia, « Jeunesse communiste révolutionnaire »

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Mouvement du 22-Mars

Mouvement étudiant d’extrême gauche antiautoritaire, né le soir du 22 mars 1968 à la faculté de Nanterre. Il réunit des libertaires, des trotskistes et d’autres courants ; le gouvernement le dissout le 12 juin 1968.

Source : Wikipédia, « Mouvement du 22 Mars »

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Smic

Salaire minimum interprofessionnel de croissance : le salaire le plus bas qu’un employeur peut verser pour 35 heures de travail par semaine. Créé en 1970, il est revalorisé au moins au rythme de l’inflation.

Source : Wikipédia, « Salaire minimum interprofessionnel de croissance »

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Quartier latin

Quartier du 5e arrondissement de Paris, autour de la Sorbonne, où s’élevait l’université : son nom rappelle que l’enseignement y était donné en latin. En mai 1968, des dizaines de barricades y sont dressées.

Sources : Wikipédia, « Quartier latin », Wikipédia, « Sorbonne »

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Préfecture de police

Administration de l’État chargée de la sécurité à Paris et dans son agglomération, dirigée par le préfet de police. C’est elle qui publie les comptages officiels des manifestations parisiennes.

Source : Wikipédia, « Préfecture de police »

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Élysée

Le palais de l’Élysée, à Paris, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État. Par extension, « l’Élysée » désigne le président et ses services.

Source : Wikipédia, « Palais de l’Élysée »

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23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

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