from1789
Première page manuscrite du décret du Gouvernement provisoire portant abolition de l'esclavage dans les colonies, écriture à l'encre sur papier jauni.
Document d’époque Première page du décret du Gouvernement provisoire du 27 avril 1848 portant abolition définitive de l'esclavage dans les colonies. Document original conservé aux Archives nationales.Gouvernement provisoire de la République française, 1848-04-27 · Domaine public : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

Monarchies, empire et IIe République · 20 mai – 23 mai 1848 · Saint-Pierre (Martinique), Le Prêcheur, Martinique

Soulèvement des esclaves de Saint-Pierre et abolition en Martinique (mai 1848)

Le 22 mai 1848, des esclaves se soulèvent au Prêcheur et à Saint-Pierre ; le lendemain, le abolit l'esclavage sans attendre l'envoyé chargé du décret.

Au pouvoir

, présidée par François Arago depuis 1848

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

La liberté immédiate, alors que l' annoncée par Paris n'était pas encore appliquée en Martinique.

Combien ils étaient

Aucun effectif des participants dans les sources lues ; le dossier donne d’autres chiffres (personnes libérées, morts).

3 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Obtenue

2 demandes obtenues, sur 2

Le décret du 27 avril prévoyait la liberté deux mois après sa dans chaque colonie. Au lendemain du soulèvement, le 23 mai 1848, le Rostoland abolit l'esclavage, avant l'arrivée du le 3 juin. Le principe était acquis à Paris ; selon les sources lues, la révolte en a avancé la date.

Changement : texte promulgué 1 jour après la demande du 22 mai 1848

Ce qui était en jeu

2 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée

    Les insurgés du Prêcheur et de Saint-Pierre obtiennent la fin immédiate de l'esclavage, alors que le décret de Paris prévoyait un délai de deux mois après sa sur place. Selon Hérodote, le décret n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; l' prochaine, elle, était annoncée depuis mars.

    Obtenue

    signé le 23 mai 1848 ; appliqué dans toute la colonie le 25 mai selon Martinique la 1ère.

  2. Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

    Revendication portée de longue date par les , dont Victor Schœlcher et le Martiniquais Cyrille Bissette, et par les résistances des esclaves elles-mêmes.

    Obtenue

    Décret du 27 avril 1848, appliqué par anticipation en Martinique le 23 mai. Une indemnise les anciens propriétaires, pas les anciens esclaves.

Comment c’est arrivé

9 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Commission d'abolition présidée par SchœlcherRéponse du pouvoir · Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

    Le institue auprès du une commission d'abolition de l'esclavage.

  2. L'émancipation annoncée en MartiniqueRéponse du pouvoir · Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

    Le journal officiel de la colonie publie une annonçant l' prochaine.

  3. Décret d'abolition adopté à ParisDemande satisfaite · Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

    L'esclavage doit être aboli deux mois après la du décret dans chaque colonie.

  4. Arrestation de l'esclave Romain

    Arrêté pour avoir refusé de cesser de jouer du tambour, Romain est emprisonné à Saint-Pierre ; Pory-Papy ordonne sa libération. Date donnée par Martinique la 1ère, discutée.

  5. Révolte au Prêcheur et à Saint-PierreMobilisation · Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncéeDécision : vote · Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée

    Les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre ; le conseil municipal vote le principe de l'abolition.

  6. Le gouverneur Rostoland abolit l'esclavageDemande satisfaite · Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncéeDemande satisfaite · Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

    est signé dans la nuit du 22 au 23 mai, à 1 h 10 selon Martinique la 1ère.

  7. Abolition effective dans toute la colonieDécision : application · Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée

    Selon Martinique la 1ère, l'abolition s'applique à Fort-de-France le 24 mai, puis au reste de l'île le 25.

  8. Abolition proclamée en Guadeloupe

    Le Layrle proclame l'abolition de sa propre initiative, après les événements de Martinique et, selon le Sénat, faute de troupes suffisantes.

