
Monarchies, empire et IIe République · 26 juillet – 29 juillet 1830 · Paris
Les Trois Glorieuses : la révolution de juillet 1830 à Paris
Fin juillet 1830, des royales contre la presse et la soulèvent Paris. En trois jours, Charles X perd sa capitale, puis son trône.
Le pouvoir change
, roi de France, puis , roi des Français le 9 août 1830
, président du Conseil depuis 1829
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Le retrait des du 25 juillet 1830, qui suspendaient la liberté de la presse, élue et restreignaient le droit de vote.
- Combien ils étaient
Pas de chiffre mis en avant : un seul effectif, sans auteur du comptage identifié.
5 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Obtenue
1 demande obtenue, 2 en partie, sur 3
Charles X finit par retirer les , trop tard : il abdique le 2 août 1830, au-delà de la demande initiale. La du 14 août interdit la et retire au roi le pouvoir de suspendre les lois. Mais le corps électoral reste très étroit et la presse est de nouveau encadrée en 1835.
Changement : retrait décidé 4 jours après la demande du 26 juillet 1830
Ce qui était en jeu
3 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Retrait des de Saint-Cloud
Les opposants jugent les du 25 juillet contraires à la : ils refusent la suspension de la presse, la élue et la nouvelle loi électorale.
ObtenueCharles X se résout trop tard à retirer les ; elles disparaissent avec son règne, et la abroge les textes contraires à la réforme.
Liberté de la presse sans
La première soumettait les journaux à l'autorisation du gouvernement. La protestation des journalistes et la fermeture de leurs journaux sont à l'origine des troubles.
Partiellement obtenueLa proclame que la ne pourra jamais être rétablie, mais les lois de septembre 1835 durcissent à nouveau le régime de la presse.
Garder la et le droit de vote, puis l'élargir
Les élue en juin-juillet 1830 et réduisaient le corps électoral. L'opposition libérale défend la Chambre ; une réforme électorale est ensuite promise.
Partiellement obtenueLa en 1830 siège et révise la . La loi de 1831 abaisse le , mais le pays ne compte qu'environ 166 000 à 168 000 électeurs selon les sources, soit environ 5 pour 1 000 habitants.
Comment c’est arrivé
12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Charles X signe les ordonnances à Saint-Cloud
Quatre selon Larousse, cinq selon Hérodote, six dont quatre politiques selon Wikipédia : presse, dissolution, droit de vote, convocation des électeurs, nominations.
Publication au Moniteur et protestation des journalistes
Les sont lues au Palais-Royal ; au National, Thiers rédige une protestation.
Saisie des journaux et premières émeutes
La police intervient contre le National, le Globe et le Temps ; les troupes de Marmont entrent en action.
Barricades et combats dans tout Paris
L'émeute devient insurrection ; on se bat notamment à la porte Saint-Denis.
Les troupes abandonnent le Louvre, Paris aux insurgés
Les insurgés prennent la caserne de Babylone et envahissent le ; la cour se retire ensuite à Rambouillet.
Charles X signe le retrait des ordonnances
Les d'annulation et de nomination du sont signées au matin ; les députés réunis à Paris offrent déjà la au duc d'Orléans. Pour Hérodote, il s’y résout « trop tard ».
Le duc d'Orléans lieutenant général du royaume
Il paraît au balcon de l'Hôtel de Ville avec La Fayette.
Abdication de Charles X
Retiré à Rambouillet, le roi abdique ; il part ensuite en exil.
Les Chambres amendent la Charte de 1814
Les deux Chambres votent la révision de la .
Louis-Philippe Ier, « roi des Français »
Le duc d'Orléans accepte la et prend le titre de roi des Français.
Publication de la Charte constitutionnelle révisée
La est publiée de nouveau sous la date du 14 août 1830.
