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Affiche manuscrite scotchée sur la porte vitrée bleue d'un bâtiment universitaire, sol enneigé au premier plan.
Photographie Affiche manuscrite appelant à une assemblée générale de mobilisation contre le contrat première embauche le mardi 31 janvier, photographiée le 28 janvier 2006 à l'entrée d'un amphithéâtre de l'université Rennes 2.S. Plaine, 2006-01-28 · CC BY-SA 4.0 : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

XXIe siècle · janvier – avril 2006 · France entière, Paris, Rennes

Mouvement contre le contrat première embauche (CPE)

Étudiants, lycéens et syndicats de salariés contestent pendant deux mois un contrat de travail pour les moins de 26 ans, retiré trois semaines après sa .

Au pouvoir

, président de la République depuis 1995

, Premier ministre depuis 2005

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Retrait du (CPE), créé par l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances.

Combien ils étaient

plus d'un million de manifestants

plus d'un million selon le ministère de l'Intérieur

2,7 millions selon la CGT

Estimations Deux sources, deux chiffres : aucun n’est retenu comme le bon.

13 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Obtenue

1 demande obtenue, sur 2

le 31 mars 2006, le reste en suspens : le président demande qu'aucun contrat ne soit signé avant une loi modificative. La loi du 21 avril le remplace par des aides à l'embauche de jeunes en difficulté. Le reste de la loi pour l'égalité des chances reste en vigueur.

Changement : abrogation 2 mois après la demande du 7 février 2006

Ce qui était en jeu

2 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Retrait du

    Mot d'ordre commun des organisations étudiantes, lycéennes et syndicales : supprimer l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances, qui crée le , plutôt que l'amender.

    Obtenue

    L'article 8 est réécrit par la loi n° 2006-457 du 21 avril 2006 : le disparaît, remplacé par des aides de l'État aux employeurs qui recrutent en des jeunes en difficulté.

  2. Retrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chances

    Une partie du mouvement visait aussi d'autres mesures de la loi : apprentissage dès 14 ans, travail de nuit à partir de 15 ans dans certains cas, contrat de responsabilité parentale.

    Non obtenue

    Seul l'article 8 est remplacé ; le reste de la loi du 31 mars 2006 est maintenu. La mobilisation décline après le 10 avril et s'éteint fin avril.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Dominique de Villepin annonce le CPE

    Le fait partie d'un plan pour l'emploi des jeunes ; il sera inscrit dans le pour l'égalité des chances.

  2. Premières manifestations unitairesMobilisation · Retrait du contrat première embaucheMobilisation · Retrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chances

    Lycéens, étudiants et jeunes salariés manifestent ; les universités de Rennes 2, Toulouse et Nantes votent la grève dans la semaine qui suit.

  3. Adoption à l'Assemblée par le 49-3Décision : vote · Retrait du contrat première embauche

    Le est considéré comme adopté sans vote en .

  4. Adoption définitive par le ParlementDécision : vote · Retrait du contrat première embauche

    Le Sénat adopte le texte de la , après l'Assemblée la veille.

  5. Évacuation de la Sorbonne occupée

    Occupée depuis le 8 mars, la Sorbonne est évacuée par les vers 3 h 45 le samedi 11 mars, sur réquisition du recteur ; onze personnes sont interpellées selon la .

  6. Journée appelée par l'intersyndicale

    Syndicats de salariés et organisations étudiantes et lycéennes appellent ensemble à manifester dans 160 villes.

  7. Journée de grèves et de manifestations

    Les estimations vont de près de 900 000 manifestants selon la police à 2,7 millions selon la  ; le ministère de l'Intérieur annonce plus d'un million.

  8. Le Conseil constitutionnel valide le CPERéponse du pouvoir · Retrait du contrat première embauche

    La décision n° 2006-535 DC juge l'article 8 conforme et censure deux autres articles.

  9. Jacques Chirac promulgue la loi et demande de la modifierDécision : loi promulguée · Retrait du contrat première embaucheDécision : loi promulguée · Retrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chances

    Le président annonce une loi modificative (période d'un an, motif de rupture communiqué) et demande qu'aucun ne soit signé d'ici là.

  10. Nouvelle journée nationale

    Entre 1 et 3 millions de manifestants selon les sources, malgré l'annonce présidentielle.

  11. Annonce du remplacement du CPERéponse du pouvoir · Retrait du contrat première embauche

    L' annonce le remplacement de l'article 8 ; Dominique de Villepin s'en explique dans une déclaration radiotélévisée.