  9. Arrivée du commissaire Perrinon

    Le arrive à Saint-Pierre, où l'esclavage est déjà aboli.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationLe soulèvement change d'abord le calendrier. Appliqué à la lettre, le décret aurait libéré les esclaves de Martinique vers le 4 août 1848, selon Martinique la 1ère. Le Sénat note que les envoyés de Paris arrivent début juin dans des colonies où l'esclavage est déjà supprimé. En Guadeloupe, le proclame l'abolition dès le 27 mai, « échaudé » par les événements de Martinique selon La 1ère.

InterprétationLe 22 mai, et non le 27 avril, est la date de commémoration de l'abolition en Martinique. Eric Mesnard, dans une analyse publiée sur le site Histoire coloniale et postcoloniale, oppose les représentations qui font de l' ou de l'État l'unique agent de la libération à une lecture qui souligne que l'insurrection a contraint la proclamation. Un colloque de 2022 aux Archives nationales a placé ce thème sous le titre « La liberté n'est pas tombée du ciel ».

EstimationL'abolition ne s'accompagne d'aucune compensation pour les anciens esclaves : le décret ne prévoit d'indemnité que pour les colons. Une accorde aux anciens propriétaires 126 millions de pour l'ensemble des colonies, selon le CNRS ; plus de 30 % des bénéficiaires étaient des possédant quelques esclaves. En Martinique, l'indemnité est de 425 francs par esclave selon Martinique la 1ère.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 1 image

Après la révolution de février 1848, le crée le 4 mars une commission d'abolition de l'esclavage, présidée par Victor Schœlcher. Le décret du 27 avril 1848 abolit l'esclavage dans toutes les colonies françaises, mais seulement deux mois après sa dans chacune d'elles. Les châtiments corporels et la vente de personnes non libres sont interdits dès cette promulgation.

En Martinique, contrairement à la Guadeloupe, l'esclavage n'a jamais été interrompu : l'île, alors occupée par les Britanniques, n'a pas appliqué l'. Le 24 mars 1848, le journal officiel de la colonie publie une annonçant l' prochaine. Selon Martinique la 1ère, des esclaves désertent alors les champs et les incidents se multiplient.

Le 20 mai selon Martinique la 1ère, un esclave nommé Romain est arrêté à la demande du Léon Duchamp, pour avoir refusé de cesser de jouer du tambour pendant le travail, puis emprisonné à Saint-Pierre. Sous la pression de la foule, Pierre-Marie Pory-Papy, premier adjoint au maire de Saint-Pierre chargé de la police, ordonne sa libération. Le jour exact de l'arrestation varie selon les sources.

Estimation Selon Martinique la 1ère, le maire du Prêcheur, Antoine Huc, fait tirer les gendarmes sur la foule : trois morts et dix blessés. Les représailles feraient ensuite vingt morts parmi les insurgés. Ces bilans ne sont pas recoupés par une autre source consultée.

Estimation Le 22 mai 1848, une révolte d'esclaves éclate au Prêcheur et à Saint-Pierre, alors principale ville de l'île, avant que l'abolition soit appliquée sur place. Les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre. Selon Martinique la 1ère, l'incendie de la maison de la famille Sanois fait ce jour-là trente-trois morts parmi ses occupants.

Le même jour, après une plaidoirie de Pory-Papy, le conseil municipal de Saint-Pierre vote le principe de l'abolition, et le maire Pierre Hervé démissionne. Selon Wikipédia, Pory-Papy est élu maire le 24 mai ; la fiche de l'Assemblée nationale, plus vague, le dit maire « lorsque la révolution de 1848 éclata ».

Le 23 mai 1848, le , le général Claude Rostoland, signe qui abolit l'esclavage en Martinique, à 1 h 10 du matin selon Martinique la 1ère. Son adresse du même jour affirme qu'il n'y a « plus parmi nous de libres ni d'esclaves » et recommande « l'oubli du passé ». Selon Martinique la 1ère, l'abolition prend effet à Fort-de-France le 24 mai, puis dans le reste de la colonie le 25.

Le 27 mai, le de la Guadeloupe, Jean-François Layrle, proclame à son tour l'abolition sans attendre le décret, qui n'arrive à Basse-Terre que le 5 juin. Le Auguste-François Perrinon, chargé de proclamer et d'appliquer le décret en Martinique, arrive à Saint-Pierre le 3 juin : l'esclavage y est aboli depuis dix jours.