Inauguration de la colonne de Juillet, place de la Bastille
Le monument commémore les trois journées ; les restes de combattants sont déposés dans sa crypte.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
Les changements de la sont concrets. Le catholicisme n'est plus religion de l'État mais celle de « la majorité des Français » (article 6). La est interdite (article 7). Le roi ne peut plus suspendre les lois (article 13) et partage l' avec les Chambres (article 15). La devient la seule autorisée (article 67).
InterprétationLe régime issu de Juillet reste : 166 000 à 168 000 électeurs en 1831 selon les sources. Il durcit la presse dès 1835. L'encyclopédie Larousse parle d'une révolution « escamotée » au profit de la monarchie et d'une partie de la bourgeoisie. Selon cette lecture, les combattants des barricades ont renversé le roi, mais ce sont les députés libéraux qui ont choisi le nouveau régime.
InterprétationLa portée de 1830 reste discutée. En 1980, l'historien Maurice Agulhon se demande si c'est une étape majeure du siècle ou une simple péripétie entre 1815 et 1848, et souligne que la réponse dépend de l'interprétation d'ensemble qu'on donne au siècle.
Pour aller plus loin
Le récit complet7 paragraphes, 2 images
En 1830, la France est une régie par la , octroyée par Louis XVIII. Charles X a des députés le 16 mai 1830 ; les élections de juin-juillet donnent pourtant la victoire à l'opposition libérale.
Le 25 juillet 1830, Charles X signe à Saint-Cloud des fondées sur l'article 14 de la , qui permet au roi de prendre les règlements et ordonnances nécessaires à l'exécution des lois et à la sûreté de l'État. Elles suspendent la liberté de la presse, à peine élue, restreignent le droit de vote et convoquent de nouvelles élections. Le , journal officiel du gouvernement, les publie le 26 juillet.
Les journalistes réagissent les premiers. Réunis dans les bureaux du National, ils rédigent autour d'Adolphe Thiers une protestation qui refuse la dissolution et l'autorité du gouvernement. Le 26 juillet, au jardin du Palais-Royal, des Parisiens lisent les dans le .
Le 27 juillet, le National, le Globe et le Temps paraissent sans autorisation avec la protestation ; la police fait saisir leurs presses et une émeute éclate. Selon Hérodote, les commerçants ferment boutique et des étudiants forment un cortège. Le roi confie la répression au maréchal Marmont, dont les troupes comptent environ 12 000 hommes selon l'encyclopédie Larousse.
Estimation Dans la nuit du 27 au 28, des barricades se dressent dans Paris et l'émeute devient insurrection : Larousse estime à 8 000 les hommes en armes face à la troupe. Des fraternisent avec les insurgés. Le 29 au matin, Marmont ne peut plus compter que sur la Garde ; ses troupes abandonnent le Louvre et Paris passe aux mains des insurgés.
Les députés libéraux reprennent alors l'initiative. Réunis chez le banquier Laffitte, ils forment une commission municipale ; une proclamation rédigée par Thiers appelle le duc d'Orléans. Celui-ci reçoit le 31 juillet les fonctions de et paraît le même jour au balcon de l'Hôtel de Ville aux côtés de La Fayette. Retiré à Rambouillet, Charles X abdique le 2 août 1830.
Le 7 août, les deux Chambres amendent la ; le 9, le duc d'Orléans l'accepte et devient « roi des Français » sous le nom de Louis-Philippe Ier. La Charte révisée est publiée sous la date du 14 août 1830. Charles X part en exil et meurt dans l'empire d'Autriche, à Gorizia.


Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Répression
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/3
Retrait des ordonnances de Saint-Cloud
Les opposants jugent les ordonnances du 25 juillet contraires à la Charte : ils refusent la suspension de la presse, la dissolution de la Chambre élue et la nouvelle loi électorale.
ObtenueObtenue
Charles X se résout trop tard à retirer les ordonnances ; elles disparaissent avec son règne, et la Charte révisée abroge les textes contraires à la réforme.
