
XXIe siècle · 19 janvier – 6 juin 2023 · France entière, Paris, Marseille
Mobilisation contre la réforme des retraites de 2023
Huit syndicats unis organisent quatorze journées contre le report de l' de la retraite de 62 à 64 ans. La loi est adoptée sans vote final à l'Assemblée, puis appliquée.
Au pouvoir
, président de la République depuis 2017
, Première ministre depuis 2022
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Renoncer au report de l' de départ de 62 à 64 ans et à l'allongement accéléré de la .
- Combien ils étaient
1,09 million de manifestants
Estimations Deux sources, deux chiffres : aucun n’est retenu comme le bon.
12 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Non obtenue
0 demande obtenue, sur 2
Loi le 14 avril 2023 ; l' monte dès le 1er septembre 2023. Fin 2025, à la demande du Parti socialiste, la pour 2026 décale ce calendrier d'un trimestre : 64 ans pour la génération 1969 au lieu de 1968. Au 17 octobre 2026, les 64 ans restent dans la loi.
Ce qui était en jeu
2 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Maintenir l' de départ à 62 ans
L' demande le retrait du report de l' de 62 à 64 ans, mesure centrale de la réforme (article 10 de la loi).
Non obtenueLe report est voté, validé par le et appliqué dès septembre 2023. Fin 2025, la pour 2026 décale le calendrier d'un trimestre à partir de la génération 1964 : les 64 ans sont atteints par les personnes nées en 1969 au lieu de 1968. Au 17 octobre 2026, les 64 ans restent la règle.
Renoncer à l'accélération de la hausse de la
La réforme avance à la génération 1965 l'exigence de 43 (172 trimestres) pour le , prévue jusque-là pour la génération 1973.
Non obtenueL'accélération est adoptée et appliquée dès septembre 2023. La loi de 2025 la retarde d'une génération : les 172 trimestres s'appliquent à partir de la génération 1966 au lieu de 1965.
Comment c’est arrivé
12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Élisabeth Borne présente la réforme
porté à 64 ans en 2030, 43 dès la génération 1965, fermeture des principaux aux nouveaux embauchés.
Première journée de grève et de manifestations
Appel des huit syndicats représentatifs : 1,12 million de manifestants selon l'Intérieur, plus de 2 millions selon l'.
Dépôt du projet de loi à l'Assemblée nationale
Le pour 2023 est enregistré sous le n° 760.
Sixième journée, grève dans les raffineries
Le ministère de l'Intérieur compte 1,28 million de manifestants, la 3,5 millions. Les salariés des raffineries sont en grève.
Recours à l'article 49.3 à l'Assemblée
Le matin, le Sénat adopte le texte de la . L'après-midi, la Première ministre engage la responsabilité du gouvernement sur ce texte à l'Assemblée. Rassemblements spontanés le soir même.
Motions de censure rejetées, loi adoptée
La motion transpartisane obtient 278 voix sur les 287 nécessaires. Le texte est considéré comme définitivement adopté.
Neuvième journée, heurts dans plusieurs villes
1,09 million de manifestants selon l'Intérieur, 3,5 millions selon la ; 457 interpellations selon le ministère.
Décision du Conseil constitutionnel et promulgation
Report de l'âge validé, , première demande de rejetée. La loi n° 2023-270 est le même jour.
Quatorzième et dernière journée nationale
281 000 manifestants selon l'Intérieur, plus de 900 000 selon la : les chiffres les plus bas depuis le 19 janvier.
Entrée en vigueur du relèvement de l'âge
Les pensions prenant effet à partir de cette date relèvent des nouvelles règles.
Sébastien Lecornu propose de « suspendre » la réforme
Annonce dans la déclaration de politique générale : pas de relèvement de l'âge ni de la jusqu'en janvier 2028.
Promulgation de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026
Son article 105 décale d'un trimestre, à partir de la génération 1964, le calendrier de 2023, pour les pensions prenant effet dès le 1er septembre 2026.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
Malgré quatorze journées nationales et une restée unie jusqu'en juin, la mobilisation n'a pas obtenu le retrait. Le gouvernement a fait adopter le texte sans vote final à l'Assemblée, le a validé la mesure centrale et les nouvelles règles s'appliquent dès septembre 2023, moins de cinq mois après la .