  12. Loi n° 2006-457 : le CPE est suppriméDemande satisfaite · Retrait du contrat première embauche

    La loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise remplace l'article 8 ; elle paraît au le 22 avril.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

Ce qui change : le disparaît trois semaines après sa . À sa place, la loi du 21 avril ouvre une aide de l'État aux employeurs qui recrutent en des jeunes de 16 à 25 ans peu diplômés, résidant en ou suivis en (CIVIS). La presse spécialisée note qu'il s'agit surtout de dispositifs existants, renforcés.

InterprétationPour Danièle Obono, alors doctorante en science politique, le mouvement obtient une victoire rare face à un gouvernement qui avait jusque-là fait échouer presque toutes les mobilisations sociales des cinq années précédentes. Elle souligne aussi ses limites : le est retiré, mais pas l'ensemble de la loi.

InterprétationPour le politiste Pierre Bréchon, le dispositif de remplacement relève d'un « traitement social » classique du chômage. Il relève une forte dégradation de l'image de Dominique de Villepin dans les sondages, aggravée ensuite par l'affaire Clearstream, et le rôle de Nicolas Sarkozy, devenu principal négociateur des modifications.

Pour aller plus loin

Le récit complet7 paragraphes, 2 images

Le 16 janvier 2006, le Premier ministre Dominique de Villepin annonce un «  » (CPE), calqué sur le (CNE). Il vise les jeunes de moins de 26 ans recrutés par des entreprises de plus de 20 salariés. Pendant une «  » de deux ans, certaines règles du code du travail sur la rupture du contrat ne s'appliquent pas.

Le est inséré par amendement dans le pour l'égalité des chances, déposé le 11 janvier 2006. Le 10 février, le texte est considéré comme adopté par l'Assemblée nationale sans vote, le gouvernement ayant engagé sa responsabilité (, de la Constitution) ; l'opposition dénonce un « passage en force ». Le Parlement l'adopte définitivement le 9 mars.

La contestation part des universités. Le 7 février, des manifestations unitaires de lycéens, d'étudiants et de jeunes salariés ont lieu dans le pays ; Rennes 2, Toulouse et Nantes votent la grève et le blocage entre le 7 et le 14 février. Une coordination nationale étudiante se réunit à Rennes le 18 février. Les (AG) votent grèves et blocages, et les lycéens rejoignent le mouvement à partir de la fin février.

À Paris, des étudiants occupent la Sorbonne à partir du 8 mars. Les l'évacuent dans la nuit du 10 au 11 mars, vers 3 h 45, à la demande du recteur, puis en interdisent l'accès.

Le mouvement s'étend aux salariés. Le 18 mars, les manifestations sont appelées par une large  : , , , , , , , , ainsi que les organisations étudiantes et lycéennes (Confédération étudiante, , , ). Les journées du 28 mars et du 4 avril, avec grèves dans le public et le privé, sont les plus suivies.

Le 30 mars, le juge l'article 8 conforme à la Constitution. Le lendemain, Jacques Chirac annonce à la télévision qu'il la loi, mais demande une nouvelle loi ramenant la période de deux ans à un an et obligeant à donner au jeune le motif de la rupture. Il demande qu'aucun contrat ne soit signé sans ces modifications. Les syndicats rejettent cette solution et réclament le retrait.

Le 10 avril, le président et le Premier ministre annoncent le remplacement de l'article 8 par un dispositif d'insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Une déposée le jour même par des députés UMP est adoptée par l'Assemblée le 12 avril et par le Sénat le 13 avril, puis le 21 avril 2006.

Foule de jeunes rassemblés sur les marches et la place devant un bâtiment orné d'une grande fresque, sous des platanes sans feuilles.
Rassemblement devant la Bourse du travail de Lyon, place Guichard, le 23 mars 2006, jour de mobilisation contre le CPE. Photographie classée par Wikimedia Commons parmi les manifestations contre le CPE.SashiRolls, 2006-03-23 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Carte de France avec des cercles bleus et rouges proportionnels au nombre de manifestants dans quinze grandes villes.
Carte réalisée en août 2006 d'après des chiffres AFP publiés par Le Monde : participation aux manifestations du 23 mars 2006 dans les principales villes, selon la police (bleu) et selon les syndicats (rouge).Eric Gaba (Sting), 2006-08 · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/2

Retrait du contrat première embauche

Mot d'ordre commun des organisations étudiantes, lycéennes et syndicales : supprimer l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances, qui crée le CPE, plutôt que l'amender.

