
Monarchies, empire et IIe République · 20 mai – 23 mai 1848 · Saint-Pierre (Martinique), Le Prêcheur, Martinique
Soulèvement des esclaves de Saint-Pierre et abolition en Martinique (mai 1848)
Le 22 mai 1848, des esclaves se soulèvent au Prêcheur et à Saint-Pierre ; le lendemain, le abolit l'esclavage sans attendre l'envoyé chargé du décret.
Au pouvoir
, présidée par François Arago depuis 1848
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
La liberté immédiate, alors que l' annoncée par Paris n'était pas encore appliquée en Martinique.
- Combien ils étaient
Aucun effectif des participants dans les sources lues ; le dossier donne d’autres chiffres (personnes libérées, morts).
3 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Obtenue
2 demandes obtenues, sur 2
Le décret du 27 avril prévoyait la liberté deux mois après sa dans chaque colonie. Au lendemain du soulèvement, le 23 mai 1848, le Rostoland abolit l'esclavage, avant l'arrivée du le 3 juin. Le principe était acquis à Paris ; selon les sources lues, la révolte en a avancé la date.
Changement : texte promulgué 1 jour après la demande du 22 mai 1848
Ce qui était en jeu
2 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée
Les insurgés du Prêcheur et de Saint-Pierre obtiennent la fin immédiate de l'esclavage, alors que le décret de Paris prévoyait un délai de deux mois après sa sur place. Selon Hérodote, le décret n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; l' prochaine, elle, était annoncée depuis mars.
Obtenuesigné le 23 mai 1848 ; appliqué dans toute la colonie le 25 mai selon Martinique la 1ère.
Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises
Revendication portée de longue date par les , dont Victor Schœlcher et le Martiniquais Cyrille Bissette, et par les résistances des esclaves elles-mêmes.
ObtenueDécret du 27 avril 1848, appliqué par anticipation en Martinique le 23 mai. Une indemnise les anciens propriétaires, pas les anciens esclaves.
Comment c’est arrivé
9 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Commission d'abolition présidée par Schœlcher
Le institue auprès du une commission d'abolition de l'esclavage.
L'émancipation annoncée en Martinique
Le journal officiel de la colonie publie une annonçant l' prochaine.
Décret d'abolition adopté à Paris
L'esclavage doit être aboli deux mois après la du décret dans chaque colonie.
Arrestation de l'esclave Romain
Arrêté pour avoir refusé de cesser de jouer du tambour, Romain est emprisonné à Saint-Pierre ; Pory-Papy ordonne sa libération. Date donnée par Martinique la 1ère, discutée.
Révolte au Prêcheur et à Saint-Pierre
Les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre ; le conseil municipal vote le principe de l'abolition.
Le gouverneur Rostoland abolit l'esclavage
est signé dans la nuit du 22 au 23 mai, à 1 h 10 selon Martinique la 1ère.
Abolition effective dans toute la colonie
Selon Martinique la 1ère, l'abolition s'applique à Fort-de-France le 24 mai, puis au reste de l'île le 25.
Abolition proclamée en Guadeloupe
Le Layrle proclame l'abolition de sa propre initiative, après les événements de Martinique et, selon le Sénat, faute de troupes suffisantes.
Arrivée du commissaire Perrinon
Le arrive à Saint-Pierre, où l'esclavage est déjà aboli.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
InterprétationLe soulèvement change d'abord le calendrier. Appliqué à la lettre, le décret aurait libéré les esclaves de Martinique vers le 4 août 1848, selon Martinique la 1ère. Le Sénat note que les envoyés de Paris arrivent début juin dans des colonies où l'esclavage est déjà supprimé. En Guadeloupe, le proclame l'abolition dès le 27 mai, « échaudé » par les événements de Martinique selon La 1ère.
InterprétationLe 22 mai, et non le 27 avril, est la date de commémoration de l'abolition en Martinique. Eric Mesnard, dans une analyse publiée sur le site Histoire coloniale et postcoloniale, oppose les représentations qui font de l' ou de l'État l'unique agent de la libération à une lecture qui souligne que l'insurrection a contraint la proclamation. Un colloque de 2022 aux Archives nationales a placé ce thème sous le titre « La liberté n'est pas tombée du ciel ».