- Demande26 juil. 1830
- Répression27 juil. 1830
- Demande28 juil. 1830
- Retrait (réalise la demande)30 juil. 1830
- Application1er août 1830
- Abrogation14 août 1830
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
Après la publication des ordonnances au Moniteur, les journalistes réunis au National, autour de Thiers, rédigent une protestation qui récuse la dissolution et l'autorité du gouvernement.
- Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour
La police intervient contre trois journaux d'opposition ; le roi confie la répression au maréchal Marmont.
- Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour
Une délégation de députés reçue par Marmont aux Tuileries réclame le retrait des ordonnances et le renvoi des ministres ; Polignac refuse de la recevoir et le roi ordonne de « tenir ferme ».
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours
Après la débandade des troupes le 29, Charles X accepte un ministère dirigé par le duc de Mortemart, chargé de retirer les ordonnances ; les ordonnances d'annulation sont signées au matin du 30 juillet, alors que les députés se tournent déjà vers le duc d'Orléans. Pour Hérodote, le roi s'y résout « trop tard ».
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours
Devenu lieutenant général, le duc d'Orléans convoque par ordonnance les Chambres pour le 3 août, date prévue avant les ordonnances de Saint-Cloud.
- Délai depuis l’étape précédente : + 13 jours
La Charte révisée abroge les lois et ordonnances contraires à la réforme (article 70) et interdit au roi de suspendre les lois ou d'en dispenser (article 13).
Lien direct établi
Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.
Toutes les sources consultées présentent les ordonnances comme le déclencheur des journées de Juillet, et leur retrait est réclamé pendant les combats mêmes. Dans la lettre remise au duc d’Orléans à l’aube du 2 août, citée par Wikipédia, Charles X le nomme lieutenant général en voulant « mettre fin aux troubles » et confirme avoir « jugé convenable » de retirer ses ordonnances.
Revendication 2/3
Liberté de la presse sans censure
La première ordonnance soumettait les journaux à l'autorisation du gouvernement. La protestation des journalistes et la fermeture de leurs journaux sont à l'origine des troubles.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
La Charte de 1830 proclame que la censure ne pourra jamais être rétablie, mais les lois de septembre 1835 durcissent à nouveau le régime de la presse.
- Demande26 juil. 1830
- Vote7 août 1830
- Promulgation (réalise la demande)14 août 1830
- Bilansept. 1835
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
Des journalistes réunis au National rédigent une protestation contre les ordonnances, dont la suspension de la liberté de la presse ; le National, le Globe et le Temps la publient le lendemain.
- Délai depuis l’étape précédente : + 12 jours
Les deux Chambres adoptent les amendements à la Charte de 1814.
- Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours
Article 7 de la Charte révisée : les Français peuvent publier leurs opinions en se conformant aux lois, et « la censure ne pourra jamais être rétablie ». L'article 69 annonce une loi confiant au jury les délits de presse.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 5 ans
Après l'attentat de Fieschi contre le roi (28 juillet 1835), les lois de septembre 1835 durcissent le régime de la presse ; selon Larousse, une trentaine de journaux républicains disparaissent.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
La disposition sur la censure répond aux ordonnances qui ont déclenché la révolution, mais elle est rédigée par les Chambres, qui ont gardé l'initiative politique ; aucune source consultée ne cite explicitement une revendication des combattants de la rue sur ce point.
Revendication 3/3
Garder la Chambre élue et le droit de vote, puis l'élargir
Les ordonnances dissolvaient la Chambre élue en juin-juillet 1830 et réduisaient le corps électoral. L'opposition libérale défend la Chambre ; une réforme électorale est ensuite promise.
Partiellement obtenuePartiellement obtenue
La Chambre élue en 1830 siège et révise la Charte. La loi de 1831 abaisse le cens, mais le pays ne compte qu'environ 166 000 à 168 000 électeurs selon les sources, soit environ 5 pour 1 000 habitants.
- Demande26 juil. 1830
- Application (réalise la demande)3 août 1830
- Promulgation14 août 1830
- Promulgation (réalise la demande)19 avr. 1831
- Bilan1847
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
La protestation des journalistes rejette la dissolution de la Chambre des députés.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours
Les Chambres se réunissent à la date prévue avant les ordonnances.