ObtenueObtenue

L'article 8 est réécrit par la loi n° 2006-457 du 21 avril 2006 : le CPE disparaît, remplacé par des aides de l'État aux employeurs qui recrutent en CDI des jeunes en difficulté.

  1. Demande7 févr. 2006
  2. Vote10 févr. 2006
  3. Vote9 mars 2006
  4. Réponse30 mars 2006
  5. Promulgation31 mars 2006
  6. Réponse10 avr. 2006
  7. Vote12 avr. 2006
  8. Vote13 avr. 2006
  9. Abrogation (réalise la demande)21 avr. 2006
Voir les 9 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Première journée de manifestations unitaires de lycéens, d'étudiants et de jeunes salariés contre le projet de loi et le CPE.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 3 jours

    Vote

    Le projet de loi est considéré comme adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, sans vote, en application de l'article 49, alinéa 3.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 27 jours

    Vote

    Adoption définitive par le Sénat du texte issu de la commission mixte paritaire.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 21 jours

    Réponse

    Le Conseil constitutionnel, saisi par des députés et sénateurs de l'opposition, déclare l'article 8 conforme ; il censure seulement les articles 21 et 22, pour des raisons de procédure.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Promulgation

    Jacques Chirac promulgue la loi n° 2006-396 tout en demandant une loi modificative et qu'aucun CPE ne soit signé sans ces changements. Publication au Journal officiel le 2 avril.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 10 jours

    Réponse

    L'Élysée et le Premier ministre annoncent le remplacement de l'article 8 ; une proposition de loi UMP est déposée le même jour.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Vote

    L'Assemblée nationale adopte la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Vote

    Le Sénat adopte le texte sans modification, par scrutin public.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    AbrogationRéalise la demande

    Promulgation de la loi n° 2006-457 (Journal officiel du 22 avril), dont l'article unique remplace l'article 8 : le CPE est supprimé.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

La loi du 21 avril et l'exposé des motifs de la proposition UMP ne parlent que du « débat suscité par l'article 8 ». Mais le Premier ministre lie lui-même le remplacement à la crise : le 10 avril, il juge que les conditions de « confiance » et de « sérénité » ne sont pas réunies ; devant l'Assemblée (compte rendu publié au Journal officiel du 12 avril), il dit qu'il « fallait sortir de la crise », évoque la sécurité des jeunes, les examens menacés et le « blocage ». La pression des responsables de la majorité et la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont aussi pesé sur la forme de la sortie de crise.

Revendication 2/2

Retrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chances

Une partie du mouvement visait aussi d'autres mesures de la loi : apprentissage dès 14 ans, travail de nuit à partir de 15 ans dans certains cas, contrat de responsabilité parentale.

Non obtenueNon obtenue

Seul l'article 8 est remplacé ; le reste de la loi du 31 mars 2006 est maintenu. La mobilisation décline après le 10 avril et s'éteint fin avril.

  1. Demande7 févr. 2006
  2. Promulgation31 mars 2006
  3. Bilan21 avr. 2006
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
  1. Demande

    Le mouvement naît en réaction au projet de loi pour l'égalité des chances dans son ensemble, et pas seulement au CPE.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 52 jours

    Promulgation

    La loi n° 2006-396 est promulguée avec ses autres mesures (apprentissage, stages, CV anonyme, zones franches urbaines).

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 21 jours

    Bilan

    La loi du 21 avril ne réécrit que l'article 8. Les tentatives de poursuivre la mobilisation sur le reste de la loi ou sur le CNE échouent ; les universités votent la fin de la grève et du blocage fin avril.

Lien indéterminé

Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.

Il n'y a pas de mesure à attribuer : le gouvernement n'a pas modifié les autres articles. Les sources consultées ne disent pas si la mobilisation a pesé sur leur application ultérieure.

Tous les chiffres13 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, universités, universités en grève. Elles ne se comparent pas entre elles.

France entière (160 cortèges)manifestants

  • 396 000

    Estimation selon la policePolice (chiffre rapporté par D. Obono d'après Le Monde et l'AFP)

    Journée du 7 mars — Universalis donne une fourchette de 400 000 à 1 million.

France entièremanifestants

  • 1 million

    Estimation selon les organisateurs

    Journée du 7 mars — Universalis donne la même borne haute (1 million) sans nommer l'estimateur.