EstimationL'abolition ne s'accompagne d'aucune compensation pour les anciens esclaves : le décret ne prévoit d'indemnité que pour les colons. Une accorde aux anciens propriétaires 126 millions de pour l'ensemble des colonies, selon le CNRS ; plus de 30 % des bénéficiaires étaient des possédant quelques esclaves. En Martinique, l'indemnité est de 425 francs par esclave selon Martinique la 1ère.
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes, 1 image
Après la révolution de février 1848, le crée le 4 mars une commission d'abolition de l'esclavage, présidée par Victor Schœlcher. Le décret du 27 avril 1848 abolit l'esclavage dans toutes les colonies françaises, mais seulement deux mois après sa dans chacune d'elles. Les châtiments corporels et la vente de personnes non libres sont interdits dès cette promulgation.
En Martinique, contrairement à la Guadeloupe, l'esclavage n'a jamais été interrompu : l'île, alors occupée par les Britanniques, n'a pas appliqué l'. Le 24 mars 1848, le journal officiel de la colonie publie une annonçant l' prochaine. Selon Martinique la 1ère, des esclaves désertent alors les champs et les incidents se multiplient.
Le 20 mai selon Martinique la 1ère, un esclave nommé Romain est arrêté à la demande du Léon Duchamp, pour avoir refusé de cesser de jouer du tambour pendant le travail, puis emprisonné à Saint-Pierre. Sous la pression de la foule, Pierre-Marie Pory-Papy, premier adjoint au maire de Saint-Pierre chargé de la police, ordonne sa libération. Le jour exact de l'arrestation varie selon les sources.
Estimation Selon Martinique la 1ère, le maire du Prêcheur, Antoine Huc, fait tirer les gendarmes sur la foule : trois morts et dix blessés. Les représailles feraient ensuite vingt morts parmi les insurgés. Ces bilans ne sont pas recoupés par une autre source consultée.
Estimation Le 22 mai 1848, une révolte d'esclaves éclate au Prêcheur et à Saint-Pierre, alors principale ville de l'île, avant que l'abolition soit appliquée sur place. Les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre. Selon Martinique la 1ère, l'incendie de la maison de la famille Sanois fait ce jour-là trente-trois morts parmi ses occupants.
Le même jour, après une plaidoirie de Pory-Papy, le conseil municipal de Saint-Pierre vote le principe de l'abolition, et le maire Pierre Hervé démissionne. Selon Wikipédia, Pory-Papy est élu maire le 24 mai ; la fiche de l'Assemblée nationale, plus vague, le dit maire « lorsque la révolution de 1848 éclata ».
Le 23 mai 1848, le , le général Claude Rostoland, signe qui abolit l'esclavage en Martinique, à 1 h 10 du matin selon Martinique la 1ère. Son adresse du même jour affirme qu'il n'y a « plus parmi nous de libres ni d'esclaves » et recommande « l'oubli du passé ». Selon Martinique la 1ère, l'abolition prend effet à Fort-de-France le 24 mai, puis dans le reste de la colonie le 25.
Le 27 mai, le de la Guadeloupe, Jean-François Layrle, proclame à son tour l'abolition sans attendre le décret, qui n'arrive à Basse-Terre que le 5 juin. Le Auguste-François Perrinon, chargé de proclamer et d'appliquer le décret en Martinique, arrive à Saint-Pierre le 3 juin : l'esclavage y est aboli depuis dix jours.

Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/2
Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée
Les insurgés du Prêcheur et de Saint-Pierre obtiennent la fin immédiate de l'esclavage, alors que le décret de Paris prévoyait un délai de deux mois après sa promulgation sur place. Selon Hérodote, le décret n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; l'émancipation prochaine, elle, était annoncée depuis mars.
ObtenueObtenue
Arrêté du gouverneur signé le 23 mai 1848 ; appliqué dans toute la colonie le 25 mai selon Martinique la 1ère.
- Demande22 mai 1848
- Vote22 mai 1848
- Promulgation (réalise la demande)23 mai 1848
- Application25 mai 1848
- Bilan3 juin 1848
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
Révolte des esclaves au Prêcheur et à Saint-Pierre ; les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre.
- Délai depuis l’étape précédente : + le même jour
Le conseil municipal de Saint-Pierre vote le principe de l'abolition après une plaidoirie de Pory-Papy.
- Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour
Le gouverneur Claude Rostoland signe l'arrêté abolissant l'esclavage en Martinique (à 1 h 10 selon Martinique la 1ère).