EstimationCe qu'on appelle « suspension » en 2025 est un décalage limité. La loi fige l' à 62 ans et 9 mois de septembre 2026 à janvier 2028, puis la hausse reprend avec trois mois de retard sur le calendrier de 2023. Selon l'économiste Magali Dauvin (OFCE), l'effet sur le nombre d'actifs est net en 2027 mais presque nul à long terme : + 602 000 actifs avec la suspension, contre + 604 000 avec la seule réforme, par rapport à un scénario sans réforme.
InterprétationLe lien entre la mobilisation de 2023 et le décalage voté fin 2025 reste à établir. Les sources consultées présentent ce décalage comme une condition posée par le Parti socialiste pour ne pas censurer le gouvernement, et comme une demande de la , l'un des syndicats de l' de 2023. Aucun travail d'historien consulté ne tranche cette question.
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes, 1 image
Le 10 janvier 2023, la Première ministre Élisabeth Borne présente la réforme. L' de départ passerait de 62 ans à 63 ans et 3 mois en 2027, puis à 64 ans en 2030, à raison de trois mois par génération. Les 43 pour une retraite à s'appliqueraient dès la génération 1965, au lieu de 1973. Le texte prend la forme d'un (PLFRSS).
Les huit organisations syndicales représentatives (, , , , , , , ) appellent ensemble à une première journée de grève et de manifestation le 19 janvier. Des organisations de jeunesse les rejoignent. Le soir même, leur communiqué commun demande au gouvernement de renoncer aux 64 ans et à l'accélération de la hausse de la , et appelle à une nouvelle journée le 31 janvier.
Les journées nationales se succèdent : 31 janvier, 7, 11 et 16 février, puis 7 mars. Ce jour-là, toutes les raffineries de France sont en grève et les grévistes présents sur les sites votent une . Dans les collèges et lycées, la part d'enseignants grévistes le 7 mars est un peu plus faible que le 19 janvier, selon le principal syndicat du second degré (SNES-) comme selon le chiffre officiel.
Déposé à l'Assemblée nationale le 23 janvier, le texte suit les délais courts prévus par l' de la Constitution pour les . L'Assemblée ne l'adopte pas en : au bout de vingt jours, il est transmis au Sénat. Le Sénat l'adopte le 11 mars, et une , réunissant députés et sénateurs, s'accorde sur un texte le 15 mars.
Le 16 mars, le Sénat adopte le texte de la . À l'Assemblée, la Première ministre engage la responsabilité du gouvernement () : le texte est considéré comme adopté sauf si une est votée. Des rassemblements spontanés et des heurts suivent dans plusieurs villes. Le 20 mars, la motion transpartisane du obtient 278 voix, neuf de moins que les 287 nécessaires ; celle du RN en obtient 94. La loi est adoptée définitivement.
La neuvième journée, le 23 mars, est la première après le recours au . Elle réunit 1,09 million de manifestants selon le ministère de l'Intérieur et 3,5 millions selon la . Selon le même ministère, 441 policiers et gendarmes sont blessés et 457 personnes interpellées ; la porte de la mairie de Bordeaux est incendiée.
Le 14 avril 2023, le valide le report de l'âge à 64 ans et la procédure suivie. Il jugées , dont l'index sur l'emploi des seniors et le contrat de fin de carrière. Il juge aussi irrecevable une demande de (RIP), puis une seconde le 3 mai. Le président de la République la loi le 14 avril.
Le 1er mai, 782 000 personnes défilent selon le ministère de l'Intérieur, 2,3 millions selon la . La quatorzième et dernière journée, le 6 juin, est la plus faible du mouvement. Le 8 juin, le retire en séance sa d'abrogation, dont l'article sur l'âge a été supprimé en commission. À la mi-juin, l' acte la fin des journées de mobilisation tout en disant qu'elle continue de contester la réforme.

Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/2
Maintenir l'âge légal de départ à 62 ans
L'intersyndicale demande le retrait du report de l'âge légal de 62 à 64 ans, mesure centrale de la réforme (article 10 de la loi).
Non obtenueNon obtenue
Le report est voté, validé par le Conseil constitutionnel et appliqué dès septembre 2023. Fin 2025, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 décale le calendrier d'un trimestre à partir de la génération 1964 : les 64 ans sont atteints par les personnes nées en 1969 au lieu de 1968. Au 17 octobre 2026, les 64 ans restent la règle.