Gravure en noir et blanc : à gauche, une ligne de gendarmes et d'hommes armés tire au fusil ; à droite, une foule d'esclaves brandissant des coutelas et des bâtons ; des corps à terre au premier plan, des palmiers et des maisons au fond.
« Émancipation des nègres », lithographie de F. Lesmert. Selon la notice de Wikimedia Commons, elle représente l'affrontement entre gendarmes, colons et esclaves révoltés au Prêcheur le 22 mai 1848. Date d'exécution non précisée ; conservée à la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence.F. Lesmert (lithographe) · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/2

Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée

Les insurgés du Prêcheur et de Saint-Pierre obtiennent la fin immédiate de l'esclavage, alors que le décret de Paris prévoyait un délai de deux mois après sa promulgation sur place. Selon Hérodote, le décret n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; l'émancipation prochaine, elle, était annoncée depuis mars.

ObtenueObtenue

Arrêté du gouverneur signé le 23 mai 1848 ; appliqué dans toute la colonie le 25 mai selon Martinique la 1ère.

  1. Demande22 mai 1848
  2. Vote22 mai 1848
  3. Promulgation (réalise la demande)23 mai 1848
  4. Application25 mai 1848
  5. Bilan3 juin 1848
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    Révolte des esclaves au Prêcheur et à Saint-Pierre ; les insurgés prennent le contrôle de Saint-Pierre.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    Vote

    Le conseil municipal de Saint-Pierre vote le principe de l'abolition après une plaidoirie de Pory-Papy.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    PromulgationRéalise la demande

    Le gouverneur Claude Rostoland signe l'arrêté abolissant l'esclavage en Martinique (à 1 h 10 selon Martinique la 1ère).

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Application

    Selon Martinique la 1ère, l'abolition prend effet à Fort-de-France le 24 mai, puis dans le reste de la colonie le 25 mai.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 9 jours

    Bilan

    Le commissaire général Perrinon, chargé d'appliquer le décret, arrive à Saint-Pierre : l'esclavage y est aboli depuis dix jours.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Toutes les sources consultées lient l'arrêté du 23 mai à la révolte de la veille : pour Eric Mesnard, l'insurrection « contraignit » le gouverneur ; pour La 1ère, il agit par crainte d'une insurrection généralisée ; le Sénat le rapproche de la tension née des révoltes. Martinique la 1ère ajoute deux autres facteurs : la plaidoirie de Pory-Papy et le fait que le remplaçant du gouverneur était en mer. Le texte de l'arrêté et les rapports du gouverneur n'ont pas été lus, d'où « probable » et non « directe ». Le lien vaut pour la date de l'abolition locale, pas pour son principe, décidé à Paris.

Revendication 2/2

Abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises

Revendication portée de longue date par les abolitionnistes, dont Victor Schœlcher et le Martiniquais Cyrille Bissette, et par les résistances des esclaves elles-mêmes.

ObtenueObtenue

Décret du 27 avril 1848, appliqué par anticipation en Martinique le 23 mai. Une loi du 30 avril 1849 indemnise les anciens propriétaires, pas les anciens esclaves.

  1. Réponse4 mars 1848
  2. Réponse24 mars 1848
  3. Vote (réalise la demande)27 avr. 1848
  4. Application (réalise la demande)23 mai 1848
  5. Bilan30 avr. 1849
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Réponse

    Le Gouvernement provisoire institue une commission d'abolition de l'esclavage présidée par Victor Schœlcher.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 20 jours

    Réponse

    Le journal officiel de la Martinique publie une dépêche de François Arago annonçant l'émancipation prochaine.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 34 jours

    VoteRéalise la demande

    Le Gouvernement provisoire adopte en conseil le décret : l'esclavage sera aboli deux mois après sa promulgation dans chaque colonie ; l'Assemblée nationale fixera l'indemnité due aux colons.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 26 jours

    ApplicationRéalise la demande

    En Martinique, l'abolition est proclamée par arrêté du gouverneur, avant l'arrivée du décret et du commissaire chargé de le promulguer.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois