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours
Selon Martinique la 1ère, l'abolition prend effet à Fort-de-France le 24 mai, puis dans le reste de la colonie le 25 mai.
- Délai depuis l’étape précédente : + 9 jours
Le commissaire général Perrinon, chargé d'appliquer le décret, arrive à Saint-Pierre : l'esclavage y est aboli depuis dix jours.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
Toutes les sources consultées lient l'arrêté du 23 mai à la révolte de la veille : pour Eric Mesnard, l'insurrection « contraignit » le gouverneur ; pour La 1ère, il agit par crainte d'une insurrection généralisée ; le Sénat le rapproche de la tension née des révoltes. Martinique la 1ère ajoute deux autres facteurs : la plaidoirie de Pory-Papy et le fait que le remplaçant du gouverneur était en mer. Le texte de l'arrêté et les rapports du gouverneur n'ont pas été lus, d'où « probable » et non « directe ». Le lien vaut pour la date de l'abolition locale, pas pour son principe, décidé à Paris.
Revendication 2/2
Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises
Revendication portée de longue date par les abolitionnistes, dont Victor Schœlcher et le Martiniquais Cyrille Bissette, et par les résistances des esclaves elles-mêmes.
ObtenueObtenue
Décret du 27 avril 1848, appliqué par anticipation en Martinique le 23 mai. Une loi du 30 avril 1849 indemnise les anciens propriétaires, pas les anciens esclaves.
- Réponse4 mars 1848
- Réponse24 mars 1848
- Vote (réalise la demande)27 avr. 1848
- Application (réalise la demande)23 mai 1848
- Bilan30 avr. 1849
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
Le Gouvernement provisoire institue une commission d'abolition de l'esclavage présidée par Victor Schœlcher.
- Délai depuis l’étape précédente : + 20 jours
Le journal officiel de la Martinique publie une dépêche de François Arago annonçant l'émancipation prochaine.
- Délai depuis l’étape précédente : + 34 jours
Le Gouvernement provisoire adopte en conseil le décret : l'esclavage sera aboli deux mois après sa promulgation dans chaque colonie ; l'Assemblée nationale fixera l'indemnité due aux colons.
- Délai depuis l’étape précédente : + 26 jours
En Martinique, l'abolition est proclamée par arrêté du gouverneur, avant l'arrivée du décret et du commissaire chargé de le promulguer.
- Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois
Une loi du 30 avril 1849 accorde une indemnité aux anciens propriétaires d'esclaves : 126 millions de francs or pour l'ensemble des colonies selon le CNRS, versés en partie sous forme de rente sur vingt ans.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
Le décret est signé à Paris le 27 avril, avant la révolte du 22 mai : celle-ci ne peut pas expliquer la décision de principe. Le débat porte sur le rôle plus général des résistances des esclaves. Eric Mesnard oppose un récit qui fait de l'abolitionniste ou de l'État l'unique agent de la libération et une lecture qui met en avant l'action des esclaves ; selon lui, les abolitions ne se comprennent qu'en articulant les deux. Le colloque de 2022 des Archives nationales a repris ce thème.
Tous les chiffres3 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : personnes libérées, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.
Martiniquepersonnes libérées
74 447
Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)
Personnes libérées par l'abolition en Martinique — Chiffre lié au calcul de l'indemnité ; Wikipédia l'attribue à la base de données du CNRS (projet Repairs), que nous n'avons pas pu ouvrir. Ce n'est pas le nombre d'insurgés, qui reste inconnu.
Le Prêcheurmorts
3 morts et 10 blessés
Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)
Fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur — Jour exact non précisé par la source (entre le 20 et le 22 mai). La même source évoque ensuite vingt morts parmi les insurgés lors des représailles.
Saint-Pierremorts
33
Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)
Morts dans l'incendie de la maison Sanois à Saint-Pierre — Source unique parmi celles consultées, sans référence d'archive citée.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
- Le nombre d'insurgés du 22 mai n'est donné par aucune source consultée ; Wikipédia parle de « milliers » d'esclaves en citant des livres que nous n'avons pas pu lire.
- Les bilans humains (3 morts et 10 blessés au Prêcheur, 20 morts lors des représailles, 33 morts dans l'incendie de la maison Sanois) viennent d'un seul article de presse, sans référence d'archive. La légende de la lithographie sur Wikimedia Commons parle de « plusieurs dizaines » de morts, sans source.