- Délai depuis l’étape précédente : + 11 jours
La Charte révisée fixe l'âge des électeurs à 25 ans et celui des députés à 30 ans ; son article 69 annonce l'abolition du double vote et une loi sur les conditions d'électorat et d'éligibilité.
- Délai depuis l’étape précédente : + 8 mois
La loi électorale du 19 avril 1831 abaisse le cens de 300 à 200 francs de contributions directes pour voter, et de 1 000 à 500 francs pour être éligible. Le corps électoral compte 168 000 électeurs selon Larousse, 166 000 selon Wikipédia.
- Délai depuis l’étape précédente : + env. 15,7 ans
En 1847, l'opposition lance une campagne de banquets pour réclamer une réforme électorale. L'interdiction du banquet parisien prévu le 22 février 1848 précède la révolution de février 1848.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
Le maintien de la Chambre élue découle directement de la chute de Charles X. L'abaissement du cens de 1831 relève en revanche du nouveau régime et de sa majorité libérale ; les sources consultées ne le présentent pas comme une demande des insurgés.
Tous les chiffres5 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : hommes en armes, soldats, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.
Parissoldats
12 000
Estimation selon l'encyclopédie Larousse
Troupes engagées dans la répression — Wikipédia donne aussi « environ 12 000 soldats » ; avant les ordonnances, Polignac assurait disposer de 18 000 hommes à Paris et alentour. Aucun état militaire d'époque n'a été consulté.
Parishommes en armes
8 000
Estimation selon l'encyclopédie Larousse
Insurgés en armes face aux troupes de Marmont — Ordre de grandeur donné par deux encyclopédies (Larousse ; Wikipédia : « guère plus de 8 000 »), sans source d'époque citée et probablement de même origine. Il ne compte pas les Parisiens qui ont aidé sans porter d'arme.
Parismorts
504
Décompte officiel selon l’administrationListe officielle des morts de Juillet (noms gravés sur la colonne de Juillet)
Morts du côté des insurgés inscrits sur la liste officielle — Wikipédia attribue le chiffre au Moniteur du 4 février 1840 et rapporte que l'historien Jean-Claude Caron le juge fortement sous-estimé ; le Guichet du savoir le reprend d'un article du Parisien (2014) et d'un livre de Raphaël Jullian. Ni le Moniteur ni l'ouvrage de Caron n'ont pu être lus.
près d'un millier
Estimation selon la presseHérodote.net (Fabienne Manière)
Tués chez les insurgés, selon une synthèse de presse — Ordre de grandeur sans source d'époque citée, nettement supérieur à la liste officielle.
environ 200
Estimation selon la presseHérodote.net (Fabienne Manière)
Tués chez les soldats, selon une synthèse de presse — Wikipédia donne 163 soldats tués d'après le Moniteur de 1840 ; ce chiffre n'a pas été vérifié dans une autre source.
Écart entre ces chiffres : du simple au 2,5. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
- Aucun effectif des insurgés n'est établi par une source primaire ou un travail d'historien lu : les 8 000 hommes en armes ne viennent que d'encyclopédies (Larousse, Wikipédia). Aucun chiffre n'est donc mis en avant.
- Le bilan humain n'est pas établi. La liste officielle compte 504 morts chez les insurgés. Hérodote avance « près d'un millier » de tués chez les insurgés et 200 chez les soldats. D'autres chiffres circulent (788, ou 1 000 à 1 200 tués chez les insurgés ; 163 chez les soldats), mais ils ne sont connus ici que par Wikipédia. Aucun travail d'historien sur ce bilan n'a pu être lu.
- La date du retrait des (signature au matin du 30 juillet) et la démarche des députés auprès de Marmont le 28 juillet ne reposent que sur Wikipédia ; Hérodote confirme seulement que le retrait est venu « trop tard ».
- Le nombre d'électeurs après la loi de 1831 diffère selon les synthèses : 168 000 (Larousse) ou 166 000 (Wikipédia).