    Bilan

    Une loi du 30 avril 1849 accorde une indemnité aux anciens propriétaires d'esclaves : 126 millions de francs or pour l'ensemble des colonies selon le CNRS, versés en partie sous forme de rente sur vingt ans.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Le décret est signé à Paris le 27 avril, avant la révolte du 22 mai : celle-ci ne peut pas expliquer la décision de principe. Le débat porte sur le rôle plus général des résistances des esclaves. Eric Mesnard oppose un récit qui fait de l'abolitionniste ou de l'État l'unique agent de la libération et une lecture qui met en avant l'action des esclaves ; selon lui, les abolitions ne se comprennent qu'en articulant les deux. Le colloque de 2022 des Archives nationales a repris ce thème.

Tous les chiffres3 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : personnes libérées, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.

Martiniquepersonnes libérées

  • 74 447

    Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)

    Personnes libérées par l'abolition en Martinique — Chiffre lié au calcul de l'indemnité ; Wikipédia l'attribue à la base de données du CNRS (projet Repairs), que nous n'avons pas pu ouvrir. Ce n'est pas le nombre d'insurgés, qui reste inconnu.

Le Prêcheurmorts

  • 3 morts et 10 blessés

    Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)

    Fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur — Jour exact non précisé par la source (entre le 20 et le 22 mai). La même source évoque ensuite vingt morts parmi les insurgés lors des représailles.

Saint-Pierremorts

  • 33

    Estimation selon la presseMartinique la 1ère (Jean-Marc Party)

    Morts dans l'incendie de la maison Sanois à Saint-Pierre — Source unique parmi celles consultées, sans référence d'archive citée.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
  • Le nombre d'insurgés du 22 mai n'est donné par aucune source consultée ; Wikipédia parle de « milliers » d'esclaves en citant des livres que nous n'avons pas pu lire.
  • Les bilans humains (3 morts et 10 blessés au Prêcheur, 20 morts lors des représailles, 33 morts dans l'incendie de la maison Sanois) viennent d'un seul article de presse, sans référence d'archive. La légende de la lithographie sur Wikimedia Commons parle de « plusieurs dizaines » de morts, sans source.
  • L'heure et le jour de l'abolition divergent : Wikipédia la situe le 22 mai vers 15 heures, en citant Gilbert Pago (2006) et Édouard de Lépine (1999), que nous n'avons pas pu lire ; le Sénat, Martinique la 1ère, La 1ère, Eric Mesnard et la page Wikipédia sur Pory-Papy donnent le 23 mai (1 h 10 selon Martinique la 1ère). Nous retenons le 23 mai.
  • Le jour de l'arrestation de Romain varie : 20 mai pour Martinique la 1ère et la page Wikipédia sur l'abolition en Martinique, 22 mai pour la page Wikipédia sur Pory-Papy, qui l'attribue en outre à une plainte du maire de Saint-Pierre.
  • Pory-Papy est premier adjoint au maire le 22 mai selon Martinique la 1ère, élu maire le 24 mai selon Wikipédia ; la base Sycomore de l'Assemblée nationale le dit maire « lorsque la révolution de 1848 éclata », sans date précise.
  • Les montants de l'indemnité divergent : 126 millions de (CNRS) contre 123 784 426 francs (Martinique la 1ère) ; 425 francs par esclave en Martinique (Martinique la 1ère) contre 409 (Wikipédia, qui renvoie à une page du CNRS où ce chiffre ne figure pas).
  • Les travaux de référence (Gilbert Pago, Édouard de Lépine, Armand Nicolas, Nelly Schmidt, Myriam Cottias) n'ont pas pu être lus : livres non numérisés, ou pages Persée, Cairn, HAL et OpenEdition Books inaccessibles lors de la consultation. Aucun document d'archive de 1848 (texte de , rapports du ) n'a été consulté directement.
  • Selon Hérodote, le décret du 27 avril n'était pas encore connu en Martinique le 22 mai ; Martinique la 1ère dit seulement que le attendait « le document officiel ». La date d'arrivée de la nouvelle du décret n'est pas établie par les sources lues.
  • Le chiffre de 74 447 personnes libérées vient de la base des indemnités de 1849 (projet Repairs du CNRS), reprise par Martinique la 1ère et Wikipédia ; la base elle-même n'a pas pu être ouverte.
Sources15 références · 4 mars – 3 juin 1848