- L'heure et le jour de l'abolition divergent : Wikipédia la situe le 22 mai vers 15 heures, en citant Gilbert Pago (2006) et Édouard de Lépine (1999), que nous n'avons pas pu lire ; le Sénat, Martinique la 1ère, La 1ère, Eric Mesnard et la page Wikipédia sur Pory-Papy donnent le 23 mai (1 h 10 selon Martinique la 1ère). Nous retenons le 23 mai.
- Le jour de l'arrestation de Romain varie : 20 mai pour Martinique la 1ère et la page Wikipédia sur l'abolition en Martinique, 22 mai pour la page Wikipédia sur Pory-Papy, qui l'attribue en outre à une plainte du maire de Saint-Pierre.
- Pory-Papy est premier adjoint au maire le 22 mai selon Martinique la 1ère, élu maire le 24 mai selon Wikipédia ; la base Sycomore de l'Assemblée nationale le dit maire « lorsque la révolution de 1848 éclata », sans date précise.
- Les montants de l'indemnité divergent : 126 millions de (CNRS) contre 123 784 426 francs (Martinique la 1ère) ; 425 francs par esclave en Martinique (Martinique la 1ère) contre 409 (Wikipédia, qui renvoie à une page du CNRS où ce chiffre ne figure pas).
- Les travaux de référence (Gilbert Pago, Édouard de Lépine, Armand Nicolas, Nelly Schmidt, Myriam Cottias) n'ont pas pu être lus : livres non numérisés, ou pages Persée, Cairn, HAL et OpenEdition Books inaccessibles lors de la consultation. Aucun document d'archive de 1848 (texte de , rapports du ) n'a été consulté directement.
- Selon Hérodote, le décret du 27 avril n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; Martinique la 1ère dit seulement que le attendait « le document officiel ». La date d'arrivée de la nouvelle du décret n'est pas établie par les sources lues.
- Le chiffre de 74 447 personnes libérées vient de la base des indemnités de 1849 (projet Repairs du CNRS), reprise par Martinique la 1ère et Wikipédia ; la base elle-même n'a pas pu être ouverte.
Sources15 références · 4 mars – 3 juin 1848
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 1
- Institution publique ou patrimoniale 6
- Presse 6
- Synthèse encyclopédique 2
- 1Texte officiel ou archive
Décret du 27 avril 1848 abolissant l'esclavage (site extérieur)
Wikisource (transcription de La Barre de Nanteuil, Législation de l'île de la Réunion, t. 2, 1861, p. 641)
Texte du décret : abolition deux mois après la promulgation dans chaque colonie, interdiction immédiate des châtiments corporels et des ventes, indemnité à fixer par l'Assemblée nationale.
- 2Institution publique ou patrimoniale
1848 : l'abolition définitive (site extérieur)
Assemblée nationale
Décret du 4 mars 1848 créant la commission d'abolition (sans en nommer le président) ; décret du 27 avril 1848 avec application deux mois après sa promulgation dans chaque colonie.
- 3Institution publique ou patrimoniale
Sénat
Commission du 4 mars 1848 présidée par Schœlcher ; rébellion des esclaves le 22 mai au Prêcheur et à Saint-Pierre ; abolition proclamée par Rostoland dès le lendemain, 23 mai, et par Layrle en Guadeloupe le 27 mai, faute de troupes suffisantes ; commissaires généraux arrivés début juin dans des colonies où l'esclavage était déjà supprimé.
- 4Institution publique ou patrimoniale
Commémorations nationales et locales (site extérieur)
Fondation pour la mémoire de l'esclavage
Dates locales de commémoration de l'abolition : 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 27 avril présenté comme date de l'abolition de 1848.
- 5Institution publique ou patrimoniale
Colloque « 1848 et après : sortir de l'esclavage » (site extérieur)
Fondation pour la mémoire de l'esclavage
Colloque de 2022 dont le premier axe, « La liberté n'est pas tombée du ciel », porte sur les dynamiques locales contre l'esclavage ; intervention de Gilbert Pago sur l'abolition en Martinique.