France entièremanifestants

  • 247 500

    Estimation selon la policePolice (selon D. Obono)

    Journée étudiante et lycéenne du 16 mars — Universalis donne une fourchette de 250 000 à 500 000 sans nommer les estimateurs.

  • 500 000

    Estimation selon les organisateurs

    Journée étudiante et lycéenne du 16 mars

Écart entre ces chiffres : du simple au 2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

France entièreuniversités

  • 21 bloquées et 37 perturbées sur 84

    Relevé selon le gouvernementMinistère (selon D. Obono)

    Universités bloquées à la mi-mars — D. Obono rattache ces chiffres au passage sur la journée du 16 mars, sans date précise.

France entièreuniversités en grève

  • 66

    Relevé selon les organisateursUnef (selon D. Obono)

    Universités en grève à la mi-mars

France entière (160 villes)manifestants

  • 500 000

    Estimation selon la policeRenseignements généraux (selon D. Obono)

    Journée intersyndicale du 18 mars — Universalis indique un bas de fourchette de 530 000.

France entièremanifestants

  • 1,5 million

    Estimation selon les organisateurs

    Journée intersyndicale du 18 mars — Universalis donne la même borne haute (1,5 million) sans nommer l'estimateur.

France entièremanifestants

  • près de 900 000

    Estimation selon la police

    Journée du 28 mars — Chiffre isolé : le même article donne « plus d'un million » selon le ministère de l'Intérieur, et D. Obono 1,2 million selon les Renseignements généraux.

  • plus d'un million

    Estimation selon le ministère de l'Intérieur

    Journée du 28 mars

  • 1,2 million

    Estimation selon les renseignements générauxRenseignements généraux (selon D. Obono, d'après Le Monde et l'AFP)

    Journée du 28 mars

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,3. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

France entière (dont 700 000 à Paris)manifestants

  • 2,7 millions

    Estimation selon la CGT

    Journée du 28 mars — D. Obono donne 3 millions selon les organisateurs ; le SNESUP-FSU (syndicat organisateur) parle de « près de 3 millions ».

France entièremanifestants

  • entre 1 et 3 millions

    Estimation fourchette police-organisateurs rapportée par Universalis et D. Obono

    Journée du 4 avril (fourchette publiée, police et organisateurs non séparés) — Fourchette sans estimateurs séparés. D. Obono donne aussi « entre 2,5 et 3 millions » dans son texte. Le chiffre de la police et celui des syndicats n'ont pas été trouvés séparément dans une source consultée.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal8 limites
  • Les archives des grands quotidiens (Le Monde, Libération, Le Figaro) n'ont pas pu être consultées : les chiffres de police et d'organisateurs proviennent surtout de D. Obono, qui les tire du Monde et de l'AFP, et du Centre Inffo.
  • Pour le 28 mars, les chiffres officiels divergent : près de 900 000 selon la police et plus d'un million selon le ministère de l'Intérieur (Centre Inffo), 1,2 million selon les (D. Obono). Le chiffre « représentatif » retenu est celui du ministère, cohérent avec la borne basse d'Universalis (1 million).
  • Pour le 4 avril, aucun chiffre de police distinct n'a été trouvé ; seule une fourchette de 1 à 3 millions est disponible. Le 23 mars, Universalis donne 220 000 à 450 000 manifestants, D. Obono 550 000 sans préciser l'estimateur : ces chiffres n'ont pas été retenus.
  • On ignore si des ont été signés entre la publication de la loi (2 avril) et son remplacement (21 avril) : le président avait demandé qu'aucun ne le soit, mais aucune source consultée ne fait le compte.
  • L'article de D. Obono s'appuie sur une « immersion critique » dans le mouvement et contient des erreurs de date dans son tableau ( placé au 9 mars, évacuation de la Sorbonne au 10 mars alors qu'une Reuters la situe vers 3 h 45 le 11). La chronologie de l'Insee date la décision du du 29 mars au lieu du 30.
  • Le sort du (CNE), autre cible d'une partie du mouvement, n'est pas traité dans ce dossier.
  • Les chiffres d'ampleur par journée reposent pour l'essentiel sur une seule source de recherche (D. Obono) et sur Universalis, qui ne nomme pas ses estimateurs ; les archives du Monde et de l'AFP n'ont pas pu être consultées directement.
  • La date de début retient la fin janvier : la première journée nationale a lieu le 7 février, mais des sont convoquées dès la fin janvier (affiche de Rennes 2).
Sources21 références · 16 janvier – 21 avril 2006

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 7
  • Institution publique ou patrimoniale 5
  • Travaux de recherche 1
  • Presse 5
  • Synthèse encyclopédique 3
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances (site extérieur)

    Légifrance · publié le 2 avril 2006

    L'article 8 crée le CPE : moins de 26 ans, entreprises de plus de 20 salariés, règles de rupture écartées pendant les deux premières années.