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 1
  • Institution publique ou patrimoniale 6
  • Presse 6
  • Synthèse encyclopédique 2
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    Décret du 27 avril 1848 abolissant l'esclavage (site extérieur)

    Wikisource (transcription de La Barre de Nanteuil, Législation de l'île de la Réunion, t. 2, 1861, p. 641)

    Texte du décret : abolition deux mois après la promulgation dans chaque colonie, interdiction immédiate des châtiments corporels et des ventes, indemnité à fixer par l'Assemblée nationale.

    Article 1er (délai de deux mois) et article 5 (indemnité) ; formule finale « Fait à Paris, en Conseil du Gouvernement » · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Institution publique ou patrimoniale

    1848 : l'abolition définitive (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Décret du 4 mars 1848 créant la commission d'abolition (sans en nommer le président) ; décret du 27 avril 1848 avec application deux mois après sa promulgation dans chaque colonie.

    Sections « Décret et arrêté du 4 mars 1848 » et « Décret du 27 avril 1848 » · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Institution publique ou patrimoniale

    Le siècle des abolitions de l'esclavage (exposition « Victor Schœlcher, 1804-1893 ») (site extérieur)

    Sénat

    Commission du 4 mars 1848 présidée par Schœlcher ; rébellion des esclaves le 22 mai au Prêcheur et à Saint-Pierre ; abolition proclamée par Rostoland dès le lendemain, 23 mai, et par Layrle en Guadeloupe le 27 mai, faute de troupes suffisantes ; commissaires généraux arrivés début juin dans des colonies où l'esclavage était déjà supprimé.

    Intertitre « 1848 » · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    Commémorations nationales et locales (site extérieur)

    Fondation pour la mémoire de l'esclavage

    Dates locales de commémoration de l'abolition : 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 27 avril présenté comme date de l'abolition de 1848.

    Section « Journées locales commémoration » · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Institution publique ou patrimoniale

    Colloque « 1848 et après : sortir de l'esclavage » (site extérieur)

    Fondation pour la mémoire de l'esclavage

    Colloque de 2022 dont le premier axe, « La liberté n'est pas tombée du ciel », porte sur les dynamiques locales contre l'esclavage ; intervention de Gilbert Pago sur l'abolition en Martinique.

    Présentation et programme (1er et 2 juin 2022, Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine) · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Institution publique ou patrimoniale

    Pierre-Marie Pory-Papy, base de données des députés français depuis 1789 (Sycomore) (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Pory-Papy, avocat né à Saint-Pierre en 1805, est présenté comme maire de Saint-Pierre lorsque la révolution de 1848 éclate ; élu représentant de la Martinique le 9 août 1848.

    Biographie (extrait du Dictionnaire des parlementaires) · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Institution publique ou patrimoniale

    Les indemnités versées aux propriétaires d'esclaves recensées dans une base de données (site extérieur)

    CNRS · publié le 7 mai 2021

    En 1849, la France accorde aux anciens propriétaires d'esclaves une indemnité de 126 millions de francs or ; plus de 30 % des bénéficiaires étaient des personnes de couleur possédant quelques esclaves.

    Communiqué, paragraphes sur le projet Repairs · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Presse

    Une mise en scène colonialiste et paternaliste de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises (site extérieur)

    Eric Mesnard · Histoire coloniale et postcoloniale · publié le 1er décembre 2025

    Analyse d'un historien sur un site associatif (statut de l'auteur non indiqué sur la page) : insurrection du 22 mai 1848 au Prêcheur et à Saint-Pierre qui « contraignit » Rostoland à proclamer la liberté le 23 mai, sans attendre Perrinon, chargé de proclamer et d'appliquer le décret ; adresse du 23 mai (« plus parmi nous de libres ni d'esclaves », « oubli du passé ») ; opposition entre récit centré sur l'abolitionniste et lecture centrée sur l'action des esclaves.