- Demande19 janv. 2023
- Vote20 mars 2023
- Réponse14 avr. 2023
- Promulgation14 avr. 2023
- Vote31 mai 2023
- Application1er sept. 2023
- Réponse14 oct. 2025
- Vote16 déc. 2025
- Promulgation30 déc. 2025
- Application1er sept. 2026
- Bilan17 oct. 2026
Voir les 11 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
Le communiqué intersyndical du 19 janvier demande au gouvernement de renoncer à l'âge de départ à 64 ans.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois
Après l'engagement de responsabilité du 16 mars, les deux motions de censure sont rejetées : le texte est considéré comme définitivement adopté, sans vote des députés sur le texte lui-même.
- Délai depuis l’étape précédente : + 25 jours
Le Conseil constitutionnel déclare le report de l'âge à 64 ans conforme à la Constitution et refuse la première demande de référendum d'initiative partagée.
- Délai depuis l’étape précédente : + le même jour
Loi n° 2023-270 de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2023, publiée au Journal officiel du 15 avril.
- Délai depuis l’étape précédente : + 47 jours
En commission des affaires sociales, des députés Renaissance et LR suppriment l'article de la proposition de loi Liot qui ramenait l'âge à 62 ans. Le 8 juin, les amendements qui le rétablissent sont déclarés irrecevables et le groupe Liot retire son texte en séance, sans vote.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Le relèvement de trois mois par génération s'applique aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2023. Les décrets d'application paraissent au Journal officiel du 4 juin.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2,1 ans
Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Sébastien Lecornu propose de « suspendre » la réforme jusqu'à l'élection présidentielle : aucun relèvement de l'âge jusqu'en janvier 2028. Le Parti socialiste en faisait une condition pour ne pas censurer le gouvernement.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois
Intégrée au projet de loi par le gouvernement à la demande du Parti socialiste (article 45 bis), supprimée par le Sénat puis rétablie par les députés, la mesure figure dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée en lecture définitive par l'Assemblée par 247 voix contre 232.
- Délai depuis l’étape précédente : + 14 jours
Loi n° 2025-1403, article 105 : 62 ans et 9 mois pour les personnes nées entre janvier 1963 et mars 1965, puis reprise de la hausse ; 63 ans et 9 mois pour la génération 1968. Le Conseil constitutionnel ne censure, dans cet article, que la demande d'un rapport sur les retraites à Mayotte.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 mois
Le décalage s'applique aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026. Deux décrets du 7 mai 2026 (n° 2026-344 et 2026-345), publiés le 8 mai, adaptent les règles qui en dépendent, notamment pour les agents des collectivités locales et des hôpitaux (CNRACL) et pour les départs anticipés des personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans.
- Délai depuis l’étape précédente : + 46 jours
Au 17 octobre 2026, l'âge légal doit toujours atteindre 64 ans, pour la génération 1969. Le gain est d'un trimestre pour les personnes nées de 1964 à 1968, sauf pour celles nées de janvier à mars 1965, qui gagnent six mois.
Lien indéterminé
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.
Le report n'a pas été retiré malgré la mobilisation. Le décalage de 2025 est présenté par les sources consultées comme une condition posée par le Parti socialiste pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, et comme une demande de la CFDT, membre de l'intersyndicale de 2023. Aucune source consultée ne le relie directement aux manifestations de 2023.
Revendication 2/2
Renoncer à l'accélération de la hausse de la durée de cotisation
La réforme avance à la génération 1965 l'exigence de 43 ans de cotisation (172 trimestres) pour le taux plein, prévue jusque-là pour la génération 1973.
Non obtenueNon obtenue
L'accélération est adoptée et appliquée dès septembre 2023. La loi de 2025 la retarde d'une génération : les 172 trimestres s'appliquent à partir de la génération 1966 au lieu de 1965.
- Demande19 janv. 2023
- Réponse14 avr. 2023
- Promulgation14 avr. 2023
- Application1er sept. 2023
- Promulgation30 déc. 2025
- Application1er sept. 2026
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
Le communiqué intersyndical demande de renoncer à l'accélération de l'augmentation de la durée de cotisation.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Le Conseil constitutionnel juge conforme le relèvement de la durée d'assurance.
- Délai depuis l’étape précédente : + le même jour
La loi n° 2023-270 est promulguée avec cette mesure.
- Délai depuis l’étape précédente : + 5 mois
Les nouvelles durées s'appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2023.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2,3 ans
L'article 105 de la loi n° 2025-1403 retarde d'une génération le passage à 172 trimestres.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 mois
Les nouvelles durées s'appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026 ; pour la génération 1964, 170 trimestres au lieu de 171.
Lien indéterminé
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.