- Les effectifs (8 000 insurgés armés, 12 000 soldats) viennent d'une encyclopédie et ne renvoient à aucun document d'époque consulté.
- Le nombre d' varie selon les sources : quatre (Larousse), cinq (Hérodote) ou six, dont quatre politiques (Wikipédia). La date des élections de 1830 varie aussi : jusqu'au 3 juillet (Larousse) ou jusqu'au 19 juillet (Wikipédia).
- La composition sociale des insurgés (artisans, ouvriers, étudiants, ) fait débat entre historiens. Les travaux de Pinkney, de Caron et de Fureix n'ont pas pu être lus directement.
- Le de 1830-1840, le Bulletin des lois (dont la loi d'indemnisation des blessés d'août 1830) et les débats des Chambres sur Gallica n'ont pas été lus : Gallica a refusé l'accès (erreur 403).
- Le récit repose surtout sur des synthèses (Larousse, Hérodote, Wikipédia). Seule la a été lue dans son texte officiel.
Sources20 références · 25 juillet 1830 – juillet 1840
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 5
- Institution publique ou patrimoniale 3
- Travaux de recherche 1
- Presse 1
- Synthèse encyclopédique 10
- 1Texte officiel ou archive
Charte constitutionnelle du 14 août 1830 (site extérieur)
Conseil constitutionnel
Texte de la Charte révisée : amendée le 7 août, acceptée le 9 août ; interdiction de la censure, limites du pouvoir d'ordonnance, âges électoraux, cocarde tricolore et programme de lois de l'article 69.
- 2Texte officiel ou archive
Charte constitutionnelle du 4 juin 1814 (site extérieur)
Conseil constitutionnel
Dans la Charte de 1814, le catholicisme est religion de l'État, la presse s'exerce en se conformant aux lois, le roi est le chef suprême de l'État et prend les règlements nécessaires à l'exécution des lois et à la sûreté de l'État (article 14) ; il propose seul la loi (article 16).
- 3Texte officiel ou archive
La Charte constitutionnelle du 14 août 1830 (site extérieur)
Présidence de la République (elysee.fr)
Second texte de la Charte : vote des deux Chambres le 7 août, acceptation le 9 août, interdiction de la censure, abrogation des textes contraires (article 70).
- 4Texte officiel ou archive
Charte constitutionnelle de 1830, page 4 (AE/I/10/11) (site extérieur)
Archives nationales, reproduction sur Wikimedia Commons
L'original manuscrit est daté de Paris, le 14 août 1830, et précise que la Charte de 1814 a été amendée par les deux Chambres le 7 août et acceptée par Louis-Philippe le 9.
- 5Texte officiel ou archive
BnF, département des Estampes et de la photographie, reproduction sur Wikimedia Commons · publié le 1830
Lithographie de 1830 montrant la lecture publique des ordonnances au Palais-Royal le 26 juillet 1830.
- 7Institution publique ou patrimoniale
Colonne commémorative dite colonne de Juillet (PA00086253) (site extérieur)
Ministère de la Culture, plateforme POP (base Mérimée)
La colonne commémore les journées de juillet 1830 ; architectes Alavoine puis Duc ; inaugurée en juillet 1840 ; aménagements funéraires souterrains ; classée en 1995.
- 8Institution publique ou patrimoniale
Momies de la Bastille (réponse du Guichet du savoir) (site extérieur)
Bibliothèque municipale de Lyon, Guichet du savoir · publié le 12 octobre 2015
D'après Le Parisien (28 juillet 2014) et R. Jullian, cités dans la réponse : la colonne de Juillet honore les 504 morts de 1830, dont les noms y sont gravés et dont les restes ont été transférés le 28 juillet 1840 dans la nécropole aménagée sous la colonne.