    Article 8 · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 2006-457 du 21 avril 2006 sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (site extérieur)

    Légifrance (JORF n° 95 du 22 avril 2006) · publié le 22 avril 2006

    L'article unique remplace l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances par une aide de l'État à l'embauche en CDI de jeunes de 16 à 25 ans en difficulté et par une réécriture du CIVIS.

    Article unique, I et II · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Texte officiel ou archive

    Décision n° 2006-535 DC du 30 mars 2006, Loi pour l'égalité des chances (site extérieur)

    Conseil constitutionnel · publié le 30 mars 2006

    Saisi le 14 mars, le Conseil déclare l'article 8 conforme, ne censure pas le recours au 49-3 et déclare contraires à la Constitution les articles 21 et 22.

    Considérants sur l'article 8 et la procédure (cons. 9) ; dispositif · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    Égalité des chances : dossier législatif (site extérieur)

    Sénat

    Dépôt le 11 janvier 2006 ; texte considéré comme adopté par l'Assemblée le 10 février (49-3) ; CMP le 7 mars ; adoption définitive le 9 mars ; saisine le 14 mars ; JO du 2 avril.

    Tableau de procédure · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Institution publique ou patrimoniale

    Accès des jeunes à la vie active en entreprise : dossier législatif (site extérieur)

    Sénat

    Proposition n° 3013 déposée le 10 avril 2006, adoptée par l'Assemblée le 12 avril, par le Sénat sans modification le 13 avril, promulguée le 21 avril, publiée au JO du 22 avril.

    Tableau de procédure · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Texte officiel ou archive

    Proposition de loi n° 3013 sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (site extérieur)

    Bernard Accoyer, Jean-Michel Dubernard, Laurent Hénart · Assemblée nationale · publié le 10 avril 2006

    Les auteurs proposent de remplacer le CPE par des mesures de soutien aux jeunes en difficulté, après avoir entendu dix-neuf organisations « impliquées dans le débat suscité par l'article 8 », sans mentionner les manifestations.

    Exposé des motifs · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Déclaration de M. Jacques Chirac sur la promulgation de la loi sur l'égalité des chances, avec notamment le contrat première embauche (site extérieur)

    Jacques Chirac · Présidence de la République (elysee.fr) · publié le 31 mars 2006

    Le président promulgue la loi, demande une loi ramenant la période à un an et garantissant la communication du motif de rupture, et qu'aucun contrat ne soit signé sans ces modifications.

    Texte intégral de la déclaration · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Institution publique ou patrimoniale

    Chronologie, année 2006 (France, portrait social, édition 2007) (site extérieur)

    Zohor Djider · Insee · publié le 2007

    Annonce du CPE le 16 janvier ; début du mouvement le 7 février ; promulgation avec demande de non-signature ; annonce du remplacement le 10 avril ; loi du 21 avril (JO du 22) qui abroge le CPE.

    p. 121-123 : 16 janvier, 7 février, 31 mars, 10 avril, 22 avril · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Travaux de recherche

    Une nouvelle génération politique : les étudiants et le mouvement anti-CPE en France (site extérieur)

    Danièle Obono · JHEA/RESA (Codesria), vol. 6, n° 2-3 · publié le 2008

    Chronologie et formes du mouvement (AG, coordination, blocages, intersyndicale du 18 mars), chiffres police/RG/organisateurs par journée d'après Le Monde et l'AFP, autres mesures contestées de la loi, et lecture du retrait comme victoire limitée au CPE.

    p. 157-168, notamment tableau p. 162 et récit p. 161-164 · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Presse

    Les manifestations anti CPE cristallisent les dissensions au sein de la majorité (site extérieur)

    Centre Inffo (Le Quotidien de la formation) · publié le 29 mars 2006

    Le 28 mars : près de 900 000 manifestants selon la police, plus d'un million selon le ministère de l'Intérieur, 2,7 millions selon la CGT dont 700 000 à Paris.