Comme pour l'âge, la mesure de 2025 suit la demande du Parti socialiste de suspendre à la fois l'âge et la durée d'assurance ; les sources consultées ne la rattachent pas directement à la mobilisation de 2023.
Tous les chiffres12 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, grévistes ou manifestants, blessés, interpellations. Elles ne se comparent pas entre elles.
France entièremanifestants
1,12 million
Estimation selon le ministère de l'Intérieur
Première journée, 19 janvier 2023
Même jour, même périmètre, autre unité : plus de 2 millions grévistes ou manifestants selon les organisateurs · Intersyndicale nationale. Ne se compare pas directement.
France entièregrévistes ou manifestants
plus de 2 millions
Estimation selon les organisateursIntersyndicale nationale (communiqué)
Première journée, 19 janvier 2023 — Le communiqué compte ensemble les personnes en grève et celles qui ont manifesté.
Même jour, même périmètre, autre unité : 1,12 million manifestants selon le ministère de l'Intérieur. Ne se compare pas directement.
France entièremanifestants
1,27 million
Estimation selon le ministère de l'Intérieur
Deuxième journée, 31 janvier 2023
2,8 millions
Estimation selon les organisateurs · CGT
Deuxième journée, 31 janvier 2023
Écart entre ces chiffres : du simple au 2,2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
France entièremanifestants
1,28 million
Estimation selon le ministère de l'Intérieur
Sixième journée, 7 mars 2023 — Chiffre le plus élevé du ministère pendant le mouvement ; repris de deux synthèses, la presse d'origine n'ayant pas pu être lue.
3,5 millions
Estimation selon les organisateurs · CGT
Sixième journée, 7 mars 2023
Écart entre ces chiffres : du simple au 2,7. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
France entièremanifestants
1,09 million
Estimation selon le ministère de l'Intérieur
Neuvième journée, 23 mars 2023 — Première journée après le recours au 49.3. Ce n’est pas le chiffre le plus élevé du ministère (1,28 million le 7 mars, connu seulement par des synthèses).
3,5 millions
Estimation selon la CGT
Neuvième journée, 23 mars 2023
Écart entre ces chiffres : du simple au 3,2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
France entièreblessés
441
Décompte officiel selon le ministère de l'Intérieur
Policiers et gendarmes blessés le 23 mars 2023 — Les blessés parmi les manifestants ne sont pas comptés dans ce bilan.
France entièreinterpellations
457
Décompte officiel selon le ministère de l'Intérieur
Interpellations le 23 mars 2023
France entièremanifestants
281 000
Estimation selon le ministère de l'Intérieur
Quatorzième et dernière journée, 6 juin 2023
plus de 900 000
Estimation selon les organisateurs · CGT
Quatorzième et dernière journée, 6 juin 2023
Écart entre ces chiffres : du simple au 3,2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal5 limites
- Le ministère de l'Intérieur et la donnent des chiffres qui varient du simple au triple. Aucun comptage indépendant n'a pu être lu pour cette recherche.
- Les pages du Monde, de franceinfo, de BFMTV, du Figaro, de Ouest-France et de L'Express étaient inaccessibles. Les chiffres du 19 janvier, du 7 mars et du 1er mai reposent donc sur des encyclopédies (Universalis, Wikipédia) ou sur des communiqués syndicaux.
- Les nombres de grévistes par secteur (éducation, transports, énergie) et les blessés parmi les manifestants ne sont pas chiffrés ici faute de source lue et fiable.
- Aucune étude d'historien ou de sociologue sur ce mouvement n'a pu être lue. Le lien entre la mobilisation et le décalage voté en 2025 reste donc ouvert.
- Le bilan s'arrête au 17 octobre 2026. Ce qui se passera après janvier 2028, quand la hausse reprend selon la loi, n'est pas connu à cette date.
Sources29 références · 10 janvier 2023 – 30 décembre 2025
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 12
- Travaux de recherche 1
- Presse 12
- Synthèse encyclopédique 4
- 1Texte officiel ou archive
Légifrance (Journal officiel n° 0089 du 15 avril 2023) · publié le 15 avril 2023
Établit la date de la loi, le passage de 62 à 64 ans par paliers de trois mois par génération et l'application aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2023.
- 2Texte officiel ou archive
Conseil constitutionnel · publié le 14 avril 2023
Valide la procédure et le report de l'âge à 64 ans ainsi que le relèvement de la durée d'assurance, et censure les articles 2, 3, 6, 27 et des parties des articles 10 et 17.