    Passages sur la Martinique en mai 1848 et sur les débats autour des statues de Schœlcher · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Presse

    22 mé : la libération au bout d'une longue attente (site extérieur)

    Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 22 mai 2018

    Dépêche publiée le 24 mars ; désertion des champs ; arrestation de Romain le 20 mai et libération ordonnée par Pory-Papy, premier adjoint ; fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur (3 morts, 10 blessés, non datée) puis 20 révoltés tués ; contrôle de Saint-Pierre et incendie de la maison Sanois (33 morts) le 22 mai ; vote du conseil municipal et démission du maire Hervé ; arrêté de Rostoland le 23 mai à 1 h 10 ; application les 24 et 25 mai ; date théorique du 4 août ; arrivée de Perrinon le 3 juin.

    Article entier, en particulier les passages sur la dépêche du 24 mars, l'arrestation de Romain, le lundi 22 mai et l'arrêté du mardi 23 mai · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Presse

    Histoire : Pierre-Marie Pory-Papy, acteur majeur de l'abolition de l'esclavage (site extérieur)

    Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 1er mars 2018

    Pory-Papy, adjoint au maire Pierre Hervé chargé de la police, ordonne la libération de Romain ; son plaidoyer conduit le conseil municipal à voter l'abolition ; arrêté signé dans la nuit du 22 au 23 mai à 1 h 10.

    Paragraphes sur mai 1848 · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Presse

    La scandaleuse indemnisation des colons en 1848 (site extérieur)

    Jean-Marc Party · Martinique la 1ère (France Télévisions) · publié le 2 mars 2018

    74 447 esclaves libérés en Martinique ; indemnité de 425 francs par esclave en Martinique ; 123 784 426 francs au total pour près de 250 000 travailleurs ; loi votée le 30 avril 1849.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Presse

    27 mai 1848 : le récit de l'abolition de l'esclavage en Guadeloupe (site extérieur)

    Philippe Triay · La 1ère (France Télévisions) · publié le 27 mai 2017

    Rébellion à Saint-Pierre le 22 mai ; abolition proclamée par Rostoland le 23 mai par crainte d'une insurrection généralisée ; Layrle, « échaudé » par les événements de Martinique, proclame l'abolition en Guadeloupe le 27 mai ; décret arrivé à Basse-Terre le 5 juin.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Presse

    27 avril 1848 : la France abolit l'esclavage (site extérieur)

    Alban Dignat · Herodote.net · publié le 29 mai 2020

    Insurrection à Saint-Pierre le 22 mai 1848, avant que l'existence du décret soit connue sur place ; délai de deux mois prévu par le décret.

    Article entier (date de mise à jour indiquée) · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Synthèse encyclopédique

    Abolition de l'esclavage en Martinique (site extérieur)

    Wikipédia

    Synthèse : non-application de l'abolition de 1794 en Martinique ; arrestation de Romain le 20 mai pour usage du tambour ; Saint-Pierre principale ville de l'île ; abolition datée du 22 mai vers 15 h (d'après Pago et Lépine) ; 74 447 personnes libérées d'après la base Repairs ; 409 francs par esclave.

    Sections « Occupation britannique », « L'insurrection du 22 mai », « Historiographie », « Mémoire et commémoration » · consulté le 22 octobre 2026

  15. 15
    Synthèse encyclopédique

    Pierre-Marie Pory-Papy (site extérieur)

    Wikipédia

    Synthèse : Pory-Papy chargé de la police au conseil municipal de Saint-Pierre en 1848 ; arrestation de Romain datée du 22 mai ; abolition décrétée par Rostoland le 23 mai ; Pory-Papy élu maire le 24 mai après la démission de Pierre Hervé.

    Section « Fonctions électives » · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Gouverneur (d’une colonie)

Représentant de l’autorité de la métropole dans une colonie, qui en dirige l’administration civile et y promulgue par arrêté les lois et décrets venus de Paris. Au XIXe siècle, c’est souvent un officier de marine ou un militaire.