    Premier paragraphe · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Presse

    Jacques Chirac promulgue le CPE et demande au gouvernement de préparer une nouvelle loi (site extérieur)

    Centre Inffo (Le Quotidien de la formation) · publié le 3 avril 2006

    Promulgation annoncée le 31 mars, publication au JO le 2 avril, rejet unanime de la démarche par les syndicats qui exigent le retrait préalable du CPE.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Presse

    Après le CPE, ce que prévoit la proposition de loi UMP (site extérieur)

    Maire-info · publié le 11 avril 2006

    La proposition de loi remplaçant le CPE renforce des dispositifs existants (CIVIS, soutien à l'emploi des jeunes en entreprise).

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Presse

    France to replace youth job law (site extérieur)

    Al Jazeera · publié le 10 avril 2006

    L'Élysée annonce le remplacement de l'article 8 ; Dominique de Villepin regrette à la télévision que le CPE n'ait pas pu être appliqué, après des semaines de grèves et de manifestations.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Institution publique ou patrimoniale

    Dominique de Villepin renonce au contrat première embauche (Le 20 heures, TF1) (site extérieur)

    INA · publié le 10 avril 2006

    Le 10 avril 2006, le Premier ministre, interrogé au journal de TF1, revient sur l'abandon du CPE.

    Notice descriptive de l'extrait (1 min 59 s) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Institution publique ou patrimoniale

    Le matin politique : retrait du CPE (France 2) (site extérieur)

    INA · publié le 10 avril 2006

    Après neuf semaines de crise, le Premier ministre présente les modalités de remplacement du CPE.

    Notice descriptive de l'extrait (2 min) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  16. 16
    Synthèse encyclopédique

    1er-31 mars 2006 : durcissement de l'opposition au C.P.E. (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis

    Fourchettes de manifestants par journée (sans estimateurs nommés), occupation de la Sorbonne depuis le 8 mars et évacuation le 11, validation de la loi le 30 mars.

    Chronologie, 7, 11, 16, 18, 28, 30 et 31 mars · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Synthèse encyclopédique

    1er-11 avril 2006 : remplacement du C.P.E. (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis

    Entre 1 et 3 millions de manifestants le 4 avril ; Villepin dessaisi du dossier au profit de N. Sarkozy (6 avril) ; le 10 avril, sous la pression de responsables de la majorité, il déclare que les conditions de « confiance » et de « sérénité » ne sont pas réunies.

    Chronologie, 4, 6 et 10 avril · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Synthèse encyclopédique

    Cinquième République : les années Chirac (1995-2007) – Un fort mouvement social contre le contrat première embauche (site extérieur)

    Pierre Bréchon · Encyclopædia Universalis

    Lecture d'un politiste : remplacement par un « traitement social » du chômage, image de Villepin dégradée, Sarkozy principal négociateur des modifications. Le lien causal avec la mobilisation y est implicite. Article partiellement accessible sans abonnement.

    Section 8 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  19. 19
    Texte officiel ou archive

    Question au Gouvernement n° 2663 (« Situation politique »), J.-M. Ayrault, et réponse du Premier ministre (site extérieur)

    Jean-Marc Ayrault ; Dominique de Villepin · Assemblée nationale (Journal officiel, débats) · publié le 12 avril 2006

    Le Premier ministre justifie le remplacement du CPE : « il fallait sortir de la crise », risque pour la sécurité des jeunes, menace sur les examens, « face au blocage » ; l'opposition y voit un succès du mouvement syndical et de la jeunesse.

    Réponse du Premier ministre, p. 1-2 · consulté le 22 octobre 2026

  20. 20
    Presse

    Dépêche Reuters du 11 mars 2006 sur l'évacuation de la Sorbonne (reproduite sur la liste nettime-l) (site extérieur)

    Reuters, via l'archive de la liste nettime-l · publié le 11 mars 2006

    La Sorbonne, occupée depuis le mercredi 8 mars, est évacuée par les CRS vers 3 h 45 le samedi 11 mars sur réquisition du recteur ; onze interpellations selon la préfecture de police.

    Premiers paragraphes de la dépêche (09:01) · consulté le 22 octobre 2026

  21. 21
    Texte officiel ou archive

    Flash n° 28 : « Le 28 mars, des manifestations historiques. Le gouvernement doit retirer le CPE » (site extérieur)

    SNESUP-FSU · publié le 29 mars 2006

    Les douze organisations (Unef, CÉ, UNL, Fidl, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa) exigent le retrait du CPE ; le SNESUP, syndicat organisateur, parle de près de 3 millions de manifestants le 28 mars.