- 6Institution publique ou patrimoniale
Pierre-Marie Pory-Papy, base de données des députés français depuis 1789 (Sycomore) (site extérieur)
Assemblée nationale
Pory-Papy, avocat né à Saint-Pierre en 1805, est présenté comme maire de Saint-Pierre lorsque la révolution de 1848 éclate ; élu représentant de la Martinique le 9 août 1848.
- 7Institution publique ou patrimoniale
CNRS · publié le 7 mai 2021
En 1849, la France accorde aux anciens propriétaires d'esclaves une indemnité de 126 millions de francs or ; plus de 30 % des bénéficiaires étaient des personnes de couleur possédant quelques esclaves.
- 8Presse
Eric Mesnard · Histoire coloniale et postcoloniale · publié le 1er décembre 2025
Analyse d'un historien sur un site associatif (statut de l'auteur non indiqué sur la page) : insurrection du 22 mai 1848 au Prêcheur et à Saint-Pierre qui « contraignit » Rostoland à proclamer la liberté le 23 mai, sans attendre Perrinon, chargé de proclamer et d'appliquer le décret ; adresse du 23 mai (« plus parmi nous de libres ni d'esclaves », « oubli du passé ») ; opposition entre récit centré sur l'abolitionniste et lecture centrée sur l'action des esclaves.
- 9Presse
22 mé : la libération au bout d'une longue attente (site extérieur)
Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 22 mai 2018
Dépêche publiée le 24 mars ; désertion des champs ; arrestation de Romain le 20 mai et libération ordonnée par Pory-Papy, premier adjoint ; fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur (3 morts, 10 blessés, non datée) puis 20 révoltés tués ; contrôle de Saint-Pierre et incendie de la maison Sanois (33 morts) le 22 mai ; vote du conseil municipal et démission du maire Hervé ; arrêté de Rostoland le 23 mai à 1 h 10 ; application les 24 et 25 mai ; date théorique du 4 août ; arrivée de Perrinon le 3 juin.
- 10Presse
Histoire : Pierre-Marie Pory-Papy, acteur majeur de l'abolition de l'esclavage (site extérieur)
Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 1er mars 2018
Pory-Papy, adjoint au maire Pierre Hervé chargé de la police, ordonne la libération de Romain ; son plaidoyer conduit le conseil municipal à voter l'abolition ; arrêté signé dans la nuit du 22 au 23 mai à 1 h 10.
- 11Presse
La scandaleuse indemnisation des colons en 1848 (site extérieur)
Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 2 mars 2018
74 447 esclaves libérés en Martinique ; indemnité de 425 francs par esclave en Martinique ; 123 784 426 francs au total pour près de 250 000 travailleurs ; loi votée le 30 avril 1849.
- 12Presse
27 mai 1848 : le récit de l'abolition de l'esclavage en Guadeloupe (site extérieur)
Philippe Triay · La 1ère (France Télévisions) · publié le 27 mai 2017
Rébellion à Saint-Pierre le 22 mai ; abolition proclamée par Rostoland le 23 mai par crainte d'une insurrection généralisée ; Layrle, « échaudé » par les événements de Martinique, proclame l'abolition en Guadeloupe le 27 mai ; décret arrivé à Basse-Terre le 5 juin.
- 13Presse
27 avril 1848 : la France abolit l'esclavage (site extérieur)
Alban Dignat · Herodote.net · publié le 29 mai 2020
Insurrection à Saint-Pierre le 22 mai 1848, avant que l'existence du décret soit connue sur place ; délai de deux mois prévu par le décret.
- 14Synthèse encyclopédique
Abolition de l'esclavage en Martinique (site extérieur)
Wikipédia
Synthèse : non-application de l'abolition de 1794 en Martinique ; arrestation de Romain le 20 mai pour usage du tambour ; Saint-Pierre principale ville de l'île ; abolition datée du 22 mai vers 15 h (d'après Pago et Lépine) ; 74 447 personnes libérées d'après la base Repairs ; 409 francs par esclave.
- 15Synthèse encyclopédique
Pierre-Marie Pory-Papy (site extérieur)
Wikipédia
Synthèse : Pory-Papy chargé de la police au conseil municipal de Saint-Pierre en 1848 ; arrestation de Romain datée du 22 mai ; abolition décrétée par Rostoland le 23 mai ; Pory-Papy élu maire le 24 mai après la démission de Pierre Hervé.






