- 3Texte officiel ou archive
Décision n° 2023-4 RIP du 14 avril 2023 (site extérieur)
Conseil constitutionnel · publié le 14 avril 2023
Établit que la proposition de loi référendaire plafonnant l'âge à 62 ans, présentée par au moins un cinquième des parlementaires, ne remplit pas les conditions de l'article 11.
- 4Texte officiel ou archive
Décision n° 2023-5 RIP du 3 mai 2023 (site extérieur)
Conseil constitutionnel · publié le 3 mai 2023
Établit le rejet d'une seconde proposition de loi référendaire visant à interdire un âge légal supérieur à 62 ans.
- 5Texte officiel ou archive
Sénat
Donne les dates de dépôt (23 janvier), de transmission au Sénat (18 février), d'adoption au Sénat (11 mars), de la commission mixte paritaire (15 mars), d'adoption des conclusions (16 mars) et d'adoption définitive (20 mars).
- 6Texte officiel ou archive
Assemblée nationale · publié le 20 mars 2023
Établit que la motion de censure déposée au titre de l'article 49, alinéa 3, a recueilli 278 voix le 20 mars 2023 et n'a pas été adoptée.
- 7Texte officiel ou archive
Légifrance (Journal officiel n° 0128 du 4 juin 2023) · publié le 4 juin 2023
Applique les nouvelles règles d'âge et de durée d'assurance aux régimes de la fonction publique pour les pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2023.
- 8Texte officiel ou archive
Intersyndicale nationale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse), document mis en ligne par le SE-Unsa 68 · publié le 19 janvier 2023
Prouve ce que déclarent les organisations signataires : plus de deux millions de grévistes ou manifestants, demande de renoncer aux 64 ans et à l'accélération de la durée de cotisation, appel au 31 janvier.
- 9Synthèse encyclopédique
3-31 janvier 2023 : forte mobilisation contre la réforme du système de retraite (site extérieur)
Encyclopædia Universalis (chronologie)
Contenu de la réforme présentée le 10 janvier ; chiffres du 19 janvier (1,12 million selon l'Intérieur, plus de 2 millions selon la CGT) et du 31 janvier (1,272 million et 2,8 millions).
- 10Synthèse encyclopédique
2-28 mars 2023 : adoption de la réforme des retraites (site extérieur)
Encyclopædia Universalis (chronologie)
Chiffres des 7 et 23 mars selon l'Intérieur et la CGT, numérotation des journées (sixième le 7 mars, neuvième le 23 mars), vote du Sénat le 11 mars, recours au 49.3 le 16 mars et rassemblements le soir même, résultats des motions de censure du 20 mars.
- 11Synthèse encyclopédique
Encyclopædia Universalis (chronologie)
Chiffres du 1er mai (782 000 selon l'Intérieur, 2,3 millions selon la CGT) et suppression en commission, le 31 mai, de l'article de la proposition de loi Liot sur l'âge.
- 12Presse
La mobilisation du 31 janvier, « un uppercut dans la tête du gouvernement » (site extérieur)
Pierre Jequier-Zalc · Politis · publié le 1er février 2023
Chiffres du 31 janvier (environ 1,27 million selon l'Intérieur, 2,8 millions selon les syndicats) et annonce des journées des 7 et 11 février.
- 13Presse
Nouvelle mobilisation en France contre la réforme des retraites (site extérieur)
Le Grand Continent · publié le 7 mars 2023
Rappelle les chiffres du 31 janvier (2,8 millions selon la CGT) ; le 7 mars, toutes les raffineries françaises sont en grève et les grévistes présents votent la reconduction ; part d'enseignants grévistes un peu plus faible que le 19 janvier (60 % selon le SNES-FSU, 33 % selon le chiffre officiel contre 39 % le 19 janvier).
- 14Presse
LCP Assemblée nationale · publié le 20 mars 2023
La motion transpartisane obtient 278 voix sur 287 nécessaires, celle du RN 94 ; la réforme est définitivement adoptée.
- 15Presse
France 24 (avec AFP) · publié le 16 mars 2023
Le jeudi 16 mars 2023, le Sénat adopte le texte le matin (193 voix contre 114) et Élisabeth Borne annonce quelques heures plus tard le recours à l'article 49.3 : confrontation indépendante de la date retenue (LCP écrit par erreur « jeudi 18 mars »).
- 16Presse
France 24 (avec AFP) · publié le 24 mars 2023
Chiffres du 23 mars : 1,089 million de manifestants selon l'Intérieur, 3,5 millions selon la CGT, 441 policiers et gendarmes blessés, 457 interpellations, porte de la mairie de Bordeaux incendiée.