    Déclaration des organisations syndicales ; déclaration du SNESUP · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

CPE (contrat première embauche)

Contrat de travail proposé en 2006 pour les moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. C’était un CDI, mais pendant ses deux premières années l’employeur pouvait y mettre fin sans donner de motif.

Source : Wikipédia, « Contrat première embauche »

En clair

CDI

Contrat de travail à durée indéterminée : la forme normale du contrat de travail en France, conclu sans date de fin. Pour licencier, l’employeur doit avoir un motif « réel et sérieux », que le salarié peut contester devant les prud’hommes.

Sources : Wikipédia, « Contrat de travail à durée indéterminée en France », Service-public.fr, « CDD » (glossaire)

En clair

Projet de loi

Texte de loi proposé par le gouvernement. Quand il vient de députés ou de sénateurs, on parle de proposition de loi.

Source : Sénat, « La navette parlementaire »

En clair

Première lecture

Premier examen d’un texte par l’une des deux assemblées. Une loi doit être votée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et par le Sénat : le texte fait des allers-retours entre elles, c’est la « navette ».

Source : Sénat, « La navette parlementaire »

En clair

Commission mixte paritaire

Groupe de sept députés et sept sénateurs réuni quand l’Assemblée nationale et le Sénat ne s’accordent pas sur un texte. Il rédige une version commune, soumise ensuite au vote des deux assemblées.

Source : Wikipédia, « Commission mixte paritaire »

En clair

CRS

Compagnies républicaines de sécurité : unités de la police nationale créées en 1944, dont la mission principale est le maintien ou le rétablissement de l’ordre public, notamment lors des manifestations.

Source : Wikipédia, « Compagnies républicaines de sécurité »

En clair

Préfecture de police

Administration de l’État chargée de la sécurité à Paris et dans son agglomération, dirigée par le préfet de police. C’est elle qui publie les comptages officiels des manifestations parisiennes.

Source : Wikipédia, « Préfecture de police »

En clair

CGT

Confédération générale du travail : fondée en 1895 à Limoges, elle réunit des syndicats de salariés de tous les métiers et de toutes les branches, d’où son nom de confédération « interprofessionnelle ».

Source : Wikipédia, « Confédération générale du travail »

En clair

Élysée

Le palais de l’Élysée, à Paris, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État. Par extension, « l’Élysée » désigne le président et ses services.

Source : Wikipédia, « Palais de l’Élysée »

En clair

Journal officiel

Publication de l’État, créée en 1869, où paraissent les lois, les décrets et d’autres textes officiels. Un texte doit y être publié pour s’appliquer : sauf mention contraire, il entre en vigueur le lendemain.

Source : Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Zone urbaine sensible

Quartier que l’État ciblait en priorité entre 1996 et 2014 dans sa politique de la ville : grands ensembles ou habitat dégradé, avec peu d’emplois sur place. Les ZUS ont été remplacées en 2015 par les quartiers prioritaires.

Source : Wikipédia, « Zone urbaine sensible »

En clair

CIVIS

Contrat d’insertion dans la vie sociale : accompagnement vers un emploi durable proposé aux jeunes de 16 à 25 ans en difficulté, suivi par les missions locales. Ce n’est pas un contrat de travail. Il a été supprimé en 2016.

Source : Wikipédia, « Contrat d’insertion dans la vie sociale »

En clair

CNE (contrat nouvelles embauches)

Contrat créé en août 2005 pour les entreprises de 20 salariés au plus : un CDI assorti d’une « période de consolidation » de deux ans, pendant laquelle il pouvait être rompu sans motif. Il a été abrogé en 2008.

Source : Wikipédia, « Contrat nouvelles embauches »

En clair

Période de consolidation

Les deux premières années d’un CPE ou d’un CNE. Pendant ce délai, l’employeur pouvait rompre le contrat sans motif à annoncer, avec un simple préavis qui dépendait de l’ancienneté du salarié.

Sources : Wikipédia, « Contrat première embauche », Wikipédia, « Contrat nouvelles embauches »

En clair

Article 49, alinéa 3 (« 49.3 »)

Article de la Constitution qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote des députés : le texte est considéré comme adopté, sauf si l’Assemblée renverse le gouvernement en votant une motion de censure.

Source : Assemblée nationale, fiche n° 64

En clair

Assemblée générale (AG)

Dans une grève ou un mouvement étudiant, réunion des personnes mobilisées pour décider ensemble de la suite de l’action : grève, blocage, manifestation. Aucune règle formelle ne l’encadre.