Source : Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique »

En clair

Émancipation

Fait de libérer quelqu’un d’une domination ou d’une dépendance ; synonyme d’affranchissement. En 1848, le mot désigne la libération des esclaves des colonies, qui deviennent des personnes libres et des citoyens.

Sources : Larousse, « émancipation », Wikipédia, « Abolition de l’esclavage en Martinique »

En clair

Promulgation

Acte officiel qui rend une loi ou un décret applicable. En 1848, dans chaque colonie, c’est le gouverneur qui promulgue sur place les textes venus de Paris : le délai de deux mois prévu pour l’abolition court à partir de là.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique », Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 »

En clair

Commissaire général de la République

Envoyé du gouvernement provisoire, fonction créée en 1848, chargé de se rendre dans une colonie pour y appliquer les décrets, dont celui qui abolit l’esclavage. En Martinique, c’est Auguste-François Perrinon.

Sources : Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 », Wikipédia, « Auguste-François Perrinon »

En clair

Arrêté

Décision administrative écrite, prise par une autorité comme un ministre, un préfet ou un maire, sans vote d’une assemblée. Dans une colonie, le gouverneur promulgue aussi par arrêté les lois et décrets venus de Paris.

Sources : vie-publique.fr, « Qu’est-ce qu’un arrêté ? », Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique »

En clair

Abolitionnistes

Partisans de l’abolitionnisme, courant né à la fin du XVIIIe siècle, notamment en Grande-Bretagne, qui vise la suppression de l’esclavage et cherche des moyens concrets d’y parvenir. Victor Schœlcher en est la grande figure en France.

Sources : Wikipédia, « Abolitionnisme », Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 »

En clair

Loi d’indemnisation de 1849

Loi qui verse aux anciens propriétaires d’esclaves une somme d’argent pour compenser la perte de leurs esclaves : 126 millions de francs-or pour l’ensemble des colonies. Les anciens esclaves ne reçoivent aucune réparation.

Sources : Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 », Wikipédia, « Abolition de l’esclavage en Martinique »

En clair

Gouvernement provisoire

Gouvernement formé dans des circonstances exceptionnelles, comme une révolution, pour diriger en attendant le retour à des institutions normales, en général par une élection. En France, celui de 1848 gouverne du 24 février au 9 mai.

Sources : Wikipédia, « Gouvernement provisoire », Wikipédia, « Gouvernement provisoire de 1848 »

En clair

Ministre de la Marine et des Colonies

Ministre chargé à la fois de la flotte et de l’administration des colonies. En 1848, c’est François Arago ; il nomme Victor Schœlcher sous-secrétaire d’État chargé des colonies et de l’esclavage.

Source : Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 »

En clair

Dépêche

Correspondance officielle sur les affaires publiques : ici, un message du gouvernement de Paris aux autorités de la colonie, que le journal officiel de la Martinique publie le 24 mars 1848 pour annoncer l’émancipation.

Source : Larousse, « dépêche »

En clair

Franc-or

Nom donné au franc de 1803 à 1914, aussi appelé franc germinal, parce qu’il était défini par un poids d’or fixe, environ 0,32 gramme. C’était une monnaie très stable.

Source : Wikipédia, « Franc germinal »

En clair

Personnes de couleur (libres)

Dans les colonies françaises des Amériques, personnes noires ou métisses qui n’étaient pas esclaves, appelées « libres de couleur ». Certaines possédaient des plantations, et parfois elles-mêmes des esclaves.

Source : Wikipédia, « Libre de couleur »

En clair

Abolition de 1794

Décret de la Convention du 4 février 1794 (16 pluviôse an II) qui abolit l’esclavage dans toutes les colonies françaises. Occupée par les Britanniques, la Martinique ne l’a jamais appliqué ; Bonaparte maintient l’esclavage en 1802.

Source : Wikipédia, « Décret d’abolition de l’esclavage du 4 février 1794 »

En clair

Planteur

Dans les régions tropicales, personne qui possède et exploite une plantation. Dans la Martinique de 1848, les planteurs sont les propriétaires de terres qui font travailler des esclaves.

Sources : Larousse, « planteur », Wikipédia, « Abolition de l’esclavage en Martinique »

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23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

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