- 9Synthèse encyclopédique
Journées de juillet 1830 (site extérieur)
Encyclopédie Larousse
Ordonnances signées le 25 juillet ; protestation au National ; émeute du 27 ; 12 000 soldats et 8 000 insurgés armés ; Paris aux insurgés le 29 ; lieutenance générale le 31 juillet ; abdication le 2 août.
- 10Synthèse encyclopédique
Monarchie de Juillet (site extérieur)
Encyclopédie Larousse
Révision du 7 août, proclamation du 9 août ; loi électorale du 19 avril 1831 (cens de 200 et 500 francs, 168 000 électeurs) ; lois de septembre 1835 ; révolution « escamotée » ; campagne des banquets.
- 11Synthèse encyclopédique
Louis-Philippe Ier (site extérieur)
Encyclopédie Larousse
Lieutenant général du royaume le 31 juillet, abdication de Charles X le 2 août, serment et titre de roi des Français le 9 août 1830.
- 12Synthèse encyclopédique
Encyclopédie Larousse
La Charte de 1814 est octroyée par Louis XVIII ; son article 14 permet de gouverner par ordonnances ; celle de 1830 en est une révision qui abolit la censure.
- 13Synthèse encyclopédique
Les assemblées politiques en France depuis 1789 (site extérieur)
Encyclopédie Larousse
Dissolution du 16 mai 1830 ; élections du 23 juin au 3 juillet 1830 gagnées par l'opposition libérale ; nouvelle dissolution par la deuxième ordonnance.
- 14Presse
Fabienne Manière · Hérodote.net · publié le 3 novembre 2020
Publication de cinq ordonnances au Moniteur le 26 juillet ; protestation rédigée par Thiers ; Marmont chargé de la répression ; 200 tués chez les soldats et près d'un millier chez les insurgés ; La Fayette et le duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville le 31 juillet ; retrait des ordonnances trop tardif ; exil de Charles X.
- 15Travaux de recherche
1830 dans l'histoire du XIXe siècle français (site extérieur)
Maurice Agulhon · Romantisme, n° 28-29, 1980 (Persée) · publié le 1980
Agulhon se demande si 1830 est un tournant majeur ou une péripétie et lie la périodisation à l'interprétation d'ensemble du siècle.
- 16Synthèse encyclopédique
Trois Glorieuses (site extérieur)
Wikipédia
Protestation des 44 journalistes du 26 juillet, publiée le 27 ; saisie des presses le 27 ; « guère plus de 8 000 » insurgés contre environ 12 000 soldats ; délégation de députés chez Marmont le 28 ; défections de régiments de ligne et abandon du Louvre le 29 ; ministère Mortemart accepté le 29 et ordonnances de retrait signées au matin du 30 ; 504 morts chez les insurgés et 163 chez les soldats selon le Moniteur du 4 février 1840.
- 17Synthèse encyclopédique
Ordonnances de Saint-Cloud (site extérieur)
Wikipédia
Six ordonnances dont quatre politiques, signées le 25 juillet et publiées le 26 ; contenu de chacune ; élections libérales de juin-juillet 1830.
- 18Synthèse encyclopédique
Lieutenance générale de Louis-Philippe d'Orléans (site extérieur)
Wikipédia
Ordonnance du 1er août convoquant les Chambres pour le 3 août ; lettre de Charles X remise le 2 août à l’aube (nomination pour « mettre fin aux troubles », retrait des ordonnances jugé « convenable ») ; abdication à Rambouillet le 2 août ; ouverture de la session le 3 août.
- 19Synthèse encyclopédique
Monarchie de Juillet (site extérieur)
Wikipédia
La loi du 19 avril 1831 abaisse le cens de 300 à 200 francs pour voter et de 1 000 à 500 francs pour être éligible ; le nombre d'électeurs passe de moins de 100 000 à 166 000.
- 20Synthèse encyclopédique
Colonne de Juillet (site extérieur)
Wikipédia
Inauguration le 28 juillet 1840 avec transfert des corps des combattants de 1830 dans la crypte.






