Source : Wikipédia, « Assemblée générale »

En clair

Intersyndicale

Regroupement de plusieurs syndicats qui décident d’agir ensemble : appels communs à la grève, choix des dates de manifestation, communiqués signés en commun. Chaque syndicat garde son indépendance.

Source : Wikipédia, « Intersyndicale »

En clair

CFDT

Confédération française démocratique du travail : grande confédération syndicale de salariés, dite réformiste, née en 1964 de la transformation de la CFTC. Elle privilégie la négociation.

Source : Wikipédia, « Confédération française démocratique du travail »

En clair

FO (Force ouvrière)

Force ouvrière : confédération syndicale de salariés née en 1947 d’une scission de la CGT, quand sa tendance réformiste et non communiste la quitte. Son nom complet est CGT-Force ouvrière.

Source : Wikipédia, « Force ouvrière »

En clair

CFTC

Confédération française des travailleurs chrétiens : syndicat de salariés fondé en 1919, qui se réclamait à l’origine de la doctrine sociale de l’Église et s’inspire depuis 1947 de la morale sociale chrétienne.

Source : Wikipédia, « Confédération française des travailleurs chrétiens »

En clair

CFE-CGC

Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres : syndicat fondé en 1944 qui défend les cadres, ingénieurs, agents de maîtrise et commerciaux, dans le privé comme dans le public.

Source : Wikipédia, « Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres »

En clair

FSU

Fédération syndicale unitaire : fédération de syndicats de l’enseignement et de la fonction publique, née en 1993 d’une scission de la FEN. C’est aujourd’hui la première fédération syndicale enseignante.

Source : Wikipédia, « Fédération syndicale unitaire »

En clair

UNSA

Union nationale des syndicats autonomes : union syndicale créée en 1993 par la réunion de cinq organisations autonomes, dont la Fédération de l’Éducation nationale (FEN).

Source : Wikipédia, « Union nationale des syndicats autonomes »

En clair

Solidaires

Union syndicale Solidaires : union de syndicats née en 1981 sous le nom de « Groupe des Dix », qui prend son nom actuel en 1998. Une partie de ses syndicats portent le sigle SUD (« solidaires, unitaires, démocratiques »).

Source : Wikipédia, « Union syndicale Solidaires »

En clair

Unef

Union nationale des étudiants de France : syndicat étudiant français, classé à gauche, fondé en 1907 à Lille. Il appelle régulièrement à manifester sur les questions d’études et d’emploi des jeunes.

Source : Wikipédia, « Union nationale des étudiants de France »

En clair

UNL

Union nationale lycéenne : syndicat lycéen français créé en janvier 1994, ouvert à tous les lycéens et pas seulement à leurs élus. Il a cessé ses activités début 2021.

Source : Wikipédia, « Union nationale lycéenne »

En clair

Fidl

Fédération indépendante et démocratique lycéenne : syndicat lycéen français né en 1987, après la mobilisation contre le projet de loi Devaquet. Elle veut « promouvoir les droits et les devoirs des lycéens ».

Source : Wikipédia, « Fédération indépendante et démocratique lycéenne »

En clair

Conseil constitutionnel

Institution de neuf membres qui vérifie que les lois respectent la Constitution. Avant la promulgation, il peut être saisi notamment par 60 députés ou 60 sénateurs ; ce qu’il juge contraire à la Constitution est « censuré » et ne s’applique pas.

Source : Wikipédia, « Conseil constitutionnel (France) »

En clair

Proposition de loi

Texte de loi qui émane d’un parlementaire, député ou sénateur, seul ou avec d’autres élus. Un texte déposé par le gouvernement s’appelle, lui, un projet de loi ; les deux sont examinés par le Parlement.

Source : Wikipédia, « Proposition de loi »

En clair

Renseignements généraux

Service de renseignement de la police nationale, créé en 1907 et fusionné en 2008 dans un nouveau service. Il informait le gouvernement sur l’opinion publique, les partis, les syndicats et les mouvements sociaux.

Source : Wikipédia, « Direction centrale des Renseignements généraux »

En clair

Dépêche

Correspondance officielle sur les affaires publiques : ici, un message du gouvernement de Paris aux autorités de la colonie, que le journal officiel de la Martinique publie le 24 mars 1848 pour annoncer l’émancipation.

Source : Larousse, « dépêche »

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23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

    Les liens marqués ouvrent un site extérieur, dans un nouvel onglet. « Consultée le » indique la date de vérification, distincte de la date de publication.