- 17Presse
Retraites en France : 14ème round peu mobilisateur, vers la fin du « match » (site extérieur)
Euronews (avec AFP) · publié le 6 juin 2023
Chiffres du 6 juin (281 000 selon l'Intérieur, plus de 900 000 selon la CGT), les plus bas depuis le 19 janvier ; publication des premiers décrets d'application.
- 18Presse
Corse Net Infos (avec AFP) · publié le 16 juin 2023
L'intersyndicale nationale (huit syndicats, cinq organisations de jeunesse) acte la fin de la mobilisation après l'échec, le 8 juin, de la proposition de loi Liot, tout en continuant de contester la réforme.
- 19Presse
Ludovic Fau · LCP Assemblée nationale · publié le 14 octobre 2025
Annonce du 14 octobre 2025 : pas de relèvement de l'âge ni de la durée d'assurance jusqu'en janvier 2028, demande de la CFDT, condition du PS pour ne pas censurer, coût annoncé.
- 20Presse
Maxence Kagni · LCP Assemblée nationale · publié le 30 novembre 2025
La suspension a été intégrée au PLFSS par le gouvernement à la demande du Parti socialiste ; le Sénat a supprimé l'article 45 bis ; la commission des affaires sociales de l'Assemblée le rétablit le 29 novembre 2025.
- 21Texte officiel ou archive
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (dossier législatif) (site extérieur)
Sénat
Dépôt le 14 octobre 2025, lettre rectificative le 23 octobre, échec de la commission mixte paritaire le 26 novembre, lecture définitive le 16 décembre, décision 2025-899 DC et promulgation le 30 décembre 2025.
- 22Texte officiel ou archive
Légifrance (Journal officiel n° 0306 du 31 décembre 2025) · publié le 31 décembre 2025
Modifie l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale (62 ans et 9 mois pour les personnes nées de janvier 1963 à mars 1965, 64 ans à partir de la génération 1969) et la loi n° 2023-270, pour les pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026.
- 23Texte officiel ou archive
Conseil constitutionnel · publié le 30 décembre 2025
Censure le VII de l'article 105 (rapport sur les pensions à Mayotte) comme étranger au domaine d'une loi de financement ; aucun grief ne vise le décalage de l'âge.
- 24Presse
Euronews (avec agences) · publié le 16 décembre 2025
Adoption définitive par l'Assemblée par 247 voix contre 232, sans recours au 49.3 ; le budget contient la suspension de la réforme des retraites.
- 25Travaux de recherche
Magali Dauvin · OFCE, Sciences Po (blog) · publié le 29 janvier 2026
Décrit le gel à 62 ans et 9 mois à partir du 1er septembre 2026 jusqu'en janvier 2028 et le décalage d'un trimestre pour les générations 1964 à 1968 ; estime l'effet sur la population active (602 000 contre 604 000 actifs supplémentaires à long terme).
- 26Texte officiel ou archive
Assemblée nationale (Journal officiel, questions et réponses) · publié le 30 juin 2026
Le gouvernement indique que l'âge et la durée d'assurance sont réduits d'un trimestre à partir de la génération 1964, 64 ans pour la génération 1969 et 172 trimestres pour la génération 1966, pour les pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026 ; décrets n° 2026-344 et 2026-345 du 7 mai 2026.
- 27Presse
Maire-info
Le décret n° 2026-344 (JO du 8 mai 2026) applique le décalage aux agents relevant de la CNRACL dès le 1er septembre 2026 : 62 ans et 9 mois et 170 trimestres pour la génération 1964.
- 28Synthèse encyclopédique
Mouvement social contre la réforme des retraites en France de 2023 (site extérieur)
Wikipédia en français
Journée du 16 février ; chiffres du 7 mars 2023 (1,28 million selon la police, près de 3,5 millions selon la CGT, d'après un direct du Monde) et du 1er mai 2023 (782 000 selon l'Intérieur, 2,3 millions selon les organisateurs). Synthèse utilisée seulement en appui d'Universalis.
- 29Presse
Retraites : le groupe Liot a retiré sa proposition de loi (site extérieur)
LCP Assemblée nationale · publié le 8 juin 2023
La présidente de l'Assemblée déclare irrecevables les amendements rétablissant l'article 1er ; le groupe Liot retire sa proposition ; seule la discussion générale a eu lieu.






































